Interventions en groupe sur fonctions motrices
Approches visant l'amelioration des habiletes motrices fondamentales aupres d'un groupe de jeunes enfants identifies dans le cadre scolaire. 13 etudes cliniques randomisees identifiees (intervention en groupe, amelioration des habiletes motrices fondamentales : force, equilibre, endurance). Les enfants avec une atteinte legere de la motricite et pas ou peu de troubles associes progressent plus rapidement en groupe. Les enfants avec un profil complexe et severement atteints beneficient davantage d'interventions individuelles.
Interventions en groupe sur fonctions motrices
En bref
Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque Il est de ce fait utile de vérifier les productions scolaires en demandant les cahiers scolaires pour les consultations. parcours de bilan et d’intervention précoce pour les enfants avec des troubles du neurodéveloppement (12). 3.3.1 Trouble du développement moteur Recommandations pour la pratique clinique du National… nitifs des prématurés ; toutefois, les avantages sur le plan des résultats moteurs sont minimes et ne sont pas maintenus pendant les années scolaires.
HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020)
Troubles du neurodéveloppement - Repérage et orientation des enfants à risque
Il est de ce fait utile de vérifier les productions scolaires en demandant les cahiers scolaires pour les consultations.
Diversité clinique du TDC L’European Academy of Childhood Disability cite de nombreuses études concernant les mécanismes impliqués dans le trouble de développement des coordinations. Bien que le niveau de preuve soit incertain, cela permet d’illustrer l’hétérogénéité clinique et la complexité du trouble. Certaines études ont décrit des signes de l’ordre du déficit de la motricité fine, de l’équilibre et de la visio-motricité. Il est par ailleurs évoqué un dysfonctionnement visuo-spatial de la représentation corporelle ou de la proprioception. Le déficit des voies afférentes (visuelles, proprioceptives) mènerait à des difficultés dans le maintien de la posture et la stabilité dans l’action. D’autres auteurs décrivent, chez l’enfant avec TDC, principalement des mouvements immatures, comme par exemple une immaturité du graphisme avec une tenue du crayon inadaptée, une lenteur avec un manque de contrôle du mouvement distal comme chez le plus jeune enfant. Pour certains, c’est le fait qu’une tâche soit couplée à d’autres plus complexes ou variées qui la rend problématique, notamment au niveau des mouvements des membres supérieurs. Ce qui démontre que plus la tâche intègre différentes informations, plus elle est vulnérable. Deux études cas-témoins sur 40 enfants atteints de TDC ont montré que la réception de la balle était significativement moins bonne que pour leurs pairs à 5-7 ans. Ils avaient une moindre ouverture des mains et une lenteur à la fermeture des mains sur la balle que les témoins, notamment les garçons. Ce qui évoquerait plutôt un problème de planification et d’anticipation. Deux autres études ont souligné l’implication émotionnelle : les enfants avec TDC seraient moins performants dans des tâches sportives simples (course à pied) que leurs pairs non atteints. Chez plus d’un tiers des cas, l’échec était en rapport avec le sentiment d’incapacité et la conviction de ne pas y arriver (223) (avis d’experts). ► Atteinte des fonctions exécutives Le concept de fonctions exécutives fait référence à un ensemble de processus de haut niveau qui ont un rôle d’intégration de l’ensemble des fonctions mentales entre elles (linguistiques, perceptives, spatiales, mnésiques, cognition sociales) ainsi qu’avec les fonctions émotionnelles (motivation, plai- sir, etc.). Ce sont les fonctions qui se développent précocément dès l’âge d’1 an mais lentement et dont la maturation s’achève le plus tardivement (à l’adolescence et au-delà). Elles constituent un système complexe et dynamique aussi sophistiqué que vulnérable. Sur le plan cérébral, les régions préfrontales en sont le support avec un vaste réseau dont la connectivité particulièrement riche inclut la substance blanche, les cortex frontal, pariétal temporal, les noyaux de la base et le cervelet (226, 227). — p.71
parcours de bilan et d’intervention précoce pour les enfants avec des troubles du neurodéveloppement (12).
