Neurofeedback TDAH
Technique d'entrainement cerebral par retour visuel de l'activite EEG. Resultats non consensuels dans le TDAH.
Neurofeedback TDAH
En bref
et les adultes touchés par le TDAH. Neurofeedback (NF) Le neurofeedback (NF) est un entraînement cognitif où l’activité cérébrale du patient est enregistrée par EEG, avec des retours continus ou ponctuels visibles sur écran lors des… s existantes sur le neurofeedback NICE 2018 (5) : il n’y pas de niveau de preuve suffisant pour recommander le neurofeedback comme traitement du TDAH.
HAS TDAH Argumentaire 2024 — HAS (2024)
et les adultes touchés par le TDAH. Cependant, un EEG n’est pas un outil diagnostique validé pour le TDAH et la CADDRA ne recommande pas son utilisation à cette fin (4). Dans le rapport de l’AHRQ de 2018 sur le diagnostic et le traitement des enfants TDAH, la question de la pertinence de l’électroencéphalographie (EEG) et/ou de l’imagerie pour diagnostiquer le TDAH chez les patients âgés de 7 à 17 ans a fait l’objet d’une analyse de la littérature. Cette revue systématique a identifié des études de niveau de preuve bas avec des résultats variables et non cohérents en termes de précision diagnostique pour les outils de diagnostic évalués, y compris les tests d’imagerie et basés sur l’EEG (niveau de preuve insuffisant) (301). • Imagerie cérébrale : TDM, IRM Selon les lignes directrices publiées par la CADDRA en 2020, la neuro-imagerie a mis en évidence des altérations et des dysfonctions structurelles dans le TDAH dans la population et les études cli- niques, mais n’a pas encore d’application clinique directe (4). Plus récemment, selon une revue systématique publiée en 2024 et portant sur l’évaluation des outils diagnostiques (231 études retenues, dont 64 concernant l’évaluation de l’EEG et de la neuro-imagerie), aucune étude de réplication indépendante n’a été menée afin de valider l’EEG ou la neuro-imagerie pour diagnostiquer le TDAH. Aucune étude d’efficacité clinique n’a été menée à l’aide de ces outils pour diagnostiquer le TDAH en pratique clinique (298). Bilans pour rechercher des diagnostics différentiels et des comorbidités Selon les recommandations de la Société canadienne de pédiatrie, la présence d’un trouble comorbide peut avoir une incidence sur la présentation des symptômes, leur gravité et l’altération fonctionnelle. Connaître les comorbidités les plus courantes permet d’adopter une approche thérapeutique efficace et multidimensionnelle, d’abord axée sur l’affection responsable de l’altération fonctionnelle la plus marquée, qu’il s’agisse du TDAH ou d’un trouble comorbide (231). — p.95
Neurofeedback (NF) Le neurofeedback (NF) est un entraînement cognitif où l’activité cérébrale du patient est enregistrée par EEG, avec des retours continus ou ponctuels visibles sur écran lors des changements d’activité. Le sujet peut ainsi observer son activité cérébrale en temps réel (sous la forme d’une métaphore) afin d’apprendre à la moduler. Ce type d’intervention s’appuie sur la notion de plasticité cérébrale. La sti- mulation de certaines régions cérébrales facilite le rétablissement fonctionnel et la réorganisation struc- turo-fonctionnelle de réseaux neuronaux. Malgré un nombre très important d’études récentes, une offre de soins qui augmente, les résultats d’efficacité du neurofeedback restent encore difficiles à interpréter.
HAS • Trouble du neurodéveloppement/ TDAH : Diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents • juillet 2024 119 — p.119
s existantes sur le neurofeedback NICE 2018 (5) : il n’y pas de niveau de preuve suffisant pour recommander le neurofeedback comme traitement du TDAH.
HAS • Trouble du neurodéveloppement/ TDAH : Diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents • juillet 2024 121 — p.121
Lussier J. Actualité en rééducation neurofeedback for attention-deficit/hyperactivity neuropsychologique : étude de cas. Dans: Adam
HAS • Trouble du neurodéveloppement/ TDAH : Diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents • juillet 2024 219 — p.219
HAS TDAH 2024 — HAS (2024)
er une inter- vention thérapeutique et de coordonner le parcours de l’enfant en fonction de ses besoins et dans le respect des souhaits de la famille.
