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Neuroleptiques

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Les neuroleptiques sont systématiques dans le traitement de l’autisme

En bref

Neuroleptiques

Définition clinique

Les neuroleptiques, également appelés antipsychotiques, sont des médicaments utilisés pour traiter divers troubles psychiatriques. Ils agissent principalement en modulant les récepteurs dopaminergiques et sérotoninergiques dans le cerveau, ce qui permet de réduire les symptômes délirants, hallucinatoires et l'anxiété associée [6]. Ces médicaments sont classés en deux générations : les antipsychotiques de première génération (comme l'halopéridol) et ceux de seconde génération (comme la rispéridone, l'aripiprazole ou l'olanzapine), ces derniers étant généralement mieux tolérés [6].

Critères diagnostiques

Les neuroleptiques sont indiqués dans le traitement de plusieurs troubles, notamment la schizophrénie, les troubles bipolaires, et certains troubles du comportement. Chez l'enfant et l'adolescent, ils sont souvent prescrits pour la schizophrénie à début précoce, bien que cette condition soit rare avant 15 ans [KG-3]. Ils peuvent également être utilisés pour gérer les comportements-problèmes chez les adultes autistes, bien qu'ils ne soient pas systématiques dans le traitement de l'autisme [1] [KG-1].

Évaluation

Avant de prescrire des neuroleptiques, une évaluation clinique approfondie est nécessaire pour établir un diagnostic précis et déterminer la nécessité du traitement. Cette évaluation doit inclure une analyse des symptômes, des antécédents médicaux et une recherche de comorbidités psychiatriques [8]. Pour les enfants présentant des comportements-problèmes, il est crucial d'exclure toute cause sous-jacente curable, telle que la douleur ou des changements environnementaux, avant de recourir à des médicaments psychotropes [2].

Intervention

Posologie et administration

Les neuroleptiques sont généralement administrés quotidiennement à heure fixe pour garantir une efficacité optimale. La durée du traitement dépend du risque de rechute et est souvent poursuivie au moins un à deux ans après la disparition des symptômes [6]. Une monothérapie est privilégiée, sauf dans des situations rares où une association temporaire de deux molécules peut être nécessaire [6].

Effets indésirables

Les neuroleptiques peuvent provoquer divers effets secondaires, variables selon les molécules et d'un patient à l'autre. Les effets indésirables courants incluent des céphalées, une fatigue, une somnolence, des troubles neurologiques (tremblements, migraines), digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales) et psychologiques (cauchemars, irritabilité) [6]. Certains neuroleptiques peuvent également induire une hypersalivation iatrogène, ce qui doit être surveillé [3].

Recommandations officielles

La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande une approche prudente dans l'utilisation des neuroleptiques, notamment chez les personnes autistes. Les psychotropes doivent être introduits progressivement et leur rapport bénéfice/risque doit être évalué régulièrement. La polymédication doit être évitée pour minimiser les effets secondaires [7]. En cas d'épilepsie, certains neuroleptiques sont à privilégier en raison de leur faible propension à augmenter le risque de crise [5].

Articulation avec autres professionnels

La prise en charge des patients nécessitant des neuroleptiques implique une collaboration multidisciplinaire. Les psychiatres et les pédiatres sont les principaux prescripteurs, mais les infirmiers jouent un rôle crucial dans l'administration des médicaments et la surveillance des effets secondaires [KG-2] [KG-4] [KG-12]. Les psychologues et les neuropsychologues peuvent également contribuer à l'évaluation et au suivi des patients [9]. Les Centres de Ressources Autisme (CRA) fournissent des informations, des conseils et des formations pour soutenir les professionnels et les familles [7].

Références

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Sources mobilisées (4)