Modèle de développement humain – Processus de production du handicap (MDH-PPH)
Mis à jour le
s’appuyer sur les modèles interactionnels du handicap comme ceux de l’AAIDD, de la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) ou du Processus de production du handicap (PPH)
En bref
- Attesté par : 1 document (INSERM) — niveau de preuve : Présomption forte
Cadre clinique
Le Modèle de développement humain – Processus de production du handicap (MDH-PPH) est une classification qui s’appuie sur des modèles interactionnels du handicap, comme ceux de l’American Association on Intellectual and Developmental Disabilities (AAIDD), de la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) ou du Processus de production du handicap (PPH) [1]. Ce modèle conçoit le fonctionnement humain en trois dimensions principales : les facteurs personnels (intégrité des systèmes organiques et aptitudes), les facteurs environnementaux (sociaux et physiques) et les habitudes de vie (activités courantes et rôles sociaux) [2]. Le MDH-PPH rompt avec une vision biomédicale du handicap pour proposer une conception axée sur les barrières socioéconomiques et culturelles comme entraves à la participation sociale et à l’intégration des individus [10].
Repères épidémiologiques
En France, la déficience intellectuelle légère pourrait concerner entre 10 et 20 personnes pour 1 000, tandis que la déficience intellectuelle sévère est retrouvée chez 3 à 4 personnes pour 1 000 [3]. Les connaissances précises en épidémiologie descriptive et analytique de la déficience intellectuelle (DI) sont peu nombreuses en France, l’information reposant souvent sur les données de la littérature [3]. Les études épidémiologiques fiables portent principalement sur la déficience intellectuelle sévère en raison de la lourdeur des tests nécessaires pour établir la prévalence de la déficience intellectuelle légère [3].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic de la déficience intellectuelle repose sur des critères spécifiques, tels que ceux du DSM-5 et de l’AAIDD, qui complètent la classification basée sur le QI en proposant une typologie descriptive fondée sur le comportement adaptatif cognitif, social et pratique [1]. Les niveaux de gravité de la déficience intellectuelle sont classés en léger, modéré, grave et profond, mais les deux autorités soulignent l’importance de les définir à partir de critères d’intensité des soutiens [1]. L’intensité des besoins de soutien peut être mesurée à l’aide de la typologie du DSM-5 ou d’échelles comme l’Échelle d’intensité de soutien (publiée par l’AAIDD en 2004) [1].
Interventions recommandées
Les interventions recommandées dans le cadre du MDH-PPH visent à promouvoir le développement, l’éducation, les intérêts et le bien-être de la personne pour améliorer son fonctionnement individuel [2]. Ces interventions doivent être multidisciplinaires et adaptées à la situation de la personne, en tenant compte des facteurs personnels et environnementaux [6]. La HAS recommande que l’annonce du diagnostic d’épilepsie puisse être suivie d’un accompagnement, de préférence multidisciplinaire (sanitaire, médico-social, scolaire, professionnel, psychologique, paramédical, éducation thérapeutique du patient, etc.) et adapté à la situation de la personne atteinte d’épilepsie (PAE) [6]. L’accompagnement individualisé permet de considérer l’enfant comme un interlocuteur à part entière et en qui tout accompagnant (professionnels et famille) reconnaît des capacités à apprendre, à s’adapter, à évoluer et à développer des capacités d’autodétermination, dans différents environnements et tout au long de la vie [6].
Cadre légal et droits
La notion de participation sociale s’est imposée, depuis la fin du xxe siècle, pour parler de la place des personnes handicapées dans la société [7]. Cette notion a ensuite été formalisée dans un certain nombre de textes officiels, notamment dans la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) et dans la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées, adoptée par l’Organisation des Nations unies (ONU) [7]. La participation sociale couvre une diversité de domaines : les activités de la vie quotidienne, les loisirs, les relations sociales, l’éducation, le travail, etc. [7]. Selon le MDH-PPH, l’exercice effectif des droits des personnes atteintes d’une déficience dépend de la qualité d’accès de l’environnement de vie pour ces personnes [9].