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Institut pour Déficients Auditifs
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En bref
Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie – Bilan des données scientifiques prononçable (ex : « thrd ») qu’un pseudo-mot prononçable (ex : « hogh »). des orientations claires visant à la disparition d’un illettrisme qui est un facteur supplémentaire d’exclusion pour cette population. Apprentissage du langage écrit chez les sourds tique et invitent à vérifier systématiquement ces capacités chez les enfants ANALYSE entendants présentant un trouble de l’apprentissage.
INSERM Dys 2007 — INSERM (2007)
Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie – Bilan des données scientifiques
prononçable (ex : « thrd ») qu’un pseudo-mot prononçable (ex : « hogh »). Ceci suggère que tous les sujets, y compris les sujets sourds, utilisent une conversion graphie-phonie pour décider de la lexicalité des items. Des résul- tats existent d’ailleurs qui montrent chez des sourds, une tendance à régu- lariser la prononciation des mots dont l’écriture est irrégulière (Dodd et Hermelin, 1977). Différentes unités phonologiques semblent ainsi utilisées par les sourds dans ces tâches de traitements de l’orthographe. Transler et coll. (1999) sou- mettent des lecteurs débutants sourds et entendants à une tâche de copie de mots et pseudo-mots trisyllabiques dont la longueur oblige les sujets à se référer plusieurs fois au modèle pour réaliser la copie. L’analyse porte sur les caractéristiques du premier segment copié avant une seconde prise d’infor- mations sur le modèle. Dans 53 % des cas chez les entendants et dans 52 % des cas chez les sourds, ce premier segment est constitué d’une ou de deux syllabes complètes sans adjonction d’autres lettres. Compte tenu des ca- ractéristiques des items à copier, ce type de segmentation ne pouvait être opéré par hasard qu’à un taux de 27,4 %. La syllabe semble donc une unité utilisée par les sujets sourds, comme par les sujets entendants, pour mainte- nir une information orthographique en mémoire à court terme. D’autres données suggèrent que des unités plus fines sont utilisées, même par les sourds, dans les toutes premières étapes du traitement des mots écrits. Paire-Ficout (1998) utilise le paradigme « d’amorçage sémantique médiatisé par la phonologie ». Le principe de l’amorçage sémantique est simple. Il s’agit, dans une tâche de décision lexicale, de faire précéder l’item sur lequel doit porter la décision, d’un autre item qui lui est ou non sémantique- ment relié. Il a ainsi été montré que « océan » est plus rapidement reconnu comme étant un mot s’il est précédé (amorcé) par le mot « mer » que s’il est précédé par un mot qui ne lui est pas sémantiquement relié. Dans l’amorçage sémantique médiatisé par la phonologie, on amorce le mot « océan », par exemple par le mot « maire », qui est un homophone du voisin sémantique « mer ». Chez l’entendant, il est établi qu’un tel amorçage accélère égale- ment la décision lexicale, ce qui étaye l’hypothèse d’une intervention des traitements phonologiques dans l’identification des mots. Paire-Ficout met en évidence ce même effet chez les sujets sourds. La seule différence entre sourds et entendants dans cette tâche est la durée nécessaire entre le début de la présentation de l’amorce et la présentation de l’item cible. Pour que la facilitation se produise, les sourds ont besoin de 150 ms là où les entendants n’ont besoin que de 100 ms. Ces résultats demandent bien sûr à être con- firmés par d’autres études, il n’en reste pas moins qu’ils constituent un élé- ment important en faveur de l’hypothèse de l’utilisation de la phonologie par le lecteur sourd. Contrairement aux études qui viennent d’être évoquées, d’autres études, généralement plus anciennes, distinguent sujets entendants et sujets sourds,138 précisément sur le fait que les seconds, contrairement aux premiers, ne — p.156
des orientations claires visant à la disparition d’un illettrisme qui est un facteur supplémentaire d’exclusion pour cette population.
BIBLIOGRAPHIE
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Apprentissage du langage écrit chez les sourds
tique et invitent à vérifier systématiquement ces capacités chez les enfants
ANALYSEentendants présentant un trouble de l’apprentissage. Ensuite, elles imposent, en collaboration avec les associations concernées, que les méthodes d’appren- tissage utilisées pour les enfants sourds soient évaluées afin que soient prises des orientations claires visant à la disparition d’un illettrisme qui est un facteur supplémentaire d’exclusion pour cette population.
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itifs chez une grande proportion de futurs dys- lexiques au cours de la première année de vie (au moment de l’acquisition phonologique).
Dysfonctionnement du système auditif Déficit du traitement Déficit de auditif temporel perception Déficit de la parole Faibles phonologique correspondances graphème-phonème Faible Faible discrimination discrimination Symptômes de phonèmes de fréquences Difficultés phonologiques apprentissage de lecture520 Figure 20.3 : Théorie du traitement auditif temporel — p.538
src-dgs-sfp-langage-collection-01-ortoph-anaes-2001-2 — DGS-SFP (2007)
u langage, surdité et otites à répétition...........................................................................................................47
ANAES / Service recommandations et références professionnelles / mai 2001 - 8- — _p.8_
anière non limitative, des substitutions d’un phonème par un autre, ou des omissions de certains phonèmes, comme ceux en position finale).
