Serenaid

Melatonine TDAH

Traitement par melatonine pour les troubles de l'endormissement frequemment associes au TDAH. Ameliore la latence d'endormissement.

Définition clinique

Le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par une inattention, une hyperactivité et une impulsivité persistantes, affectant le fonctionnement ou le développement [1]. Les troubles du sommeil sont fréquents chez les personnes atteintes de TDAH, avec des difficultés d'endormissement, des réveils nocturnes et une qualité de sommeil altérée [1] [2]. La mélatonine, une hormone naturellement produite par le corps, est souvent utilisée pour traiter ces troubles du sommeil associés au TDAH [3] [5].

Critères diagnostiques

Les critères diagnostiques du TDAH sont définis par le DSM-5 et incluent des symptômes persistants d'inattention, d'hyperactivité et d'impulsivité qui interfèrent avec le fonctionnement ou le développement [1]. Les troubles du sommeil, tels que les difficultés d'endormissement, les réveils nocturnes et la somnolence diurne excessive, sont également fréquents et doivent être évalués chez les enfants et adolescents atteints de TDAH [2] [7].

Évaluation

L'évaluation des troubles du sommeil chez les personnes atteintes de TDAH doit inclure une recherche systématique des symptômes de troubles du sommeil, tels que les ronflements fréquents, les pauses respiratoires au cours du sommeil, un sommeil agité, un syndrome des jambes sans repos la nuit, et une somnolence diurne excessive [2]. Les outils d’évaluation du sommeil peuvent comprendre des échelles de dépistage ou des entretiens avec les parents [2]. Les examens tels que la polysomnographie sont plus destinés aux enfants qui ont des symptômes évocateurs et/ou un risque de syndrome d’apnée obstructive du sommeil, de syndrome des jambes sans repos ou de troubles des mouvements périodiques des membres [2].

Intervention

Hygiène du sommeil

La prise en charge initiale des troubles du sommeil repose sur une hygiène du sommeil, incluant l’établissement de conditions favorables à une bonne hygiène de vie, la mise en place d’un environnement sensoriel adapté aux besoins de l’enfant (éclairage, température, bruit, etc.), la mise en place des rituels ordinaires du coucher et l’utilisation de thérapies comportementales [3].

Mélatonine

En cas d’efficacité partielle des interventions non médicamenteuses et d’impact significatif des troubles du sommeil sur la vie quotidienne, il est recommandé d’envisager un traitement par mélatonine (à libération immédiate ou prolongée) en association à des mesures non médicamenteuses [3]. La mélatonine peut aider à induire l’endormissement et à recaler les cycles de sommeil [5]. Cependant, il est important de noter que le Slenyto®, dont la prescription est limitée aux enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme, n’a pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour les enfants TDAH et que le Circadin® est limité aux insomnies primaires chez les personnes âgées de plus de 55 ans [8]. La prescription hors AMM ou d’une forme de mélatonine en libération immédiate en préparation magistrale devra ainsi être préférée [8].

Autres interventions

Les techniques d’hygiène du sommeil, la luminothérapie, la chronothérapie et l’introduction de mélatonine exogène peuvent également être proposées pour prendre en charge les troubles du rythme circadien dans le TDAH [8].

Recommandations officielles

Il est recommandé de réévaluer régulièrement l’efficacité du traitement par mélatonine, sa tolérance et sa pertinence dans le contexte global de prise en charge [3]. Les recommandations américaines de l’AAP publiées en 2019 soulignent que les troubles du sommeil peuvent entraîner des symptômes et des déficits qui imitent ou exacerbent le trouble TDAH [8].

Articulation avec autres professionnels

La prise en charge des troubles du sommeil associés au TDAH nécessite une collaboration multidisciplinaire. Les pédiatres, neuropédiatres et pédopsychiatres jouent un rôle clé dans le diagnostic et le suivi des troubles du sommeil [KG-3] [KG-4] [KG-5]. Les professionnels de santé doivent également travailler en étroite collaboration avec les familles pour mettre en place des stratégies adaptées et assurer un accompagnement dans la durée [3].

Références

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Sources mobilisées (6)