Serenaid

IDA

Institut pour Déficients Auditifs

⚠ Mode extraits bruts. La synthèse rédigée n'a pas pu être validée pour cette entité (validation failed (score 0.78 < 0.85): Couverture citations insuffisante (11% des phrases factuelles citées). Ex non cité : « L'Institut pour Déficients Auditifs (IDA) est une organisation qui accompagne les personnes confront... »). Les passages des sources sont affichés tels quels.

IDA

En bref

Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie – Bilan des données scientifiques prononçable (ex : « thrd ») qu’un pseudo-mot prononçable (ex : « hogh »). des orientations claires visant à la disparition d’un illettrisme qui est un facteur supplémentaire d’exclusion pour cette population. Apprentissage du langage écrit chez les sourds tique et invitent à vérifier systématiquement ces capacités chez les enfants ANALYSE entendants présentant un trouble de l’apprentissage.

INSERM Dys 2007 — INSERM (2007)

Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie – Bilan des données scientifiques

   prononçable (ex : « thrd ») qu’un pseudo-mot prononçable (ex : « hogh »).
   Ceci suggère que tous les sujets, y compris les sujets sourds, utilisent une
   conversion graphie-phonie pour décider de la lexicalité des items. Des résul-
   tats existent d’ailleurs qui montrent chez des sourds, une tendance à régu-
   lariser la prononciation des mots dont l’écriture est irrégulière (Dodd et
   Hermelin, 1977).
   Différentes unités phonologiques semblent ainsi utilisées par les sourds dans
   ces tâches de traitements de l’orthographe. Transler et coll. (1999) sou-
   mettent des lecteurs débutants sourds et entendants à une tâche de copie de
   mots et pseudo-mots trisyllabiques dont la longueur oblige les sujets à se
   référer plusieurs fois au modèle pour réaliser la copie. L’analyse porte sur les
   caractéristiques du premier segment copié avant une seconde prise d’infor-
   mations sur le modèle. Dans 53 % des cas chez les entendants et dans 52 %
   des cas chez les sourds, ce premier segment est constitué d’une ou de deux
   syllabes complètes sans adjonction d’autres lettres. Compte tenu des ca-
   ractéristiques des items à copier, ce type de segmentation ne pouvait être
   opéré par hasard qu’à un taux de 27,4 %. La syllabe semble donc une unité
   utilisée par les sujets sourds, comme par les sujets entendants, pour mainte-
   nir une information orthographique en mémoire à court terme.
   D’autres données suggèrent que des unités plus fines sont utilisées, même par
   les sourds, dans les toutes premières étapes du traitement des mots écrits.
   Paire-Ficout (1998) utilise le paradigme « d’amorçage sémantique médiatisé
   par la phonologie ». Le principe de l’amorçage sémantique est simple.
   Il s’agit, dans une tâche de décision lexicale, de faire précéder l’item sur
   lequel doit porter la décision, d’un autre item qui lui est ou non sémantique-
   ment relié. Il a ainsi été montré que « océan » est plus rapidement reconnu
   comme étant un mot s’il est précédé (amorcé) par le mot « mer » que s’il est
   précédé par un mot qui ne lui est pas sémantiquement relié. Dans l’amorçage
   sémantique médiatisé par la phonologie, on amorce le mot « océan », par
   exemple par le mot « maire », qui est un homophone du voisin sémantique
   « mer ». Chez l’entendant, il est établi qu’un tel amorçage accélère égale-
   ment la décision lexicale, ce qui étaye l’hypothèse d’une intervention des
   traitements phonologiques dans l’identification des mots. Paire-Ficout met
   en évidence ce même effet chez les sujets sourds. La seule différence entre
   sourds et entendants dans cette tâche est la durée nécessaire entre le début
   de la présentation de l’amorce et la présentation de l’item cible. Pour que la
   facilitation se produise, les sourds ont besoin de 150 ms là où les entendants
   n’ont besoin que de 100 ms. Ces résultats demandent bien sûr à être con-
   firmés par d’autres études, il n’en reste pas moins qu’ils constituent un élé-
   ment important en faveur de l’hypothèse de l’utilisation de la phonologie
   par le lecteur sourd.
   Contrairement aux études qui viennent d’être évoquées, d’autres études,
   généralement plus anciennes, distinguent sujets entendants et sujets sourds,

138 précisément sur le fait que les seconds, contrairement aux premiers, ne — p.156

des orientations claires visant à la disparition d’un illettrisme qui est un facteur supplémentaire d’exclusion pour cette population.

