Lecture partagee avec l'enfant pour stimuler le langage et les apprentissages
La lecture partagee (shared reading) consiste a lire des livres illustres avec l'enfant en interagissant activement : poser des questions ouvertes, nommer les images, relier l'histoire au vecu de l'enfant. Les livres pour enfants contiennent majoritairement du vocabulaire elabore que l'on n'utilise pas dans le quotidien, enrichissant ainsi le lexique. Selon la revue systematique Zhang et al. (2023), la lecture partagee de livres illustres ameliore aussi la maitrise de la numeration chez les 3-6 ans et reduit l'anxiete mathematique.
Lecture partagee avec l'enfant pour stimuler le langage et les apprentissages
En bref
,Les troubles de Comment lire l évolution , du langa ge chez l enfant à son bébé ? Par exemple, le mot « voiture » peut être identifié comme « auto ». 40 L’évolution du langage de l’enfant l De la difficulté au trouble détail qui attire en quelque sorte l’œil peut être une lettre située n’importe où dans un mot.
src-dgs-sfp-langage-collection-lire-a-son-bebe-2 — DGS-SFP (2007)
,Les troubles de Comment lire l évolution , du langa ge chez l enfant à son bébé ?
Le bébé pour s’endormir le soir a besoin de calme, de berceuses, de rituels du coucher dont la “lecture du soir” fait partie.Alors pour mettre à profit ce temps privilégié de partage et en faire un “bon moment” :
Allez au rythme de votre enfant Cela permettra ainsi qu’il se concentre mieux, qu’il commence à montrer ses propres centres d’intérêts, qu’il découvre le livre selon son envie. Lisez à voix haute Chaque jour pour ritualiser un moment agréable. Créez un environnement confortable Chaque jour pour ritualiser un moment agréable. - Communiquez pendant la lecture En imitant, en mimant, en lui posant des questions Acceptez de lire plusieurs fois la même histoire FÉDÉRATION NATIONALE DES ORTHOPHONISTES — _p.1_
src-dgs-sfp-langage-collection-02-plaquette-inpes — DGS-SFP (2007)
mot de sens proche. Par exemple, le mot « voiture » peut être identifié comme « auto ».
Le stade alphabétique Pour pouvoir identifier de façon autonome des mots nouveaux, l’enfant doit adopter une stratégie nouvelle de traitement de l’écrit : la stratégie alphabétique.01_88_LangEnfant.indd 30 04/12/2009 11:12:59 — p.31
40 L’évolution du langage de l’enfant l De la difficulté au trouble
détail qui attire en quelque sorte l’œil peut être une lettre située n’importe où dans un mot. Cette attirance doit alors être inhibée pour que l’attention visuelle puisse se porter au tout début du mot, pour décoder la ou les premières lettres du mot et pouvoir ainsi déchiffrer ce mot correctement. EN RÉSUMÉ L’apprentissage de la lecture n’est pas naturel. Il est le Ces habiletés permettent à l’enfant d’acquérir la stra- résultat d’actions pédagogiques mobilisant des habi- tégie alphabétique qui consiste à identifier les mots en letés qui ne sont que très partiellement développées convertissant les graphèmes en phonèmes (conversion chez l’enfant prélecteur : grapho-phonémique). L’acquisition de cette stratégie – la conscience phonologique permet à l’enfant d’iso- constitue un aspect fondamental de l’apprentissage de ler et de manipuler les segments sonores de la parole ; la lecture. – la mémoire verbale à court terme permet la réten- L’évolution du langage écrit est rapide : en moins d’un tion momentanée d’informations verbales le temps de an d’apprentissage, l’enfant apprenant acquiert le com- leur traitement. portement d’un lecteur autonome (ou lecteur expert).01_88_LangEnfant.indd 40 04/12/2009 11:13:00 — p.41
ue pour être accessibles pées par les activités graphiques qui font l’objet d’un enseigne- à l’enfant prélecteur. ment guidé.