1 Les troubles envahissants du développement (DSM-IV) (2) se caractérisent par des déficits sévères et une altération envahissante de plusieurs secteurs du développement - capacités d’interactions sociales réciproques, capacités de communication - ou par la présence de comportements, d’intérêts et d’activités stéréotypés. Ils comprennent le trouble autistique, le syndrome de Rett, le trouble désintégratif de l’enfance, le syndrome d’Asperger et le trouble envahissant du développement non spécifié. Les troubles de la communication dans le trouble autistique peuvent être : (i) un retard ou une absence totale de développement du langage parlé, sans tentative de compensation par ’autres modes de communication ; (ii) l’incapacité marquée à engager ou à soutenir une conversation ; (iii) l’usage stéréotypé et répétitif du langage ou un langage idiosyncrasique ; (iv) une absence de jeu de « faire semblant ».
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ser un traitement plus adéquat dans l’avenir ; ceci a été bien exposé dans l’expertise collective de l’INSERM portant sur cette thématique.
Sous l’impulsion des parents, des milieux associatifs et bien sûr des institutionnels - comme l’a dit Monsieur Houssin - des propositions de plans et de programmes, (en particulier depuis le plan interministériel Santé Education nationale de 2001), ont vu le jour et notamment, l’activation des centres de référence des troubles des apprentissages, que vous connaissez tous et qui reposent sur un certain nombre de rapports extrêmement intéressants, en particulier, le rapport de Louis Vallée – si on ne cite que celui-là – mais il faudrait tout de même citer aussi les travaux de la PMI, de l’Éducation nationale et d’un certain nombre de groupes interdisciplinaires, s’ajoutant à l’expertise collective de l’INSERM et enfin aux travaux des orthophonistes. Des outils de formation ont été proposés à côté des documents d’information de l’INPES ; il convient de citer ceux du groupe de Catherine Billard, véritable bible couvrant tous les aspects qui doivent être connus, certes à des degrés divers, par les professionnels de santé concernés. 6 — _p.7_
le télécharger sur le site de l’INPES. Une réédition actualisée est en cours d’élaboration et sera disponible d’ici la fin de l’année 2009.
L’INPES finalise la rédaction d’un guide ressource à destination des familles. Son objectif est de donner des points de repère pour accompagner les parents en ce qui concerne la prise en charge et la scolarité de leur enfant. Aussi, il précisera les notions de repérage, dépistage, et diagnostic. Il décrira succinctement qui sont les professionnels qui peuvent être rencontrés, ainsi que les structures dans lesquelles ils exercent. Il présentera également les parcours possibles de scolarisation. Cette brochure : « Troubles "dys" : ressources pour le projet d'accompagnement et la scolarisation », sera diffusée à la rentrée scolaire 2009/2010. Il sera possible de la commander directement auprès de l’INPES ou de la télécharger. 1 http://www.inpes.sante.fr/ 2 revue Santé de l’Homme n°381, janvier-février 2006 3 « L’évolution du langage chez l’enfant : de la difficulté au trouble », Marc Delahaie, INPES, 2004, 100p.27 — p.28
Allo Ortho 10-18 ans — expert (2025)
uchotée à 30/35dB, la voix criée peut atteindre 90dB. 15
En fonction des réponses données par le patient, l’ORL va effectuer des ronds rouges pour les réponses données avec l’oreille droite et des croix bleues pour les réponses données avec l’oreille gauche. Par exemple, à l’oreille droite, selon le rond rouge dessiné, ce patient a perçu le son à 1000Hz dès 30dB (flèche verte). À l’oreille gauche, selon la croix bleue tracée, à 4000Hz ce patient a entendu le son à 45dB (flèche rose).
Graphique de www.polycliniquedeloreille.com Une fois tous les ronds et les croix dessinés, nous savons quels sons le patient peut entendre et ceux qu’il ne peut pas entendre. Une audition normale permettra de percevoir tous les sons des différentes fréquences testées entre 0 et 20dB. On peut alors déterminer si c’est une surdité légère (seuils de détection entre 20 et 39dB), une surdité moyenne (40-69dB), une surdité sévère (70-89dB), une surdité profonde (90-119DB) ou une cophose (supérieurs à 120dB). Graphique de www.barbieraudition.com Graphique de tompousse.fr16 — p.16
os : À retenir : Faire découvrir la musique est une excellente idée mais avec les protections adaptées.
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LE TROUBLE DU TRAITEMENT AUDITIF
Nous avons l’impression que notre ado n’entend pas bien. Nous sommes allés en consultation chez l’Oto Rhino Laryngologiste (ORL). Il dit que l’audiogramme est bon et qu’il n’est pas sourd.
