Melatonine TDAH
Traitement par melatonine pour les troubles de l'endormissement frequemment associes au TDAH. Ameliore la latence d'endormissement.
Qu'est-ce que c'est ?
La mélatonine est une hormone naturellement produite par l'organisme, qui joue un rôle clé dans la régulation du sommeil. Chez les enfants et adolescents atteints de trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), des troubles du sommeil sont fréquents. Environ 70 % des enfants TDAH présentent des troubles du sommeil passagers, tandis que 10 % connaissent des altérations plus durables, comme des difficultés d'endormissement, un sommeil fragmenté ou une durée de sommeil réduite de 30 minutes par nuit [1].
La mélatonine peut être prescrite pour améliorer la latence d'endormissement, c'est-à-dire le temps nécessaire pour s'endormir. Cette intervention est particulièrement utile lorsque les troubles du sommeil ont un impact significatif sur la vie quotidienne de l'enfant ou de l'adolescent [3].
Ce que ça change au quotidien
L'utilisation de la mélatonine peut aider à améliorer la qualité et la durée du sommeil. Selon les études, la mélatonine exogène (c'est-à-dire administrée de l'extérieur) peut augmenter le temps de sommeil total de 30 minutes par nuit après quatre semaines de traitement, diminuer la latence d'endormissement de 25 minutes par rapport à un placebo, et améliorer l'efficacité du sommeil de 5 % [7].
Cependant, il est important de noter que ces interventions ont des effets peu clairs sur la symptomatologie diurne du TDAH et n'entraînent pas nécessairement une amélioration de la qualité de vie [7]. La mélatonine est souvent utilisée en complément d'autres mesures non médicamenteuses, telles que l'hygiène du sommeil et les thérapies comportementales [3].
Ce qui peut aider
Pour prendre en charge les troubles du sommeil associés au TDAH, plusieurs approches peuvent être envisagées :
Hygiène du sommeil : Établir des conditions favorables à une bonne hygiène de vie, comme un environnement sensoriel adapté (éclairage, température, bruit), des rituels du coucher et des thérapies comportementales [3].
Prescription de mélatonine : En cas d'efficacité partielle des interventions non médicamenteuses, la mélatonine peut être prescrite. Il est recommandé de réévaluer régulièrement l'efficacité du traitement, sa tolérance et sa pertinence dans le contexte global de prise en charge [3].
Consultation spécialisée : En cas de doutes sur des troubles du sommeil, comme l'apnée de sommeil, une consultation avec un spécialiste du sommeil peut être envisagée [5].
Adaptation des médicaments : Si les troubles du sommeil sont liés à la prise de médicaments stimulants ou à la consommation de caféine, il peut être nécessaire d'adapter la posologie ou le moment de la prise pour améliorer la qualité du sommeil [2].
Il est essentiel de consulter un professionnel de santé pour évaluer la pertinence de ces interventions et adapter la prise en charge aux besoins spécifiques de l'enfant ou de l'adolescent.
Sources mobilisées (7)
- [1] HAS TDAH Argumentaire 2024 — HAS (2024) 📄 (4 extraits)
- [2] HAS TSA 2025 — HAS (2026) 📄 (1 extrait)
- [3] HAS Autisme 2012 — HAS_ANESM (2012) 📄 (1 extrait)
- [4] Sommeil et adolescence : que se passe-t-il ? — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [5] TDAH : quelle évolution à l’adolescence ? — expert (2024) 📄 (2 extraits)
- [6] TDAH : quand le suspecter ? (6-12 ans) — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [7] TDAH : Comment gérer la fin de journée si l’agitation est à son maximum — expert (2024) 📄 (2 extraits)