2.4.7. Place des bilans complémentairesÀ ce jour, il n’existe pas d’examen complémentaire spécifique du diagnostic de TDAH. Cependant, les examens neuropsychologiques permettent d’objectiver les ressources cognitives et certaines atteintes des fonctions cognitives parfois sous-jacentes aux symptômes, chez un grand nombre de patients TDAH, bien que des résultats dans la norme ne permettent pas d’exclure la pos- sibilité d’un TDAH. Le constat de l’altération de fonctions cognitives comme l’attention, la mémoire, ou des fonctions exé- cutives permet de mieux envisager le plan de soin. Il apporte aussi une meilleure compréhension du fonctionnement et des difficultés qui y sont liées. Ces bilans doivent s’appuyer sur des outils normés, c’est-à-dire permettant de quantifier les compé- tences et le niveau de développement de l’enfant par rapport à la norme attendue pour l’âge.
Pour poser le diagnostic de TDAH, le bilan neuropsychologique n’est pas un examen nécessaire. En présence de plusieurs troubles associés, ou d’une suspicion de TDI ou de symptômes sévères, il est recommandé de disposer d’un bilan neuropsychologique, pour établir un plan de soin. Dans — p.23
- Interventions thérapeutiques du TDAH Le traitement du TDAH s’appuie sur un concept thérapeutique global, multimodal et pluridisciplinaire dans lequel des interventions psychosociales (incluant les psychothérapies) et pharmacologiques, ainsi que des interventions complémentaires (psycho-éducatives, gestion comportementale, aides éducatives…) peuvent être combinées, en fonction de l’intensité du trouble, de son retentissement et des objectifs partagés par l’enfant et sa famille
3.1. Intervention non médicamenteuse du TDAH
3.1.1. Indications des modalités non médicamenteusesIl est recommandé de proposer systématiquement des interventions non médicamenteuses (grade C). Elles sont à coconstruire avec l’enfant et sa famille, en fonction des spécificités du trouble et des comorbidités associées. L’efficacité du traitement non médicamenteux est réévaluée régulièrement et si besoin adaptée en fonction de l’évolution des symptômes.
3.1.2. Interventions centrées sur l’environnement familial et scolaire — _p.26_
peuvent s’inscrire dans le parcours de soin d’un enfant ayant un TDAH à un moment donné de son développement, sur une durée encadrée (voir Annexe 4).
Les thérapies comportementales cognitives et émotionnelles (TCCE), individuelles ou en groupe, sont recommandées en cas d’impact fonctionnel des symptômes anxieux, dépressifs, ou de difficul- tés dans la gestion des émotions (grade C). Leur efficacité est meilleure chez l’adolescent que chez l’enfant. Il est recommandé de prendre en considération la motivation du jeune lui-même et l’engagement de sa famille avant de proposer une TCCE. Les TCCE sont recommandées en associations avec d’autres interventions.
3.1.4.2. Autres interventions non médicamenteusesIl convient de citer ces autres types d’interventions car elles sont fréquemment évoquées par les pa- rents, la presse ou le grand public. Neurofeedback (NF) Il n’y a pas de niveau de preuve suffisant pour proposer le neurofeedback comme traitement du TDAH. Entraînement cognitif Il existe différents types d’interventions cognitives28, les données ne sont pas suffisantes à ce jour pour les recommander spécifiquement pour le traitement du TDAH. Programme basé sur la pleine conscience (mindfulness) Il n’y a pas de niveau de preuve suffisant pour proposer la pleine conscience comme traitement du TDAH chez l’enfant. — p.33
pleine conscience (mindfulness) Il n’y a pas de niveau de preuve suffisant pour proposer la pleine conscience comme traitement du TDAH chez l’enfant.
28 Entraînement de fonctions cognitives, par exemple la mémoire de travail, se déroulant aujourd’hui le plus souvent à l’aide d’appli- cations numériques.
HAS • Trouble du neurodéveloppement/ TDAH : Diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents • juillet 2024 33 — p.33
HAS TDAH 1er recours 2015 — HAS (2015)
r excès (discipline excessive) ou par défaut (désinvestissement) Rechercher une éventuelle situation de maltraitance Le contexte socioéconomique
Il peut avoir des conséquences sur l’accès aux soins secondaires Il fait partie du quotidien de l’enfant mais il ne doit pas influencer ni empêcher une analyse objective des symptômes Le contexte socioculturel
Les plaintes et les difficultés rapportées sont à interpréter en fonction des styles éducatifs
1.3 Examen clinique de l’enfant Il n’existe pas de signe neurologique ou physique permettant de confirmer ou d’exclure le diagnostic de TDAH. Recommandation
Au stade du repérage, dans le cadre de la démarche diagnostique d’un TDAH, il est recommandé qu’un examen clinique complet de l’enfant soit pratiqué avec pour objectif AE d’explorer la symptomatologie présentée par l’enfant, éliminer un diagnostic différentiel et rechercher des comorbidités associées.Cet examen comporte plus spécifiquement : un examen général : évaluation du développement physique de l’enfant : poids, taille, IMC, périmètre crânien ; l’évaluation du langage oral et écrit ; l’évaluation du développement psychomoteur ; la vérification de l’acuité visuelle et auditive ; un examen neurologique ; un examen cutané, (traces de traumatismes, taches cutanées évoquant une neuro- fibromatose, etc.) ; — p.19
ce dans le diagnostic et la prise en charge du TDAH ; fasse participer la famille dans la planification de l’approche thérapeutique.