3.3.1 Trouble du développement moteur
Recommandations pour la pratique clinique du National Institute for Health and care Excellence (NICE) concernant la paralysie cérébrale (296) : • renforcer l’évaluation et le suivi cliniques par une équipe pluridisciplinaire chez les enfants de plus de 2 ans d’âge corrigé qui sont à haut risque de développer une paralysie cérébrale ; • envisager d’utiliser le General Movement Assessment (GMA) durant les consultations de suivi entre 0 et 3 mois chez les enfants à risque de paralysie cérébrale ; • repérer précocement des signes cliniques moteurs (cf. chapitre signes d’appel paralysie cérébrale) ; • reconnaître que les parents ont un rôle central dans le processus décisionnel ; • s’assurer que l’enfant a accès à une structure avec prise en charge pluridisciplinaire et qu’il peut : bénéficier de l’expertise appropriée par : pédiatre, infirmière, kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste, diététicienne et psychologue, avoir accès à d’autres services au sein de la structure ou du réseau régional approprié incluant : médecin de médecine physique et réadaptation, neuropédiatre, pneumopédiatre, gastropéditare et orthopédiste, prothésiste, assistante sociale, évaluation visuelle et auditive, scolarisation ; • s’assurer de l’accessibilité des professionnels impliqués dans la prise en charge des comorbidités associées à la paralysie cérébrale ; • s’assurer de la communication entre les différents intervenants, et l’importance d’informer en particulier les soins primaires de l’évolution ; • tout enfant ayant une spasticité doit être rapidement adressé à un kinésithérapeute et si nécessaire à un ergothérapeute ; • le professionnel doit : proposer un programme individualisé adapté aux besoins de l’enfant avec un objectif précis comme l’amélioration des compétences développementales et les aptitudes fonctionnelles pour participer aux activités du quotidien, prévenir des potentielles conséquences telles que la douleur et les contractures, fournir par écrit (en format approprié) aux parents les informations concernant les interventions nécessaires pour atteindre l’objectif fixé en faisant la balance entre le bénéfice possible et les — p.110
nitifs des prématurés ; toutefois, les avantages sur le plan des résultats moteurs sont minimes et ne sont pas maintenus pendant les années scolaires.
Le but de cette analyse systématique de la littérature était d’évaluer les données probantes sur l’efficacité des interventions motrices précoces chez les nourrissons présentant un diagnostic de paralysie cérébrale ou à risque élevé de paralysie cérébrale de la naissance à 2 ans. Étant donné que les 2 premières années sont considérées comme une période critique pour le développement du circuit corticospinal, les interventions basées sur l’activité motrice pendant cette période sont essentielles pour optimiser les résultats. Les interventions durant les premières années sont surtout focalisées sur l’acquisition des étapes du développement. Trente-quatre études, parmi lesquelles dix essais contrôlés randomisés, ont satisfait aux critères d’inclusion. Les critères d’inclusion comprenaient les nourrissons âgés de 2 ans et moins qui avaient un diagnostic de paralysie cérébrale ou qui risquaient d’en souffrir, et qui avaient reçu une rééducation motrice précoce. Cependant, aucune de ces études n’était de niveau I et seulement dix étaient de niveau II. Compte tenu de la petite taille des échantillons et de l’hétérogénéité des approches d’intervention, de la durée des interventions, de l’âge des évaluations et des mesures des résultats dans les études examinées, les recommandations pour la pratique clinique sont de faible qualité car il n’a pas été possible de conclure sur le bénéfice d’interventions motrices précoces avec un niveau de preuve élevé. Les deux études dont l’ampleur de l’effet était la plus importante avaient utilisé des concepts d’intervention différents qui comprenaient les mouvements initiés par l’enfant (l’enfant initie un mouvement sans être guidé et encouragé par des essais et des erreurs), l’entraînement spécifique aux tâches (l’intervention étant orientée vers les habiletés requises pour la ou les tâches spécifiques) et la modification de l’environnement qui peuvent susciter de nouveaux mouvements et augmenter les comportements moteurs. Ces approches d’intervention semblent plus — p.112
ologies, pour les enfants dont les premiers tests néonataux étaient bons (302).
