Mémoire
Mémoire de travail, mémoire à court/long terme, mémoire procédurale et déclarative.
Cadre clinique
La mémoire est un ensemble de processus cognitifs essentiels à l'apprentissage et à la vie quotidienne. Elle inclut plusieurs types de mémoire : mémoire de travail, mémoire à court et long terme, mémoire procédurale et mémoire déclarative. Ces fonctions mnésiques sont évaluées à travers des processus d'encodage, de stockage et de récupération d'informations, qu'elles soient verbales ou visuelles [1].
La mémoire de travail, définie comme la capacité de stockage de l'information présente, est particulièrement importante pour les fonctions cognitives telles que le raisonnement, la planification mentale et la capacité de réaction à la nouveauté [2]. Les troubles de la mémoire peuvent affecter la structuration du temps, les capacités attentionnelles et les fonctions exécutives, ce qui peut entraîner des difficultés d'apprentissage et des troubles du comportement [11].
Repères épidémiologiques
Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence des troubles de la mémoire dans la population générale ou chez les enfants. Cependant, il est mentionné que les troubles cognitifs, incluant les troubles de la mémoire, peuvent être responsables de troubles des apprentissages et/ou de troubles du comportement, affectant ainsi les performances scolaires [11].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic des troubles de la mémoire repose sur une évaluation neuropsychologique complète. Les outils d'évaluation incluent le WISC-V, qui évalue cinq indices cognitifs, dont la mémoire de travail [KG-4], et le NEPSY-II, une batterie neuropsychologique complète évaluant six domaines cognitifs, dont les fonctions exécutives et la mémoire [KG-5]. D'autres tests peuvent être utilisés pour explorer des aspects spécifiques de la mémoire, tels que la mémoire de travail auditivo-verbale ou la mémoire visuo-constructive [12].
Un bilan neuropsychologique réalisé par un neuropsychologue ou un orthophoniste est essentiel pour préciser les capacités et les difficultés de l’enfant [5]. Les tests permettent d'explorer le type de traitement préférentiel des informations, la mémoire, les fonctions exécutives, les compétences neurovisuelles et l'attention [12].
Interventions recommandées
Plusieurs stratégies pédagogiques et thérapeutiques peuvent être mises en place pour soutenir les élèves présentant des troubles de la mémoire. Parmi ces stratégies, on trouve :
- Outils d'aide : Mettre à disposition des emplois du temps individuels illustrés de pictogrammes, des semainiers ou des calendriers mensuels personnalisés, et multiplier les traces écrites des activités [5].
- Pratiques pédagogiques routinières : Multiplier les rappels et les démarches métacognitives pour reconstituer le fil de l'histoire scolaire [3].
- Sollicitation des différentes formes de mémoire : Utiliser la mémoire sémantique par une structuration systématique des données, la mémoire épisodique en variant les contextes d'apprentissage, et la mémoire implicite en favorisant un bon climat de travail [3].
- Interventions spécialisées : Les orthophonistes peuvent jouer un rôle clé dans la prévention, l'évaluation et le traitement des troubles de la mémoire [KG-6].
Cadre légal et droits
Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés aux troubles de la mémoire. Cependant, il est mentionné que des adaptations peuvent être mises en œuvre à l’école pour répondre aux besoins des élèves présentant des troubles cognitifs, notamment en ce qui concerne la structuration du temps et les outils d'aide [5].
En conclusion, la mémoire est un domaine complexe et essentiel qui nécessite une évaluation précise et des interventions adaptées pour soutenir les élèves présentant des troubles mnésiques. Les outils d'évaluation et les stratégies pédagogiques doivent être choisis en fonction des besoins spécifiques de chaque enfant.