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Prise en charge et suivi de l’enfant (rééducations, soins)

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Selon le trouble, l’analyse de la gêne constatée et en référence aux âges clés développementaux, différents types de rééducations sont envisagées sur prescription médicale. Les progrès de l’enfant sont évalués en recueillant l’avis de l’ensemble des intervenants. Il est possible de mettre en place des rééducations et des soins dès le plus jeune âge.

En bref

Comprendre le profil

La prise en charge des troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA) repose sur une évaluation rigoureuse des déficiences repérées. Les professionnels de santé, médecins et infirmières, ainsi que les psychologues de l’Éducation nationale, évaluent les fonctions sensorielles, cognitives, motrices et psychologiques pour identifier les troubles à l’origine des pertes fonctionnelles [11]. Cette évaluation permet de mettre en place des rééducations adaptées dès le plus jeune âge [1].

Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages peuvent nécessiter différentes types de rééducations selon la nature et l’intensité du trouble. Par exemple, un trouble spécifique du langage oral peut être pris en charge par un orthophoniste dès que possible en cas d’inintelligibilité ou d’agrammatisme [2]. Pour les troubles spécifiques du langage écrit, la rééducation orthophonique est indiquée dès le début du CP en cas d’antécédents personnels et familiaux de troubles du langage oral [2].

Adaptations en classe

Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages nécessitent des adaptations pédagogiques à l’école. Ces adaptations peuvent inclure une lecture orale des consignes des exercices pour les enfants ayant des difficultés de compréhension de la lecture, des photocopies des cours ou la possibilité d’utiliser un ordinateur pour les enfants qui rencontrent des difficultés d’écriture [7]. La reformulation des consignes peut également aider les enfants présentant un trouble de la compréhension du langage [7].

Les adaptations pédagogiques peuvent être formalisées avec le médecin de l’Éducation nationale pour tenir compte des difficultés de l’enfant. Ces mesures peuvent se poursuivre jusqu’au brevet, voire jusqu’au bac, selon l’évolution de l’enfant [7].

Accompagnement individualisé

L’accompagnement de l’enfant et de sa famille est essentiel dans la prise en charge des troubles spécifiques du langage et des apprentissages. Un temps d’échange entre le médecin, l’enfant et sa famille autour du diagnostic permet de discuter de la gêne prédominante pour l’enfant, de l’hypothèse diagnostique émise par le médecin ou les rééducateurs consultés, des préconisations et prescriptions de rééducation et d’accompagnements, ainsi que des points à suivre [9].

Les progrès de l’enfant sont évalués en recueillant l’avis de l’ensemble des intervenants. Cette évaluation permet d’apprécier quantitativement et qualitativement l’évolution de l’enfant et d’objectiver les effets spécifiques de la rééducation sur les fonctions cognitives travaillées [8].

Travail avec la famille

La famille joue un rôle crucial dans le repérage et la prise en charge des troubles spécifiques du langage et des apprentissages. Les professionnels de la petite enfance, l’école et les professionnels de santé sont impliqués dans ce repérage et cette prise en charge [11]. La famille peut également être informée des difficultés fonctionnelles en rapport avec le ou les troubles et des possibilités d’adaptations pédagogiques [8].

Cadre réglementaire scolaire

Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages peuvent nécessiter des adaptations pédagogiques formalisées avec le médecin de l’Éducation nationale. Ces adaptations peuvent inclure des mesures telles que la lecture orale des consignes des exercices, des photocopies des cours ou la possibilité d’utiliser un ordinateur [7]. Ces mesures peuvent se poursuivre jusqu’au brevet, voire jusqu’au bac, selon l’évolution de l’enfant [7].

Ressources liées

Les ressources pour la prise en charge des enfants avec des troubles spécifiques du langage et des apprentissages incluent des professionnels de proximité tels que les orthophonistes, les ergothérapeutes et les psychomotriciens [3]. Ces professionnels peuvent être consultés en secteur libéral le plus souvent [3].

Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) jouent également un rôle important dans la prise en charge de ces enfants. Elles instruisent les demandes et notifient les droits ouverts aux familles [4]. Cependant, les ressources pour la prise en charge des enfants DYS sont encore mal connues du public, particulièrement des parents et parfois aussi des professionnels de santé non spécialistes [4].

Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs scolaires applicables.

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Sources mobilisées (4)