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Absence de regression des acquis

Toute perte de competences acquises (langage, motricite, social) est un signe d'alerte majeur necessitant une consultation urgente.

Qu'est-ce que c'est ?

L'absence de régression des acquis désigne une situation où un enfant ne perd pas les compétences qu'il a déjà développées, contrairement à ce qui peut se produire dans certains troubles du neurodéveloppement. Par exemple, un enfant qui a appris à parler ne devrait pas perdre cette capacité. Cependant, toute perte de compétences acquises (langage, motricité, interactions sociales) est un signe d'alerte majeur nécessitant une consultation urgente [1].

Les signes d'appel varient selon l'âge de l'enfant. Par exemple, à 2 ans, un enfant qui ne comprend pas le langage même simple ou qui ne dispose pas de 50 mots de vocabulaire peut présenter un retard de langage ou une déficience intellectuelle [1] [2]. À 3 ans, des difficultés pour comprendre les phrases hors contexte ou pour faire des phrases à trois éléments peuvent également être des signes à surveiller [1].

Il est important de noter que des difficultés de langage peuvent être associées à d'autres conditions, comme un retard mental, un déficit moteur affectant la parole, un déficit sensoriel ou une carence de l'environnement. Dans ces cas, les difficultés de langage dépassent habituellement celles associées à ces conditions [5].

Ce que ça change au quotidien

L'absence de régression des acquis peut avoir un impact significatif sur le quotidien de l'enfant et de sa famille. Par exemple, des difficultés d'autonomisation pour les gestes de la vie quotidienne, comme s'habiller, boutonner, mettre ses gants, faire ses lacets, couper la viande, tartiner, verser de l'eau dans un verre, ou se moucher, peuvent être des signes d'alerte [9].

De plus, un désintérêt ou un refus des jeux faisant appel à la construction, le dessin, les cubes, lego, puzzle, ou une malhabileté dans les activités de motricité fine en général, peuvent également être des signes à surveiller. Un manque d'aisance en motricité globale, des chutes fréquentes, ou des difficultés de repérage et d'orientation dans le temps et/ou dans l'espace peuvent aussi être des indicateurs [9].

Ce qui peut aider

Si vous observez des signes d'alerte, il est crucial de consulter un professionnel de santé. Une rééducation orthophonique peut être indiquée à partir de 4 ans si les troubles persistent, ou plus précocement si les troubles sont sévères et font évoquer une dysphasie. Cette rééducation peut être complétée par une rééducation psychomotrice si un retard moteur, des difficultés praxiques, ou des troubles de l'organisation spatio-temporelle sont associés [10] [11].

Une psychothérapie peut être proposée si des facteurs psychoaffectifs ou relationnels apparaissent prédominants. Il est également important de prendre en compte le contexte familial et les potentielles différences culturelles [9].

En cas de troubles du langage, il est recommandé de consulter un orthophoniste, un professionnel de santé spécialisé dans la prévention, l'évaluation et le traitement des troubles du langage oral et écrit [KG-5]. Un psychomotricien peut également être consulté pour évaluer et rééduquer la relation entre le corps et le psychisme, notamment en cas de difficultés de motricité fine [KG-6].

Enfin, il est important de maintenir une routine stable pour le sommeil, de créer un environnement apaisant et sans stimulation, et de consulter un spécialiste si nécessaire en cas de troubles du sommeil [4].

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Sources mobilisées (6)