Début de communication gestuelle (T21)
L'enfant avec T21 développe souvent les gestes communicatifs avant le langage oral. La CAA (Communication Alternative Augmentée) doit être mise en place précocement.
Début de communication gestuelle (T21)
En bref
une réponse et de ce fait doivent être renforcés par l’interlocuteur pour montrer qu’il semble avoir compris qu’il s’agissait bien d’une réponse. PNDS « Trisomie 21 » ● Concernant l’oralité alimentaire et les fonctions oro-faciales : Posture : Globale / des éléments oro faciaux / tonus global et local Ventilation : Naso nasale Geste lingual,… és dés 12 mois, (méthodes gestuelles de type Français signé associé à certains programmes rééducatifs basés sur la multicanalité de la communication).
PNDS T21 2020 — HAS (2020)
une réponse et de ce fait doivent être renforcés par l’interlocuteur pour montrer qu’il semble avoir compris qu’il s’agissait bien d’une réponse.
La phase pré linguistique du langage peut durer plusieurs années. La communication se fait par gestes, expressions faciales et vocalisations en respectant le temps de latence existant lors de la réponse à des échanges chez ces enfants. Les premiers mots apparaissent en moyenne vers 3 ans et les phrases vers 5 ans avec une progression possible jusqu’à l’âge adulte. L’accompagnement précoce en orthophonie est indiqué pour favoriser la communication en mettant en place des outils de CAA (Communication Alternative Augmentée). En effet la compréhension de ces enfants est meilleure que leur capacité à oraliser. Il est donc important de leur donner des outils de communication très tôt. – Avant 12 mois : évaluation des praxies bucco-faciales et mise en route d’une rééducation, stimulation oro-faciale par massage ludique. En cas de troubles précoces de l’oralité une CRMR et CCMR « Anomalies du développement et syndromes malformatifs avec ou sans Déficience Intellectuelle de causes Rares» Région Sud-Est / Janvier 2020 21 — _p.21_
PNDS « Trisomie 21 »
● Concernant l’oralité alimentaire et les fonctions oro-faciales :
Posture : Globale / des éléments oro faciaux / tonus global et local Ventilation : Naso nasale Geste lingual, déglutition contexte Tonus / perception / mastication / mouvement / praxies alimentaire : alimentaires / textures
● Pour l’oralité verbale : On définit différentes étapes clés : la stimulation du prélangage durant la première année, puis l’intervention prélangagière élargie comprenant le volet sur les oropraxies et enfin le développement langagier et cognitif global (mémoire, fonctions exécutives…). Dans cette dynamique, sont développés quelques axes fondamentaux :
L’installation d’une relation Contact / rythme/ stimulation langagière au quotidien et réciproque : accompagnement familial
La communication non verbale et Repérage des tentatives de communication /ajustement du l’imitation gestuelle : rythme moteur et des temps de latence
Le babillage : Renforcement et enrichissement des productions vocales et de la boucle audiophonatoire Le traitement de l’environnement : Contact oculaire et corporel / attention conjointe / renforcement des référents langagiers — p.60
és dés 12 mois, (méthodes gestuelles de type Français signé associé à certains programmes rééducatifs basés sur la multicanalité de la communication).
En somme : De 0 à 1 an De 1 à 3 ans De 3 à 6 ans Education très précoce (suivi du Education précoce (éducation Développement langagier et développement de l’oralité et des gnosopraxique et développement cognitif. éléments sensori moteurs associés) de l’oralité verbale) – début
● Approches faisant consensus permettant de favoriser le développement et la réhabilitation du langage, de la communication et des fonctions cognitives dans le champ de la trisomie 21 – Le plan phonatoire afin de diminuer l’impact sur l’intelligibilité. Sur ce plan l’intervention portera sur la compensation des troubles articulatoires (caractérisés par un déficit moteur et oropraxique), des troubles de la parole (caractérisés par des difficultés de réalisation des groupes consonantiques et des troubles de l’organisation de syllabes) et sur les troubles de la voix (caractérisés par l’hypotonicité qui aura des répercussions sur le fonctionnement des cordes vocales, des résonateurs et sur la tonicité du voile du palais). La question des troubles de la fluence (bégaiement — p.96
PNDS « Trisomie 21 » ou pseudo bégaiement) est en lien avec ces troubles toniques, de même que la notion décrite de dyspraxie relative.