2. L’école élémentaire L’école élémentaire s’appuie sur les compétences développées en maternelle pour faciliter l’entrée de l’élève dans la langue de l’école, qui est conçue comme une base indispensable des apprentissages. Dans cette perspective, l’école élémentaire se fixe notamment pour objectifs la structuration et l’enrichisse- ment du vocabulaire et de la syntaxe, ainsi que le développe- ment des capacités de traitement sémantique et pragmatique. L’apprentissage du lire-écrire est une des préoccupations majeures du CP et du CE¡. L’objectif est de doter l’enfant apprenant des compétences d’un lecteur autonome, à savoir, de la capacité à identifier de façon autonome des mots nouveaux en appliquant le principe alphabétique ; pouvoir identifier de façon directe les mots écrits connus et les mots irréguliers les plus fréquents. Avant la fin du cycle II, on essaie de conduire l’enfant à un degré d’automatisation suffisant des processus d’identification des mots écrits afin de lui permettre un accès aisé et autonome à la compréhension du texte lu. L’apprentissage de la lecture et celui de l’écriture sont menés conjointement et de façon interac- tive, le cycle II jetant les bases de l’acquisition de l’orthographe lexicale et de l’orthographe grammaticale. — _p.49_
src-dgs-sfp-langage-collection-langes-actes-dgs — DGS-SFP (2007)
répondre aux recommandations internationales et doivent se faire dès le CP pour les enfants qui sont en difficulté de décodage.
En revanche, pour la compréhension, il faudra agir sur ce sur quoi on peut agir et en particulier, agir bien sûr sur le décodage, car tant qu’un enfant ne décode pas il ne peut pas lire ce qu’il ne décode pas, mais aussi sur le vocabulaire et les rôles des entraînements à la stimulation langagière dès la maternelle. Je vous remercie.43 — p.44
src-dgs-sfp-langage-collection-30-mois-2 — DGS-SFP (2007)
d on l’appelle dans son dos, même à voix chuchotée ? Est-ce que votre enfant est capable de rester intéressé lorsque vous lui racontez une histoire ?
ACTIVITES oui nonAime-t-il jouer avec les autres enfants ? Aime-t-il les jeux de faire-semblant (donner le bain ou à manger à la poupée, jouer au docteur…)
COMPREHENSION oui nonPeut-il prendre un objet que vous lui demandez, sans que vous accompagniez votre demande d’un geste ? Est-il capable de réaliser une consigne double (par exemple : enlève tes chaussures et mets ton pyjama) ?
EXPRESSION oui nonAime-t-il parler et poser des questions ? Préfère-t-il utiliser des mots plutôt que des sons et des gestes ? Sa parole est-elle compréhensible par d’autres que vous ? S’exprime-t-il de façon fluide (sans répétitions, ni blocages) ? Utilise-t-il régulièrement des nouveaux mots ? Est-il capable de raconter de façon cohérente une histoire entendue ou un événement vécu ? Commence-t-il à utiliser des phrases ? — p.1
Parler, chanter et lire des histoires à son bébé dès sa naissance — expert (2024)
, mais le moment partagé entre le parent et lui, renforçant ainsi le sentiment de sécurité et de bien-être.
2- Développement de l’attention conjointe
Lire à un bébé pose les bases de l’attention conjointe, une compétence essentielle qui apparaît vers l’âge de 9 mois. L’attention conjointe est la capacité d’attirer et de maintenir l’attention de l’enfant sur un objet ou un événement dans le but d’obtenir une observation partagée. Cette fonction est cruciale pour le développement de la communication sociale, permettant à l’enfant de se connecter plus profondément avec les personnes qui l’entourent.
3- Initiation au langage et à la compréhension
La lecture de livres initie l’enfant à sa langue maternelle, stimulant ses capacités de compréhension et d’expression langagière. Les bases du langage se développent dès la grossesse et les premiers mois de vie. Parler à son bébé et lui lire des histoires sont des moyens précieux pour enrichir son vocabulaire et sa compréhension syntaxique. La langue des livres est souvent plus riche et plus complexe que le langage courant, offrant ainsi à l’enfant une exposition précoce à des structures linguistiques variées.