2.2 Accompagnement de l’enfant et de sa famille Recommandation
À ce stade, il est recommandé d’accompagner l’enfant et sa famille dans l’attente de la confirmation du diagnostic par les mesures suivantes : une information des familles sur les hypothèses diagnostiques et les modalités de traitement envisageables afin de les accompagner dans l’acceptation et la compréhension du diagnostic. Ces informations sont essentielles pour aider l’enfant et son entourage à relativiser leur part de responsabilité vis-à-vis de ses difficultés ; des conseils ou stratégies pour aider à gérer les difficultés du quotidien liées auAE trouble ; un suivi régulier de l’enfant pour évaluer l’efficacité de ces mesures et l’évolution du trouble ; une information des parents de l’existence d’associations de patients, auprès desquelles ils pourront trouver des renseignements pratiques et échanger leurs expériences et des réseaux de soins dédiés aux troubles des apprentissages, existant dans certains départements ; une liaison avec les professionnels du milieu scolaire (médecin scolaire, psychologue scolaire, etc.) et de soins (orthophoniste, psychomotriciens, etc.) ; une prise en charge des comorbidités déjà identifiées. — p.24
INSERM TDC 2019 — INSERM (2019)
Synthèse
Au niveau cérébral, les anticipations et ajustements visuo- moteurs (impactés par un déficit des modèles internes) sont sous- tendus par une boucle cortico-cérébelleuse associant le cervelet et des réseaux fronto-pariétaux. Cela conduit à formuler l’hypo- thèse, que l’on retrouve dans la littérature, du rôle majeur joué par le cervelet dans les troubles des apprentissages et plus spé- cifiquement dans le TDC.
Les résultats en neuro-imagerie concernant le TDC sont pour l’instant limités
Les attentes envers la neuro-imagerie sont importantes pour mieux comprendre les corrélats cérébraux sous-jacents au TDC et notamment déterminer les régions impliquées et la construc- tion de leurs réseaux fonctionnels. Les études qui se sont intéressées à cette question ont principa- lement utilisé l’imagerie par résonance magnétique (IRM) fonc- tionnelle, qui permet d’observer les activations des régions céré- brales pendant la réalisation d’une tâche cognitive, et l’imagerie structurale qui s’intéresse à l’anatomie du cerveau (volume, épaisseur corticale, connectivité anatomique). Ces travaux sont très récents et peu nombreux : les premières publications datent de 2008. Les études recensées posent de multiples problèmes méthodologiques : la taille des échantillons est parfois très faible, les enfants d’un même échantillon ont des âges très différents, les critères d’inclusion et d’exclusion ne respectent pas toujours les critères diagnostiques du trouble, et les choix d’analyse ou les aspects technologiques peuvent être discutables. Néanmoins, la synthèse de ces travaux objective l’existence de différences au niveau cérébral entre les enfants présentant un TDC et les groupes contrôles. Ces différences apparaissent au niveau du fonctionnement cérébral évalué par l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle : les activations cérébrales lors de la réalisation de différentes tâches cognitives sont 33 — p.49
moteur et le développement des fonc- tions exécutives, notamment inhibition, mémoire de travail, représentation interne et anticipation.
Pour mieux comprendre les corrélats cérébraux sous-jacents au TDC et notamment déterminer les régions impliquées et la construction de leurs réseaux fonctionnels, les attentes envers la neuro-imagerie sont importantes. Pour autant, les travaux existants sont très récents, encore peu nombreux et souffrent de multiples problèmes méthodologiques. Le groupe d’experts recommande de poursuivre l’effort de recherche en neuro-ima- gerie pour identifier les corrélats neuronaux des déficits associés au TDC avec une grande vigilance méthodologique pour iden- tifier des résultats fiables (taille des échantillons à augmenter, écarts d’âge, critères d’inclusion et d’exclusion, etc.). Il pourrait être particulièrement intéressant de constituer progressivement une banque d’images cérébrales structurales et fonctionnelles d’enfants présentant un TDC (avec et sans troubles associés) à100 des fins de recherche (et non de diagnostic). Les études sur les — p.116