3.3.4 Avis du groupe de travail ► Trouble du développement moteur
• Chez le grand prématuré à haut risque de développer un déficit moteur primaire, il est recom- mandé de mettre en place une intervention précoce de prévention (stimulation sensorimotrice - y compris oro-faciale) par un masso-kinésithérapeute ou un psychomotricien dès la sortie du service de médecine néonatale. Cette intervention précoce de prévention est associée à une guidance parentale pour l’installation, le positionnement, et le portage de l’enfant. Si une anomalie du tonus musculaire, quelle qu’elle soit, apparaît (déficit moteur, perte sélective de mouvement, spasticité), demander un avis diagnostique et parallèlement mettre en place une prise en charge de kinésithérapie pour éviter les conséquences secondaires orthopédiques. • Chez un enfant à risque modéré, il est recommandé une guidance parentale. Si l’enfant devient symptomatique, mettre en place rapidement une intervention précoce par un masso-kinésithé- rapeute, un psychomotricien ou un ergothérapeute et orienter l’enfant vers une équipe de dia- gnostic pour adapter l’intervention. ► Troubles de la motricité fine et troubles de la coordination en dehors de la paralysie cérébrale Chez l’enfant à partir de 3 ans, les troubles de la coordination sont caractérisés par une maladresse, une lenteur, une imprécision. Plus tard, il apparaît une difficulté dans les activités manuelles fines, comme utiliser des ciseaux, un crayon. Les troubles de la motricité fine sont caractérisés par des troubles de la manipulation des objets et des praxies, notamment faciales (s’alimenter, se brosser les dents, s’habiller, se coiffer, etc.). L’objectif est d’aider l’enfant afin d’améliorer sa vie quotidienne et développer ses compétences. Il est recommandé d’adresser l’enfant en fonction de ses difficultés, et de la disponibilité des professionnels de rééducation sur le territoire. Dans le cas de difficultés de la motricité fine, détectées à n’importe quel âge, ou de difficultés de l’enfant dans les activités de sa vie quotidienne, il est recommandé d’adresser l’enfant à un psychomotricien, à un ergothérapeute ou un masso-kinésithérapeute en fonction de la disponibilité locale. Dans le cas de difficultés de la coordination isolées, il est recommandé d’adresser l’enfant en première intention à un psychomotricien. Si le pédiatre ou le médecin généraliste se pose la question de la nécessité de l’intervention de deux professionnels de rééducation, ou en l’absence de progrès, ou si l’enfant régresse, malgré une prise en charge libérale adaptée, il est recommandé d’orienter l’enfant pour une réévaluation du diagnostic vers une équipe multidisciplinaire et pluriprofessionnelle ou un centre de référence pluridisciplinaire ou un médecin de médecine physique et réadaptation. — p.115
HAS TDAH Argumentaire 2024 — HAS (2024)
Amélioration fonctionnement global
Ces deux études retrouvent une amélioration de la qualité du sommeil et suggèrent une amélioration modérée du comportement des enfants avec TDAH, de 3 à 12 mois après les sessions de guidance, en comparaison avec les soins usuels. Impact de l’activité physique L’objectif de l’activité physique et sportive chez les jeunes avec TDAH n’est pas simplement de leur permettre de se dépenser ou d’évacuer un trop-plein d’énergie. La pratique régulière du sport pourrait avoir un impact sur la croissance structurelle du cerveau et sur le développement neurocognitif (378- 380) ; l’activité physique augmente également le niveau d’activation neuronale et peut favoriser le dé- veloppement des fonctions cognitives (381).
HAS • Trouble du neurodéveloppement/ TDAH : Diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents • juillet 2024 127 — p.127
HAS TSA 2025 — HAS (2026)
escent autiste puisse utiliser ses compétences dans des contextes variés ; ‒ combiner des temps de travail en groupe et en individuel.
