Instabilité atlanto-axiale
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les manœuvres d’hyperextension nécessaires à l’intubation sont un risque d’atteinte neurologique chez un PT21 souffrant d’instabilité du rachis cervical supérieur non diagnostiquée
En bref
- Attesté par : 1 document (HAS) — niveau de preuve : Avis d'experts
Qu'est-ce que l'instabilité atlanto-axiale ?
L'instabilité atlanto-axiale est une condition qui affecte la jonction entre les deux premières vertèbres cervicales (C1 et C2) chez certaines personnes avec une trisomie 21. Cette instabilité peut entraîner des risques neurologiques, notamment lors de certaines activités physiques ou d'interventions médicales comme l'anesthésie générale [1] [2].
Causes et dépistage
L'instabilité atlanto-axiale est souvent liée à une hyperlaxité des ligaments qui stabilisent cette articulation. Bien que le dépistage systématique ne soit pas recommandé en l'absence de symptômes, un examen neurologique régulier est conseillé : annuel pour les enfants et tous les 5 ans pour les adultes [1] [3]. Cet examen permet de détecter des signes évocateurs de compression médullaire, tels que des fourmillements dans les membres supérieurs ou des chutes inexpliquées [1].
Diagnostic
Le diagnostic repose sur des examens radiologiques, notamment la mesure de la distance atlanto-axiale (ADI). Selon les résultats, différentes recommandations sont proposées :
- ADI < 4,5 mm : Aucune restriction sportive n'est nécessaire.
- 4,5 mm < ADI < 10 mm : Un examen neurologique est requis. Si l'examen est normal, il est conseillé d'éviter les sports à risque. Si l'examen est anormal, une IRM dynamique peut être demandée pour évaluer la compression de la moelle [1] [3].
- ADI > 10 mm : Une stabilisation chirurgicale est indiquée [1] [3].
Ce que ça change au quotidien
Activités sportives
Les personnes avec une trisomie 21 ne doivent pas être exclues de la pratique sportive. Cependant, certaines précautions sont nécessaires pour les activités à risque. En cas d'ADI comprise entre 4,5 et 10 mm, il est conseillé d'éviter les sports qui pourraient aggraver l'instabilité, comme les sports de contact ou les activités impliquant des mouvements brusques de la tête [1].
Anesthésie et interventions médicales
L'anesthésie générale avec intubation orotrachéale et les manœuvres d’hyperextension nécessaires à l’intubation peuvent présenter un risque d’atteinte neurologique chez les personnes avec une instabilité atlanto-axiale non diagnostiquée. Un examen neurologique préopératoire est donc recommandé, et un avis spécialisé doit être demandé en cas de signes cliniques [2].
Ce qui peut aider
Suivi médical régulier
Un suivi médical régulier est essentiel pour détecter et gérer l'instabilité atlanto-axiale. Les examens neurologiques annuels pour les enfants et tous les 5 ans pour les adultes permettent de surveiller l'évolution de la condition et d'intervenir rapidement en cas de symptômes [1] [3].
Précautions lors des activités physiques
Il est important de consulter un médecin avant de pratiquer des sports à risque. En cas d'ADI comprise entre 4,5 et 10 mm, un examen neurologique est nécessaire pour évaluer les restrictions sportives. Si l'ADI est supérieure à 10 mm, une stabilisation chirurgicale peut être envisagée [1] [3].
Éducation et sensibilisation
Les parents et les personnes concernées doivent être informés des risques et des précautions à prendre. Une bonne compréhension de la condition permet de mieux gérer les activités quotidiennes et de prévenir les complications [1] [2] [3].
Les sources disponibles ne précisent pas les contacts spécifiques à joindre pour obtenir de l'aide ou des informations supplémentaires.
Sources mobilisées (1)
- [1] PNDS T21 2020 — HAS (2020) 📄 (4 extraits)