État de mal épileptique
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Une crise prolongée (> 5 minutes) ou des crises répétées sans reprise de conscience suggèrent l’évolution vers un état de mal épileptique. Cette situation est une urgence et, en l’absence d’un traitement d’urgence prescrit par le neurologue pour cette personne, doit conduire impérativement à un appel des structures d’urgences (SAMU).
État de mal épileptique
Définition clinique
L'état de mal épileptique est une urgence médicale caractérisée par une crise épileptique prolongée (plus de 5 minutes) ou des crises répétées sans reprise de conscience [7]. Selon l'Organisation mondiale de la santé, il s'agit d'une crise qui persiste suffisamment longtemps ou qui se répète à des intervalles suffisamment brefs pour créer une condition fixe et durable [8]. Cette situation nécessite une intervention immédiate pour éviter des complications graves.
Critères diagnostiques
Les critères diagnostiques de l'état de mal épileptique incluent :
- Une crise épileptique généralisée tonico-clonique prolongée de plus de 5 minutes.
- Des crises répétées sans reprise de conscience entre les crises.
- Une crise focale prolongée de plus de 10 minutes [10].
Évaluation
L'évaluation de l'état de mal épileptique doit être rapide et précise. Elle inclut :
- La description de l'épisode, de préférence filmée, pour une analyse clinique précise.
- Un électroencéphalogramme (EEG) pour confirmer l'activité épileptique.
- Un scanner ou une IRM cérébrale pour rechercher une anomalie cérébrale sous-jacente [11].
Intervention
En cas d'état de mal épileptique, les interventions suivantes sont recommandées :
- Protection de la personne : Protéger la personne des blessures et des chutes sans risquer de se blesser soi-même.
- Position latérale de sécurité (PLS) : Placer la personne en PLS après la crise pour assurer la perméabilité des voies respiratoires.
- Traitement d'urgence : Administrer un traitement d'urgence prescrit par le neurologue, tel que des benzodiazépines par voie rectale (diazépam) ou buccale (midazolam) pour interrompre la crise [10].
- Appel des structures d'urgences : En l'absence de traitement d'urgence prescrit, appeler immédiatement les structures d'urgences (SAMU) [7].
Recommandations officielles
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) pour la prise en charge de l'état de mal épileptique incluent :
- Hospitalisation : L'état de mal épileptique est un critère d'hospitalisation [2].
- Rôle des professionnels de santé : Les médecins urgentistes et les services d'urgence hospitaliers (SAMU) doivent être en mesure de diagnostiquer, évaluer et traiter les urgences liées à l'épilepsie, y compris l'état de mal épileptique [3].
- Référence vers des services spécialisés : Les professionnels de santé doivent référer les personnes vers des services de suivi et autres services de santé spécialisés [3].
Articulation avec autres professionnels
La prise en charge de l'état de mal épileptique nécessite une coordination entre différents professionnels de santé :
- Neurologue : Spécialiste du système nerveux, intervenant dans le diagnostic et le traitement des pathologies épileptiques [KG-3].
- Médecin réanimateur : Professionnel exerçant en service de soins intensifs, prenant en charge les personnes épileptiques avec risque vital [4].
- Neurochirurgien : Détermination de l'éligibilité à la chirurgie et réalisation de la chirurgie de l'épilepsie [4].
Références
- [KG-1] État de mal épileptique ← LEADS_TO ← Épilepsie — Maladie neurologique chronique caractérisée par des crises épileptiques récurrentes dues à une activ (confiance 0.85), grade AE
- [KG-2] État de mal épileptique ↔ related ↔ Parcours gradué épilepsie de l'enfant — Parcours de santé gradué en 3 niveaux pour l'enfant avec épilepsie (2 mois à 18 ans). Définit les ob
- [KG-3] État de mal épileptique ↔ related ↔ Neurologue — Médecin spécialiste du système nerveux intervenant dans le diagnostic et le traitement des pathologi
- [KG-4] État de mal épileptique ↔ related ↔ Parcours de santé de l'enfant avec épilepsie — Le guide aborde le rôle des professionnels du soin de premier recours comme du deuxième et du troisi
- [1] HAS — HAS Épilepsie Enfant 2023 (2023), p.10
- [2] HAS — HAS Épilepsie Enfant 2023 (2023), p.16
- [3] HAS — HAS Épilepsie Enfant 2023 (2023), p.53
- [4] HAS — HAS Épilepsie Enfant 2023 (2023), p.53
- [5] INSERM — INSERM Polyhandicap 2024 (2024), p.187-188
- [6] INSERM — INSERM Polyhandicap 2024 (2024), p.238
- [7] Délégation interministérielle — Livret Epilepsie-troubles du neurodéveloppement 2026 (2026), p.13
- [8] INSHEA — Tous à l'école (2024), p.1
- [9] Délégation interministérielle — Livret Epilepsie-troubles du neurodéveloppement 2026 (2026), p.13
- [10] INSERM — INSERM Polyhandicap 2024 (2024), p.294
- [11] Délégation interministérielle — Livret Epilepsie-troubles du neurodéveloppement 2026 (2026), p.18
- [12] Délégation interministérielle — Livret Epilepsie-troubles du neurodéveloppement 2026 (2026), p.11