Les interventions comportementales et développementales sont fondées sur plusieurs théories, dont celles de l’apprentissage [RBP 2012]. Le but des interventions est de [RBP 2012] : ‒ proposer à l’enfant et à sa famille un cadre relationnel sécurisant ; ‒ favoriser le développement de l’enfant/adolescent dans différents domaines fonctionnels (communication et langage, interactions sociales, sensoriel, moteur, cognitif, émotionnel et affectif) ainsi que sa participation sociale et scolaire, son autonomie, son indépendance, ses apprentissages et ses compétences adaptatives ; ‒ réduire les obstacles environnementaux augmentant sa situation de handicap ; ‒ contribuer à son bien-être et à son épanouissement personnel.
HAS • Trouble du spectre de l’autisme : interventions et parcours de vie du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent • janvier 2026 23 — p.23
‒ de développer les formations et protocoles pour intégrer les groupes d’entraînement aux habiletés sociales dans la pratique courante.
3.2.4. Interventions axées sur la sensorialité et la motricitéL’évaluation sensorielle et motrice constitue un préalable indispensable aux interventions (cf. RBP 2018). Cette évaluation comprend [RBP 2012] : ‒ un repérage des troubles sensoriels comme pour tout enfant et une orientation le cas échéant vers des consultations médicales spécialisées (ORL, ophtalmologie) ; ‒ un repérage des modalités sensorielles préférentielles ; ‒ un repérage des réponses inhabituelles à certaines expériences sensorielles tactiles, proprioceptives, auditives, visuelles, gustatives ou olfactives ; ‒ un suivi du développement : • des acquisitions motrices globales (coordinations dynamiques générales, équilibre, posture), • de la motricité fine et des coordinations visuo-manuelles, dont le graphisme, • de la régulation tonique, • du schéma corporel (connaissance du corps, latéralité et capacités imitatives), • de l’organisation spatio-temporelle, des praxies et gnosies.
HAS • Trouble du spectre de l’autisme : interventions et parcours de vie du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent • janvier 2026 31 — p.31
t motrices ; ‒ d’évaluer régulièrement les apports de l’activité physique sur les aspects santé, physiques, comportementaux et sociaux ;
HAS • Trouble du spectre de l’autisme : interventions et parcours de vie du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent • janvier 2026 40 — p.40
INSERM TDC 2019 — INSERM (2019)
terventions en groupe portant sur les fonctions sont particulièrement intéressantes pour les enfants présentant des difficultés modérées
Les approches visant l’amélioration des habiletés motrices fon- damentales auprès d’un groupe de jeunes enfants identifiés dans le cadre scolaire et ne présentant que des difficultés modérées au niveau de la motricité offrent un niveau de preuve modéré. Les enfants avec un profil complexe et sévèrement atteints béné- ficient dans une moindre mesure des interventions en groupe ; des interventions individuelles apparaissent préférables. En effet, la majorité des études concernant des interventions en groupe a porté sur l’analyse des interventions centrées sur les fonctions, et a inclus uniquement une mesure de résultats sur les fonctions. Dans cette catégorie d’études, nous avons identifié 13 études cliniques randomisées, dont l’intervention a été réa- lisée en groupe et visait l’amélioration soit des habiletés motrices fondamentales, soit des fonctions motrices comme la force ou l’équilibre, voire l’endurance. Dans neuf études, le groupe contrôle ne bénéficiait pas d’intervention et dans quatre études,50 le groupe contrôle recevait une intervention. Dans le premier — p.66
Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie
parents à l’intervention est importante car ils peuvent jouer le rôle de relais pour les actions ou stratégies travaillées durant des interventions. L’éducation des parents et des professionnels est également un point important pour leur permettre de faire face aux difficultés de l’enfant. Quatrièmement, le profil des enfants inclus dans les études joue un rôle. Les enfants qui ont une atteinte légère de la motricité et pas ou peu de troubles associés progressent plus rapidement que les enfants plus sévèrement atteints ou avec des troubles associés. C’est probablement pour cette raison que les études réalisées dans le cadre scolaire en ayant identifié les enfants sur la base d’un score inférieur au 15e percentile trouvent une efficacité des interventions en groupe, ce qui n’est pas le cas pour les études réalisées avec un recrutement en clinique. Des interventions en groupe portant sur les fonctions sont particulièrement intéressantes pour les enfants présentant des difficultés modérées — _p.66_