BIBLIOGRAPHIE

ALEGRIA J. Lecture, phonologie et surdité. In : Les entretiens Nathan : lecture et écriture. BENTOLILA A (ed). Actes II, Nathan, Paris, 1992 : 75-100 ALEGRIA J, CHARLIER B, MATTYS S. Phonological processing of lipread and Cued- Speech information in the deaf. European Journal of Cognitive Psychology 1999, 11 : 451-472 ALEGRIA J, LEYBAERT J. Le langage par les yeux chez l’enfant sourd : lecture labiale et Langage Parlé Complété. In : L’acquisition du langage par l’enfant sourd : les signes, l’oral et l’écrit. TRANSLER C, LEYBAERT J, GOMBERT JE (eds). Solal, Marseille, 2005 : 213-252 BELLUGI U, O’GRADY L, LILLO-MARTIN D, O’GRADY M, VAN HOEK K, CORINA D. Enhancement of spatial recognition in deaf children. In: From gesture to language in hearing and deaf children. VOLTERRA V, ERTING C (eds). Springer-Verlag, New York, 1990 : 278-298 BURDEN V, CAMPBELL R. The development of word-coding skills in the born deaf: an experimental study of deaf school-leavers. British Journal of Developmental Psychology 1994, 12 : 331-349 CAMPBELL R. The cerebral lateralization of lip-reading. In: Hearing by eye: the psy- chology of lip-reading. DODD B, CAMPBELL R (eds). Lawrence Erlbaum, Hillsdale, NJ, 1987 : 243-255 CAMPBELL R, WRIGHT H. Deafness, spelling and rhyme: how spelling supports writ- ten word and picture rhyming skills in deaf subjects. Quarterly Journal of Experimental Psychology 1988, 40A : 771-788 CAMPBELL R, WRIGHT H. Immediate memory in the orally trained deaf: effects of “lipreadability” in the recall of written syllables. British Journal of Psychology 1989, 80 : 299-312 CAMPBELL R, WRIGHT H. Deafness and immediate memory for pictures: Dissociations between “Inner Speech” and the “Inner Ear”. Journal of Experimental Child Psychology 1990, 50 : 259-286 CONRAD R. Short-term memory processes in deaf. British Journal of Psychology 1970, 31 : 179-195 CONRAD R. The deaf school child. Harper & Row, London, 1979 — p.163

Apprentissage du langage écrit chez les sourds

tique et invitent à vérifier systématiquement ces capacités chez les enfants

                                                                                               ANALYSE

entendants présentant un trouble de l’apprentissage. Ensuite, elles imposent, en collaboration avec les associations concernées, que les méthodes d’appren- tissage utilisées pour les enfants sourds soient évaluées afin que soient prises des orientations claires visant à la disparition d’un illettrisme qui est un facteur supplémentaire d’exclusion pour cette population.

BIBLIOGRAPHIE — p.163

itifs chez une grande proportion de futurs dys- lexiques au cours de la première année de vie (au moment de l’acquisition phonologique).

                                                                       Dysfonctionnement
                                                                          du système
                                                                            auditif

                                                                           Déficit du
                                                                          traitement
                                                    Déficit de
                                                                        auditif temporel
                                                   perception
                                Déficit            de la parole
          Faibles
                             phonologique
     correspondances
    graphème-phonème

                                                      Faible                 Faible
                                                  discrimination         discrimination
                              Symptômes            de phonèmes           de fréquences
        Difficultés          phonologiques
       apprentissage
         de lecture

520 Figure 20.3 : Théorie du traitement auditif temporel — p.538

src-dgs-sfp-langage-collection-01-ortoph-anaes-2001-2 — DGS-SFP (2007)

u langage, surdité et otites à répétition...........................................................................................................47

                               ANAES / Service recommandations et références professionnelles / mai 2001
                                                               - 8- — _p.8_

anière non limitative, des substitutions d’un phonème par un autre, ou des omissions de certains phonèmes, comme ceux en position finale).

1 Les troubles envahissants du développement (DSM-IV) (2) se caractérisent par des déficits sévères et une altération envahissante de plusieurs secteurs du développement - capacités d’interactions sociales réciproques, capacités de communication - ou par la présence de comportements, d’intérêts et d’activités stéréotypés. Ils comprennent le trouble autistique, le syndrome de Rett, le trouble désintégratif de l’enfance, le syndrome d’Asperger et le trouble envahissant du développement non spécifié. Les troubles de la communication dans le trouble autistique peuvent être : (i) un retard ou une absence totale de développement du langage parlé, sans tentative de compensation par ’autres modes de communication ; (ii) l’incapacité marquée à engager ou à soutenir une conversation ; (iii) l’usage stéréotypé et répétitif du langage ou un langage idiosyncrasique ; (iv) une absence de jeu de « faire semblant ».