– Le plan langagier et communicationnel afin de diminuer l’impact sur :
Le langage formel Le langage fonctionnel Longueur moyenne de production verbale (> 3 à 5 Les anomalies dans l’organisation du discours mots) (tours de parole, thèmes de l’échange) Les anomalies grammaticales (suppression des Les perturbations dans la maîtrise des notions articles, des prépositions…) d’espace-temps (repères topologique et Les anomalies d’organisation syntaxique chronologique) Le décalage entre le niveau d’expression et celui Les difficultés d’ajustement des canaux non de compréhension verbaux et para verbaux de la communication (gestes, mimiques, prosodie, latence, fatigabilité…) — p.97
HAS TSA Enfant 2018 — HAS (2018)
mmunication sociale et de langage • Régression des habiletés langagières ou relationnelles, en l’absence d’anomalie à l’examen neurologique
Chez le jeune enfant • Absence de babillage, de pointage à distance ou d’autres gestes sociaux pour communiquer à 12 mois et au-delà (faire coucou, au revoir, etc.) • Absence de mots à 18 mois et au-delà • Absence d’association de mots (non écholaliques) à 24 mois et au-delà — _p.8_
src-dgs-sfp-langage-collection-01-ortoph-anaes-2001-2 — DGS-SFP (2007)
entaires.
Ü La prise en charge de certains enfants peut nécessiter le recours à des systèmes augmentatifs (*) ou alternatifs de communication (**).
Le signe ou le geste renvoie au mot connu qui permet l’accès au référent.
ANAES / Service recommandations et références professionnelles / mai 2001 - 67 - — _p.67_
Communication Alternative et Améliorée (CAA) : comment aider un enfant qui ne pa — expert (2024)
Langage Quand s'inquiéter ? Communication Alternative et Améliorée (CAA) : comment aider un enfant qui ne parle pas ou peu ? Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 6 min de lecture Écouter cet article Lire
Quand un enfant ne développe pas le langage comme prévu, ou a du mal à se faire comprendre par la parole, les inquiétudes sont souvent grandes. Faut-il attendre ? Est-ce qu’il parlera un jour ? Comment l’aider à exprimer ce qu’il pense, ce qu’il ressent, ce dont il a besoin ?
La Communication Alternative et Améliorée (CAA) regroupe des outils et stratégies qui permettent de communiquer autrement que seulement par la voix : par gestes, pictogrammes, applications ou classeurs adaptés.
Dans cette série de fiches, vous trouverez des repères concrets pour comprendre ce qu’est la CAA, découvrir les outils existants, et savoir comment les utiliser au quotidien — à la maison, à l’école, ou ailleurs.
Cette fiche 1 vous aide à comprendre ce qu’est la CAA, pourquoi elle est proposée, et à quoi elle peut vraiment servir… même si votre enfant parle déjà un peu. — p.1
expliquent par une impossibilité à se faire comprendre. La CAA permet d’offrir à l’enfant un moyen accessible et concret pour entrer en communication.
Il est important de rappeler que communiquer est un droit. La Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU inclut la CAA, et en France, la loi de 2005 sur le handicap impose l’accessibilité à l’information et aux services publics pour les personnes ayant besoin de systèmes de communication adaptés. Pour aller plus loin, consultez le plaidoyer du GNCHR. Est-ce que cela va empêcher mon enfant de parler ?
Non. L’objectif de la CAA n’est pas de remplacer le langage oral, mais bien de soutenir son développement. En parallèle de l’utilisation des outils de CAA, votre enfant est toujours encouragé à parler quand il le peut.
Utiliser un outil de communication ne l’empêchera donc pas de parler — au contraire, cela peut renforcer son envie ou son aptitude à communiquer, et soutenir l’apparition ou l’enrichissement du langage.
Et si la parole finalement ne se développe pas, alors l’outil de CAA lui permettra de s’exprimer et de recevoir des informations autrement, pour interagir avec son entourage et participer à la vie sociale.
Mon enfant parle déjà un peu : est-ce que la CAA est utile quand même ? — p.1
autrement, pour interagir avec son entourage et participer à la vie sociale.
Mon enfant parle déjà un peu : est-ce que la CAA est utile quand même ?
Si votre enfant dit déjà quelques mots et parvient à se faire comprendre, vous pouvez vous demander à quoi servirait un outil de CAA. De même, si après quelques semaines d’utilisation votre enfant commence à parler davantage, ce progrès peut donner l’impression qu’il n’a plus besoin de son outil.
Et pourtant, la CAA reste très utile dans ces situations. Elle continue à jouer son rôle d’amélioration et de soutien du langage oral, continuant à stimuler son développement. Elle aide alors aussi votre enfant à être compréhensible par le plus grand monde. En effet, les parents comprennent souvent très bien leur enfant — parce qu’ils le connaissent, anticipent ses besoins, et s’habituent à ses façons de s’exprimer. Mais ce n’est pas toujours le cas pour d’autres personnes : proches, professionnels, camarades…
Même lorsque le langage oral se développe, il peut rester des difficultés d’articulation, de syntaxe ou de formulation. Dans ces moments-là, l’outil de communication permet à l’enfant d’exprimer ce qu’il pense plus facilement et d’être compris. — p.1
yntaxe ou de formulation. Dans ces moments-là, l’outil de communication permet à l’enfant d’exprimer ce qu’il pense plus facilement et d’être compris.