Synthèse
groupe d’études, des améliorations significatives ont été identi- fiées dans la grande majorité des publications (7/9) tandis que dans la deuxième catégorie des études, aucune des quatre appro- ches n’a pu mettre en évidence de supériorité d’une intervention par rapport à une autre. Après l’intervention, les enfants plus légèrement atteints enregistrent des résultats dans la moyenne à un test de motricité tandis que les enfants plus sévèrement atteints présentent des résultats encore inférieurs à la moyenne. On retiendra également dans certains travaux en sciences du mouvement, les effets bénéfiques d’interventions en activités physiques adaptées sur les fonctions attentionnelles et motrices. Il en résulte donc que les interventions en groupe portant sur les fonctions motrices ont une efficacité pour améliorer ces fonc- tions chez des enfants. Les études analysant l’efficacité des interventions individuelles améliorant les fonctions incluent des interventions très diverses comme une thérapie équestre, l’approche Halliwick 20, la thé- rapie physique, l’imagerie motrice ou une intervention de type orthoptique ou visuel. La grande majorité des études ne parvien- nent pas à objectiver des améliorations significatives à l’excep- tion de la thérapie orthoptique mais l’étude porte sur un nombre trop peu important d’enfants (n=11) pour établir un bon niveau de preuve. L’efficacité d’interventions individuelles portant sur les fonctions ne peut pas être objectivée au vu de ces études.
Les approches visant à la fois les fonctions et les activités offrent un niveau de preuve modéré
Dans les interventions visant à la fois les fonctions et les acti- vités sont comprises les interventions perceptivo-motrices, les approches avec les jeux vidéo et l’approche Neuromotor task trai- ning. Il ressort que la majorité des études (8/11) objective une efficacité des interventions, sans pour autant qu’il soit possible
- Méthode qui vise à rendre l’enfant à l’aise dans l’eau et qui débute un enseignement de la natation sur le dos. 51 — p.67
Trouble développemental de la coordination ou dyspraxie
La littérature scientifique retrouve toutefois une efficacité quel que soit le type d’intervention proposé en comparaison avec une absence d’intervention. Plus précisément, les études offrent un niveau de preuve modéré au niveau de la motricité sur l’effica- cité des interventions en groupe portant sur les fonctions motrices. Les enfants avec un profil complexe et sévèrement atteints bénéficient dans une moindre mesure des interventions en groupe. L’efficacité d’interventions individuelles portant sur les fonctions en comparaison avec d’autres interventions n’est pas objectivée par la littérature. En revanche, les interventions visant les activités et la participation et correspondant aux besoins de l’enfant dans son contexte de vie apparaissent pro- metteuses car elles contribuent à une meilleure qualité de vie de l’enfant et de ses parents. En particulier, l’approche Cognitive Orientation to Occupational Performance (CO-OP) pour les enfants présentant de bonnes compétences verbales offre un niveau de preuve modéré, et ce, uniquement pour la perception subjective des changements mais pas pour la motricité. Le groupe d’experts recommande de promouvoir des interven- tions en groupe pour les enfants présentant un TDC modéré ou léger et des interventions individuelles (ou combinant des inter- ventions individuelles et en groupe) pour les autres. Le groupe d’experts recommande de promouvoir des interven- tions centrées directement sur l’apprentissage des activités qui sont nécessaires à la scolarité ou à la vie quotidienne et qui ont du sens pour la personne (« activités significatives »). Cela favo- rise l’implication du sujet dans le processus de l’intervention et favorise une amélioration de la participation et de la qualité de vie, qui reste un des objectifs principaux des interventions. Pour une meilleure efficacité, celles-ci doivent être mises en place en fonction d’objectifs précis, mesurables, atteignables et hiérar- chisés avec l’enfant, sa famille ainsi qu’avec le milieu scolaire. Concernant la fréquence et la durée des interventions, la litté- rature indique qu’une intervention hebdomadaire est plus effi- cace qu’une intervention plus espacée et qu’une durée de 12 à82 16 séances montre une efficacité plus importante que celle d’une — p.98