                   ANAES / Service recommandations et références professionnelles / mai 2001
                                                  - 24 - — _p.24_

src-dgs-sfp-langage-collection-langes-actes-dgs — DGS-SFP (2007)

ser un traitement plus adéquat dans l’avenir ; ceci a été bien exposé dans l’expertise collective de l’INSERM portant sur cette thématique.

       Sous l’impulsion des parents, des milieux associatifs et bien sûr des institutionnels - comme l’a dit Monsieur
       Houssin - des propositions de plans et de programmes, (en particulier depuis le plan interministériel Santé
       Education nationale de 2001), ont vu le jour et notamment, l’activation des centres de référence des troubles
       des apprentissages, que vous connaissez tous et qui reposent sur un certain nombre de rapports extrêmement
       intéressants, en particulier, le rapport de Louis Vallée – si on ne cite que celui-là – mais il faudrait tout de
       même citer aussi les travaux de la PMI, de l’Éducation nationale et d’un certain nombre de groupes
       interdisciplinaires, s’ajoutant à l’expertise collective de l’INSERM et enfin aux travaux des orthophonistes.

       Des outils de formation ont été proposés à côté des documents d’information de l’INPES ; il convient de citer
       ceux du groupe de Catherine Billard, véritable bible couvrant tous les aspects qui doivent être connus, certes
       à des degrés divers, par les professionnels de santé concernés.

                                                                                                                              6 — _p.7_

le télécharger sur le site de l’INPES. Une réédition actualisée est en cours d’élaboration et sera disponible d’ici la fin de l’année 2009.

       L’INPES finalise la rédaction d’un guide ressource à destination des familles. Son objectif est de donner des
       points de repère pour accompagner les parents en ce qui concerne la prise en charge et la scolarité de leur
       enfant. Aussi, il précisera les notions de repérage, dépistage, et diagnostic. Il décrira succinctement qui sont
       les professionnels qui peuvent être rencontrés, ainsi que les structures dans lesquelles ils exercent. Il
       présentera également les parcours possibles de scolarisation. Cette brochure : « Troubles "dys" : ressources
       pour le projet d'accompagnement et la scolarisation », sera diffusée à la rentrée scolaire 2009/2010. Il sera
       possible de la commander directement auprès de l’INPES ou de la télécharger.

       1
         http://www.inpes.sante.fr/
       2
         revue Santé de l’Homme n°381, janvier-février 2006
       3
         « L’évolution du langage chez l’enfant : de la difficulté au trouble », Marc Delahaie, INPES, 2004, 100p.

27 — p.28

Allo Ortho 10-18 ans — expert (2025)

uchotée à 30/35dB, la voix criée peut atteindre 90dB. 15

En fonction des réponses données par le patient, l’ORL va effectuer des ronds rouges pour les réponses données avec l’oreille droite et des croix bleues pour les réponses données avec l’oreille gauche. Par exemple, à l’oreille droite, selon le rond rouge dessiné, ce patient a perçu le son à 1000Hz dès 30dB (flèche verte). À l’oreille gauche, selon la croix bleue tracée, à 4000Hz ce patient a entendu le son à 45dB (flèche rose).

                                    Graphique de www.polycliniquedeloreille.com



 Une fois tous les ronds et les croix dessinés, nous savons quels sons le patient peut
 entendre et ceux qu’il ne peut pas entendre. Une audition normale permettra de
 percevoir tous les sons des différentes fréquences testées entre 0 et 20dB.

 On peut alors déterminer si c’est une surdité légère (seuils de détection entre
 20 et 39dB), une surdité moyenne (40-69dB), une surdité sévère (70-89dB), une
 surdité profonde (90-119DB) ou une cophose (supérieurs à 120dB).




     Graphique de www.barbieraudition.com                              Graphique de tompousse.fr

16 — p.16

os : À retenir : Faire découvrir la musique est une excellente idée mais avec les protections adaptées.

20

LE TROUBLE DU TRAITEMENT AUDITIF

Nous avons l’impression que notre ado n’entend pas bien. Nous sommes allés en consultation chez l’Oto Rhino Laryngologiste (ORL). Il dit que l’audiogramme est bon et qu’il n’est pas sourd.

Pourtant, au quotidien, notre ado est gêné pour entendre quand les conditions d’écoute ne sont pas optimales. Nous devons sans cesse répéter les messages.

