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Prise en charge et suivi de l’enfant (rééducations, soins)

Mis à jour le

Selon le trouble, l’analyse de la gêne constatée et en référence aux âges clés développementaux, différents types de rééducations sont envisagées sur prescription médicale. Les progrès de l’enfant sont évalués en recueillant l’avis de l’ensemble des intervenants. Il est possible de mettre en place des rééducations et des soins dès le plus jeune âge.

En bref

Définition clinique

Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA) regroupent des difficultés persistantes et significatives dans l'acquisition des apprentissages scolaires, en l'absence de déficit intellectuel, sensoriel ou neurologique. Ces troubles incluent les troubles spécifiques du langage oral, du langage écrit, de la cognition mathématique, et les troubles d'organisation du geste [2].

Critères diagnostiques

Le diagnostic repose sur une évaluation pluridisciplinaire incluant des bilans orthophoniques, psychomoteurs, ergothérapiques, et neuropsychologiques. Les critères diagnostiques sont établis en fonction de l'âge de l'enfant, de la nature et de l'intensité du trouble. Par exemple, pour les troubles spécifiques du langage oral, une rééducation orthophonique est indiquée dès que possible en cas d'inintelligibilité ou d'agrammatisme, ou après 3 ans si le bilan confirme la persistance du trouble [2].

Évaluation

L'évaluation initiale comprend des bilans quantitatifs et qualitatifs des résultats obtenus lors des examens médicaux obligatoires et des évaluations normées. Ces bilans permettent de poser une première hypothèse diagnostique et d'orienter la prise en charge rééducative. Un bilan complémentaire cognitif ou attentionnel par un psychologue spécialisé en neuropsychologie peut être utile [6].

Intervention

La mise en œuvre thérapeutique se fait avec des professionnels de proximité (orthophonistes, ergothérapeutes, psychomotriciens), le plus souvent en secteur libéral. Les projets thérapeutiques sont établis à partir de l'analyse des résultats de l'évaluation, en fonction de l'âge de l'enfant, de la nature et de l'intensité du trouble. Les types de rééducations envisagées incluent l'orthophonie, l'ergothérapie, la psychomotricité, et la neuropsychologie [3].

Rééducations spécifiques

Recommandations officielles

Selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) de janvier 2018, les parcours de diagnostic et de prise en charge doivent être adaptés aux types de difficultés d’apprentissage, à leur sévérité, à leur pronostic évolutif ainsi qu’à l’environnement de l’enfant. Ces recommandations définissent une organisation sur trois niveaux en fonction de la complexité des interventions utiles [6].

Niveau 1 : Proximité

Le niveau 1 correspond au diagnostic, à la prise en charge et au suivi des troubles par le médecin traitant et le rééducateur adapté au type de trouble. Les enjeux pour ce niveau portent sur la nécessité d’une prescription éclairée des bilans, la mise en place de la prise en charge rééducative, l’accompagnement de l’enfant et de sa famille, et l’articulation entre soins et pédagogie [3].

Niveau 2 : Pluridisciplinaire

Le niveau 2, plus spécialisé, vient en complément pour les enfants dont l’évolution reste insuffisante avec la réponse de niveau 1, ou lorsque les troubles sont plus complexes. Ce niveau implique une évaluation multidisciplinaire et globale pour orienter la prise en charge rééducative et le mode d’intégration scolaire [4].

Niveau 3 : Centres de référence

Des centres de référence de niveau 3 existent au sein de centres hospitaliers universitaires, permettant des bilans multidisciplinaires pour les patients présentant les cas les plus complexes [6].

Articulation avec autres professionnels

La prise en charge des troubles spécifiques du langage et des apprentissages nécessite une coordination entre différents professionnels de santé et de l'éducation. Les échanges entre le référent de la prise en charge (médecin de l’enfant ou le rééducateur), le rééducateur, les intervenants de l’école, et la famille sont essentiels. En cas de nécessité de recours à un niveau 2, ce référent fait le lien avec le coordonnateur des soins de niveau 2 [9].

Références

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Sources mobilisées (4)