Juge des enfants
Mis à jour le
En tant que destinataire des signalements d’enfants en danger – par les services de police ou de gendarmerie, les services de l’ASE, les hôpitaux ou médecins, l’éducation nationale ou des citoyens – il décide de saisir ou non le juge des enfants
En bref
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Cadre clinique
Le juge des enfants intervient dans le cadre de l'assistance éducative lorsque la santé, la sécurité ou la moralité d'un mineur non émancipé sont en danger, ou si les conditions de son éducation sont gravement compromises [3]. Cette intervention peut être déclenchée par divers acteurs, notamment les services de police ou de gendarmerie, les services de l'Aide sociale à l'enfance (ASE), les hôpitaux ou médecins, l'éducation nationale, ou des citoyens [2]. Le juge des enfants peut être saisi par les parents, la personne ou le service à qui l’enfant a été confié, le tuteur légal, le ministère public, le mineur lui-même, ou se saisir d’office à titre exceptionnel [1].
Repères épidémiologiques
Les sources disponibles ne précisent pas les chiffres épidémiologiques relatifs aux interventions du juge des enfants.
Diagnostic et évaluation
Le juge des enfants évalue la situation du mineur en danger pour déterminer les mesures appropriées. Cette évaluation peut inclure une analyse des conditions de vie de l’enfant, de son développement physique, psychomoteur et affectif, ainsi que des pratiques éducatives des parents [4]. En cas de refus de soins ou de vaccination par les parents, le juge des enfants peut être saisi pour prendre une mesure d’assistance éducative si la santé, la sécurité ou la moralité du mineur est en danger [4] [8] [9].
Interventions recommandées
Les mesures ordonnées par le juge des enfants dépendent de la décision de maintenir ou non le mineur dans son milieu familial. En cas de maintien au domicile, le juge peut désigner une personne qualifiée ou un service d’observation, d’éducation ou de rééducation en milieu ouvert pour apporter aide et conseil à la famille [7]. Le juge peut également subordonner le maintien de l’enfant dans son milieu à des obligations particulières, telles que la fréquentation régulière d’un établissement sanitaire ou d’éducation [7].
Dans le cas d’un retrait de l’enfant de son milieu familial, le juge peut décider de le confier à un membre de la famille, à un tiers digne de confiance, à un service départemental de l’ASE, ou à un service ou établissement habilité pour l’accueil de mineurs [7]. Les pouponnières, par exemple, peuvent accueillir des enfants de moins de trois ans dont les parents ne peuvent pas se charger de leur santé et de leur développement [10].
Cadre légal et droits
Le juge des enfants agit dans le cadre de l’article 375 du Code civil, qui prévoit des mesures d’assistance éducative pour les mineurs en danger [3]. Le procureur de la République, en tant que destinataire des signalements d’enfants en danger, décide de saisir ou non le juge des enfants [2]. Les mesures prises par le juge des enfants ne peuvent faire obstacle aux décisions du juge aux affaires familiales concernant l’autorité parentale en cas de conflit [7].
En cas de refus de soins ou de vaccination par les parents, le professionnel de santé peut aviser le procureur de la République, qui saisira au besoin le juge des enfants pour prendre une mesure d’assistance éducative [4] [8] [9]. Le juge des enfants peut également être saisi dans le cadre de la loi n° 2007-293 du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance [KG-12].
Sources mobilisées (5)
- [1] HAS TCAF 2013 — HAS (2013) 📄 (1 extrait)
- [2] MIVILUDES Protection des mineurs — MIVILUDES (2010) 📄 (4 extraits)
- [3] MIVILUDES Santé et dérives sectaires — MIVILUDES (2012) 📄 (4 extraits)
- [4] AgirTot — Handicap Agir Tôt (2018) 📄 (1 extrait)
- [5] Handéo — Repérer les jeunes aidants (2021) — Handéo (2021) 📄 (1 extrait)