Les difficultés au quotidien sont : • Comprendre la parole dans un environnement bruyant • Comprendre 2 messages auditifs en même temps, conversations à plusieurs, s’isole car difficile de suivre les conversations • Faire la différence entre deux mots ou deux sons proches • Mémoriser des messages verbaux (mémoriser les chansons, les tables de multiplication...) • Être attentif auditivement • Apprendre les langues étrangères et la musique • Suivre des consignes orales complexes • Comprendre l’humour et l’ironie (changement de prosodie) • Suivre le rythme d’une chanson • Rester attentif : ils se fatiguent plus vite • Difficultés à se faire des amis, conflits plus fréquents...

Anciennement appelé surdité centrale, le TTA correspond à un mauvais traitement de l’information auditive au niveau des voies auditives centrales alors que l’audition périphérique est bonne chez ces enfants. L’audition centrale évolue et progresse jusqu’à l’adolescence. L’ORL, qui suit la famille, adresse en centre référent ou au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) pour effectuer un bilan pluridisciplinaire.

  • d’infos : À retenir : Les enfants qui ont un TTA évoluent positivement grâce à la maturation du système nerveux central. Ils sont bien aidés par les soins préconisés par l’ORL. L’orthophoniste en libéral sera un partenaire essentiel. Les soins sont intensifs mais de courte durée. 21 — p.21

Allo Ortho 6-10 ans — expert (2025)

un orthophoniste s’ils ont un trouble auditif.

                                                                                    21

LE TROUBLE DU TRAITEMENT AUDITIF

 Nous avons l’impression que notre enfant n’entend pas bien. Nous sommes allés
 en consultation chez l’Oto Rhino Laryngologiste (ORL). Il dit que l’audiogramme
 est bon et que notre enfant n’est pas sourd.

 Pourtant, au quotidien, notre enfant est gêné pour entendre quand les conditions
 d’écoute ne sont pas optimales. Nous devons sans cesse répéter les messages.

   Les difficultés au quotidien de l’enfant sont :
    • Comprendre la parole dans un environnement bruyant;
    • Comprendre 2 messages auditifs en même temps, conversations à
      plusieurs, s’isole car difficile de suivre les conversations;
    • Faire la différence entre deux mots ou deux sons proches;
    • Mémoriser des messages verbaux (mémoriser les comptines, les tables
      de multiplication, les poésies);
    • Être attentif auditivement;
    • Apprendre les langues étrangères et la musique;
    • Suivre des consignes orales complexes;
    • Comprendre l’humour et l’ironie (changement de prosodie);
    • Suivre le rythme d’une chanson;
    • Rester attentif : ils se fatiguent plus vite;
    • Difficultés à se faire des amis, conflits plus fréquents...


 Anciennement appelé surdité centrale, le TTA correspond à un mauvais
 traitement de l’information auditive au niveau des voies auditives centrales alors
 que l’audition périphérique est bonne chez ses enfants. L’audition centrale évolue
 et progresse jusqu’à l’adolescence. L’ORL, qui suit la famille, adresse en centre
 référent ou au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) pour effectuer un bilan
 pluridisciplinaire.

 + d’infos :   À retenir :
               Les enfants qui ont un TTA évoluent positivement grâce à la
               maturation du système nerveux central. Ils sont bien aidés par
               les soins préconisés par l’ORL. L’orthophoniste en libéral sera un
               partenaire essentiel. Les soins sont intensifs mais de courte durée.

22 — p.22

s préconisés par l’ORL. L’orthophoniste en libéral sera un partenaire essentiel. Les soins sont intensifs mais de courte durée.

22

J’EMMÈNE MON ENFANT DANS UN FESTIVAL DE MUSIQUE, Y A T-IL DES PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES À PRENDRE ? Les oreilles des enfants sont particulièrement fragiles pour des raisons anatomiques : comme les conduits auditifs sont plus petits, le son qui arrive au tympan est plus fort, plus amplifié.

Pour protéger l’audition de votre enfant : • Il doit porter des protections pour les oreilles : casque anti-bruit • Mettez lui les protections dès le début du concert • Laissez-lui tout au long du concert • Tenez vous loin des hauts parleurs • Faites lui faire des pauses auditives régulières : restez au calme dans un endroit moins bruyant

                      Photo par Liudmila Chernetska sur Unsplash
  • d’infos : À retenir : Faire découvrir la musique aux enfants est une excellente idée mais mieux vaut privilégier les concerts destinés aux enfants, dont la durée et le volume sonore sont adaptés. 23 — p.23
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Sources mobilisées (5)