Enfin, la parole n’est pas toujours accessible en toutes circonstances. De nombreuses personnes expliquent que la fatigue, le stress ou une surcharge sensorielle peuvent rendre l’expression orale difficile, voire impossible. Dans ces moments, avoir un outil de CAA bien connu, disponible et maîtrisé, permet de continuer à communiquer sans s’épuiser.
Est-ce qu’il est trop jeune / trop âgé pour commencer ?
Non. Il n’y a pas d’âge pour utiliser un outil de CAA. Plus tôt votre enfant l’utilisera, plus il sera naturel et efficace pour lui. Et de la même manière, il n’est jamais trop tard pour commencer ! Il n’y a aucune contre-indication à l’utilisation d’un outil de CAA, pas de raison a priori de ne pas les introduire ce d’autant qu’ils sont extrêmement adaptables et personnalisables en fonction du profil et de l’âge de l’enfant.
J’ai peur qu’il soit stigmatisé…
Il est naturel de craindre qu’un outil de communication rende plus visibles les difficultés de votre enfant. Mais en réalité, c’est souvent l’inverse qui se produit. — p.1
Allo Ortho 1-3 ans — expert (2024)
MON ENFANT NE PARLE PAS, L’ORTHOPHONISTE M’A PARLÉ DE CAA, DE QUOI S’AGIT IL ? «Angèle a 18 mois. Nous avons consulté une orthophoniste qui a proposé de mettre en place un moyen de Communication Alternative et Améliorée (CAA) pour Angèle, mais nous avons peur que cela l’empêche de parler plus tard.»
La communication regroupe tous les moyens qu’une personne va mettre en œuvre pour transmettre des informations à un interlocuteur. Le langage oral est un de moyens pour communiquer, la CAA en est un autre : les deux sont compatibles. La Communication Alternative et Améliorée regroupe tous les moyens mis en place pour faciliter la communication des personnes qui éprouvent des difficultés pour parler. La CAA peut être, par exemple, sous forme de signes, d’images (pictogrammes), de supports pour écrire ou même de tablettes numériques qui permettent aux personnes qui l’utilisent de communiquer plus facilement. Le moyen de communication s’adapte aux possibilités de l’enfant : Peut-elle attraper ou montrer du doigt ? Peut-elle fixer son regard sur une image ? Sait-elle cliquer sur un bouton ? Peut-elle exprimer le «oui» et le «non» corporellement ou oralement ? Angèle n’est peut être pas capable, pour le moment, de dire «oui» ou «non», mais le bilan orthophonique déterminera le champ de ses compétences et aidera à trouver le moyen le plus adapté pour elle de communiquer. — p.39
i» ou «non», mais le bilan orthophonique déterminera le champ de ses compétences et aidera à trouver le moyen le plus adapté pour elle de communiquer.
L’orthophoniste pourra accompagner les parents dans le développement de la communication grâce à son outil. La CAA peut être mise en place dès le plus jeune âge car il ne faut aucune compétence particulière pour se l’approprier : il n’est pas nécessaire que l’enfant parle avant, ni qu’il utilise correctement ses mains. Il ne faudra pas oublier que plus le bain de langage CAA sera régulier, plus vite il pourra s’approprier ce nouveau mode de communication.
- d’infos : À retenir : Il est primordial de présenter très régulièrement à l’enfant son nouveau mode de communication pour qu’il commence par comprendre à quel objet, quelle action correspond le pictogramme ou le signe qu’on lui présente. C’est lorsqu’il aura bien compris cette façon de dire les mots qu’il veut exprimer qu’il pourra lui-même les utiliser. Les parents et l’entourage ont donc un rôle essentiel pour créer auprès de l’enfant ce bain de langage CAA. 39 — p.39
Sources mobilisées (5)
- [1] PNDS T21 2020 — HAS (2020) 📄 (4 extraits)
- [2] HAS TSA Enfant 2018 — HAS (2018) 📄 (1 extrait)
- [3] src-dgs-sfp-langage-collection-01-ortoph-anaes-2001-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [4] Communication Alternative et Améliorée (CAA) : comment aider un enfant qui ne pa — expert (2024) 📄 (4 extraits)
- [5] Allo Ortho 1-3 ans — expert (2024) 📄 (2 extraits)