Pourtant, au quotidien, notre ado est gêné pour entendre quand les conditions d’écoute ne sont pas optimales. Nous devons sans cesse répéter les messages.
Les difficultés au quotidien sont : • Comprendre la parole dans un environnement bruyant • Comprendre 2 messages auditifs en même temps, conversations à plusieurs, s’isole car difficile de suivre les conversations • Faire la différence entre deux mots ou deux sons proches • Mémoriser des messages verbaux (mémoriser les chansons, les tables de multiplication...) • Être attentif auditivement • Apprendre les langues étrangères et la musique • Suivre des consignes orales complexes • Comprendre l’humour et l’ironie (changement de prosodie) • Suivre le rythme d’une chanson • Rester attentif : ils se fatiguent plus vite • Difficultés à se faire des amis, conflits plus fréquents...
Anciennement appelé surdité centrale, le TTA correspond à un mauvais traitement de l’information auditive au niveau des voies auditives centrales alors que l’audition périphérique est bonne chez ces enfants. L’audition centrale évolue et progresse jusqu’à l’adolescence. L’ORL, qui suit la famille, adresse en centre référent ou au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) pour effectuer un bilan pluridisciplinaire.
- d’infos : À retenir : Les enfants qui ont un TTA évoluent positivement grâce à la maturation du système nerveux central. Ils sont bien aidés par les soins préconisés par l’ORL. L’orthophoniste en libéral sera un partenaire essentiel. Les soins sont intensifs mais de courte durée. 21 — p.21
Allo Ortho 6-10 ans — expert (2025)
un orthophoniste s’ils ont un trouble auditif.
21LE TROUBLE DU TRAITEMENT AUDITIF
Nous avons l’impression que notre enfant n’entend pas bien. Nous sommes allés en consultation chez l’Oto Rhino Laryngologiste (ORL). Il dit que l’audiogramme est bon et que notre enfant n’est pas sourd. Pourtant, au quotidien, notre enfant est gêné pour entendre quand les conditions d’écoute ne sont pas optimales. Nous devons sans cesse répéter les messages. Les difficultés au quotidien de l’enfant sont : • Comprendre la parole dans un environnement bruyant; • Comprendre 2 messages auditifs en même temps, conversations à plusieurs, s’isole car difficile de suivre les conversations; • Faire la différence entre deux mots ou deux sons proches; • Mémoriser des messages verbaux (mémoriser les comptines, les tables de multiplication, les poésies); • Être attentif auditivement; • Apprendre les langues étrangères et la musique; • Suivre des consignes orales complexes; • Comprendre l’humour et l’ironie (changement de prosodie); • Suivre le rythme d’une chanson; • Rester attentif : ils se fatiguent plus vite; • Difficultés à se faire des amis, conflits plus fréquents... Anciennement appelé surdité centrale, le TTA correspond à un mauvais traitement de l’information auditive au niveau des voies auditives centrales alors que l’audition périphérique est bonne chez ses enfants. L’audition centrale évolue et progresse jusqu’à l’adolescence. L’ORL, qui suit la famille, adresse en centre référent ou au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) pour effectuer un bilan pluridisciplinaire. + d’infos : À retenir : Les enfants qui ont un TTA évoluent positivement grâce à la maturation du système nerveux central. Ils sont bien aidés par les soins préconisés par l’ORL. L’orthophoniste en libéral sera un partenaire essentiel. Les soins sont intensifs mais de courte durée.22 — p.22
s préconisés par l’ORL. L’orthophoniste en libéral sera un partenaire essentiel. Les soins sont intensifs mais de courte durée.
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J’EMMÈNE MON ENFANT DANS UN FESTIVAL DE MUSIQUE, Y A T-IL DES PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES À PRENDRE ? Les oreilles des enfants sont particulièrement fragiles pour des raisons anatomiques : comme les conduits auditifs sont plus petits, le son qui arrive au tympan est plus fort, plus amplifié.
Pour protéger l’audition de votre enfant : • Il doit porter des protections pour les oreilles : casque anti-bruit • Mettez lui les protections dès le début du concert • Laissez-lui tout au long du concert • Tenez vous loin des hauts parleurs • Faites lui faire des pauses auditives régulières : restez au calme dans un endroit moins bruyant
Photo par Liudmila Chernetska sur Unsplash
- d’infos : À retenir : Faire découvrir la musique aux enfants est une excellente idée mais mieux vaut privilégier les concerts destinés aux enfants, dont la durée et le volume sonore sont adaptés. 23 — p.23
Sources mobilisées (5)
- [1] INSERM Dys 2007 — INSERM (2007) 📄 (4 extraits)
- [2] src-dgs-sfp-langage-collection-01-ortoph-anaes-2001-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (2 extraits)
- [3] src-dgs-sfp-langage-collection-langes-actes-dgs — DGS-SFP (2007) 📄 (2 extraits)
- [4] Allo Ortho 10-18 ans — expert (2025) 📄 (2 extraits)
- [5] Allo Ortho 6-10 ans — expert (2025) 📄 (2 extraits)