Juge des enfants
Mis à jour le
En tant que destinataire des signalements d’enfants en danger – par les services de police ou de gendarmerie, les services de l’ASE, les hôpitaux ou médecins, l’éducation nationale ou des citoyens – il décide de saisir ou non le juge des enfants
En bref
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Définition clinique
Le juge des enfants est un magistrat du siège spécialisé dans le traitement des affaires concernant les mineurs. Il intervient principalement dans le cadre de la protection de l'enfance en danger, conformément à l'article 375 du Code civil [KG-8]. Son rôle est crucial dans le dispositif de protection des mineurs, notamment lorsqu'il s'agit de situations de dérives sectaires ou de refus de soins médicaux essentiels [4] [8] [9].
Critères diagnostiques
Les critères diagnostiques pour saisir le juge des enfants sont définis par l'article 375 du Code civil, qui stipule que le juge peut intervenir lorsque la santé, la sécurité ou la moralité d'un mineur non émancipé sont en danger, ou si les conditions de son éducation sont gravement compromises [3] [KG-8]. Ces situations peuvent inclure des cas de maltraitance, de négligence, ou de refus de soins médicaux nécessaires, comme les vaccinations obligatoires [4] [8] [9].
Évaluation
L'évaluation de la situation d'un mineur en danger est généralement menée par les services de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) ou par des professionnels de santé. Ces évaluations peuvent inclure des examens médicaux, des bilans psychologiques, et des observations du milieu familial [1] [2] [6]. En cas de doute sur la situation de l'enfant, les professionnels de santé peuvent signaler la situation au procureur de la République, qui décidera ou non de saisir le juge des enfants [4] [8] [9].
Intervention
Le juge des enfants peut prendre diverses mesures d'assistance éducative, telles que le placement de l'enfant dans une famille d'accueil, une pouponnière, ou un établissement spécialisé [7]. Ces mesures peuvent être ordonnées soit pour maintenir l'enfant dans son milieu familial sous certaines conditions, soit pour le retirer de ce milieu si les conditions de son éducation sont gravement compromises [7]. Les pouponnières, par exemple, peuvent accueillir des enfants de moins de trois ans qui ne peuvent pas rester au sein de leur famille ou bénéficier d'un placement familial surveillé [10].
Recommandations officielles
Les recommandations officielles concernant l'intervention du juge des enfants sont principalement issues du Code civil et du Code de l'action sociale et des familles. Par exemple, l'article 375 du Code civil prévoit que le juge des enfants peut être saisi par divers acteurs, y compris les parents, les services de l'ASE, ou le ministère public [1] [KG-8]. De plus, le Conseil national de l'Ordre des médecins recommande aux professionnels de santé de signaler les situations de refus de soins médicaux essentiels au procureur de la République, qui pourra saisir le juge des enfants si nécessaire [4] [5].
Articulation avec autres professionnels
Le juge des enfants travaille en collaboration avec divers professionnels, notamment les services de l'ASE, les professionnels de santé, et les éducateurs [KG-2]. Les psychologues, par exemple, peuvent réaliser des évaluations psychologiques pour aider à déterminer les mesures les plus appropriées pour l'enfant [KG-10]. Les services de l'ASE peuvent également être chargés de l'application des mesures judiciaires décidées par le juge des enfants [3].
Références
- [KG-1] MIVILUDES — Guide « La protection des mineurs contre les dérives sectaires » (2010)
- [KG-2] Aide sociale à l’enfance (ASE)
- [KG-3] Procureur de la République (parquet)
- [KG-4] Dérive thérapeutique et emprise
- [KG-5] Conseil départemental
- [KG-6] Juge aux affaires familiales
- [KG-7] Code de l’action sociale et des familles
- [KG-8] Article 375 du Code civil (enfant en danger, assistance éducative)
- [KG-9] MIVILUDES — Guide « Santé et dérives sectaires » (2012, version expurgée mars 2018)
- [KG-10] Psychologue
- [KG-11] Code de la santé publique
- [KG-12] Loi n° 2007-293 du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance
Sources mobilisées (5)
- [1] HAS TCAF 2013 — HAS (2013) 📄 (1 extrait)
- [2] MIVILUDES Protection des mineurs — MIVILUDES (2010) 📄 (4 extraits)
- [3] MIVILUDES Santé et dérives sectaires — MIVILUDES (2012) 📄 (4 extraits)
- [4] AgirTot — Handicap Agir Tôt (2018) 📄 (1 extrait)
- [5] Handéo — Repérer les jeunes aidants (2021) — Handéo (2021) 📄 (1 extrait)