4- Le cas particulier des bébés hospitalisés en néonatologie Le besoin de contact en milieu hospitalier — p.1
(projet Lisons aux nourrissons à Tours, programme Premières pages du ministère de la culture). Faut-il continuer à lire lors du retour à la maison ?
Poursuivre la lecture à la maison est tout à fait conseillé puisque la lecture précoce est importante pour le bon développement du langage oral de votre enfant. Plus vous lisez de livres à votre enfant, mieux il parlera. Lire est également un moment privilégié avec son enfant.
A long terme, la lecture partagée de livres participera activement au développement du langage de votre enfant, mais aussi à ses capacités de lecture. La lecture à votre enfant favorise également sa compréhension écrite, l’enrichissement de son vocabulaire et sa motivation à lire.
Si vous prenez l’habitude de lire régulièrement à votre enfant (tous les jours), vous allez voir qu’il va très naturellement apprécier les livres et qu’il essayera rapidement de vous imiter en tournant lui-même les pages et en babillant. Constituez-lui une petite bibliothèque à laquelle il a facilement accès !
Association 1001 mots Voici une liste de 100 livres pour les tout-petits : Premières pages Un site avec des livres à 0,80 euro. Pourquoi est-ce important de lire : Premières pages
Contenu rédigé par l'équipe de l'Institut du Cerveau de l'Enfant (AP-HP).
Auteurs A Adele Boulanger Hirsh C Clemence Trousson A Alice Frerot C Caroline Farnoux F Flavie Aroulandom V Valerie Biran C CléPsy Articles similaires — p.1
Langage Accompagner au quotidien Parler, chanter et lire des histoires à son bébé dès sa naissance Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 8 min de lecture Écouter cet article Lire
Les échanges que vous avez avec votre bébé dès sa naissance sont essentiels à son développement. Parler, chanter ou lire des livres à votre enfant permet de tisser un lien fort avec lui tout en stimulant son développement cognitif, émotionnel et langagier.
Pourquoi lire à son bébé ? 1- La lecture, un lien d’attachement privilégié
La lecture favorise le lien d’attachement que vous construisez avec votre bébé. Elle passe par des moments de parole, de toucher, et de proximité physique. Lorsqu’un parent lit une histoire, l’enfant est bercé par la voix familière de ses parents, reconnait un rythme et une mélodie qu’il a déjà perçus in utero, tout en étant lové contre eux. Ce qui importe pour l’enfant, ce n’est pas tant le contenu du récit, mais le moment partagé entre le parent et lui, renforçant ainsi le sentiment de sécurité et de bien-être.
2- Développement de l’attention conjointe — p.1
ux, de la poésie, un journal… Même si ce n’est pas un livre spécifiquement pour les bébés, votre enfant reconnaît votre voix et sait que vous êtes là.
Pour les bébés hospitalisés, il y a souvent une médiathèque dans les hôpitaux où vous pouvez emprunter des livres. A l’hôpital Robert Debré (Paris), un livre vous est offert par le service de réanimation et pédiatrie néonatale et une bibliothèque permanente est à votre disposition dans le service.
Pour les familles non francophones, il existe quelques livres pour enfants dans d’autres langues afin que les parents puissent lire dans leur langue maternelle. Il est également tout à fait possible de ne pas lire le texte mais de décrire les images, dans la langue que l’on souhaite. Il est aussi possible de raconter des histoires sans le support d’un livre. Dans certaines cultures, la tradition orale est plus forte que la tradition écrite et les parents ont de nombreuses histoires à raconter.
L’important est de parler à l’enfant dans la langue dans laquelle vous vous sentez le plus à l’aise.
Pour exemple, les livres offerts par le service de néonatologie de l’hôpital Robert Debré (Paris) sont des albums pour enfants choisis à partir du retour d’expérience d’autres services ayant mis en place la lecture en néonatologie (projet Lisons aux nourrissons à Tours, programme Premières pages du ministère de la culture). Faut-il continuer à lire lors du retour à la maison ? — p.1
Lire une histoire à son enfant: des astuces pour un moment privilégié — expert (2024)
uel livre proposer ? Est-ce qu’il y a une façon particulière de lire avec son enfant ? C’est ce que nous allons essayer de détailler dans cette fiche.
Pourquoi lire avec son enfant ? Le temps de lecture est un moment d’échange privilégié avec vous. Cela permet entre autres de renforcer la relation parent enfant, base d’un bon développement affectif. C’est un moment où votre enfant apprend énormément et sans effort conscient. Favoriser le développement du langage oral et écrit. Même si votre enfant ne parle pas encore, il va d’abord prêter attention à la mélodie de la parole, aux intonations. Puis, il va se saisir de certains mots de vocabulaire et de petites phrases. Progressivement, il va produire certains de ces mots entendus et faire le lien avec son quotidien. Il pourra ensuite raconter l’histoire par lui-même. Votre enfant apprend également à manipuler le livre, à tourner les pages. Il se familiarise avec le sens de lecture et repère visuellement les mots écrits même s’il ne sait pas encore lire. Au moment de l’apprentissage de la lecture, il fait le lien entre le mot entendu et le mot écrit… Il découvre l’orthographe. Favoriser la perception et la compréhension des émotions. A l’aide des images, mais aussi des histoires et des personnages, votre enfant va d’abord apprendre à identifier puis nommer les émotions. En s’identifiant aux personnages et en se projetant dans les situations qu’ils vivent, votre enfant apprend les mécaniques des émotions, quand et pourquoi elles apparaissent, chez lui, et chez les autres. Peu à peu cela l’aidera à mettre des mots sur des ressentis plus complexes et à les partager. Améliorer le développement des capacités d’observation et de concentration. Votre enfant analyse visuellement les illustrations mais doit aussi fournir en parallèle une écoute attentive (pendant quelques minutes chez le jeune enfant jusqu’à plusieurs heures chez l’adolescent). Cela est d’autant plus possible car la situation est agréable. Et à la faveur de ce moment agréable, il va s’entraîner à se concentrer de plus en plus longtemps. Améliorer le développement de l’imagination. Dans « imaginaire », il y a le mot image. La lecture apprend à se fabriquer des images dans la tête à partir des mots. Par la suite, lire apprend aussi à fabriquer ses propres histoires. Donner le goût de la lecture et l’amour des livres. Lorsque l’enfant sait lire, la lecture est un moment de loisir à portée de main, que l’on emporte partout, qui ne tombe jamais en panne et qui ne coûte pas cher. Les univers et les histoires sont infinis. Par ailleurs, les livres sont les outils privilégiés utilisés à l’école, si l’enfant sait s’y retrouver et les apprécier, il sera certainement plus intéressé par ce qui est abordé à l’école. Comment lire avec son enfant ? 1/ Se mettre dans de bonnes dispositions : Favorisez une ambiance sereine. Les enfants sont des « éponges à ambiance ». Si l’ambiance est calme et sereine, ils le seront aussi. Si à l’inverse l’environnement est bruyant, si le niveau de stress est élevé, ils seront plus souvent opposants ou agités. Soyez mentalement disponible. La lecture est un moment de bien-être à deux. C’est un moment de partage et d’éveil.Choisissez donc un moment où vous êtes disponibles, fixez-vous une durée (Dix min ? Quinze min ?) et soyez dans l’instant présent pendant toute cette période. Ne faites pas autre chose en même temps : mettez votre téléphone en mode avion, mettez de côté les corvées, installez-vous confortablement et profitez du moment. Dites à votre enfant que c’est un temps rien que pour vous deux ! Si vous êtes préoccupés par un autre sujet : respirez, rappelez-vous que c’est un moment agréable pour vous aussi.. Etirez-vous ou frottez votre visage, baillez, respirez calmement et comptez jusqu’à 3 dans votre tête. Et revenez à l’état de sérénité. Le reste peut bien attendre cinq, dix minutes. Et si ce n’est pas possible, mettez fin à la séance, calmement et en douceur, vous reprendrez plus tard quand vous aurez trouvé un moment plus propice. Pensez à être bienveillant avec vous-même. On ne peut pas toujours tout faire. Soyez souple, et peu exigeant. N’attendez pas de votre enfant qu’il reste assis immobile le dos droit à vous écouter calmement. Les enfants, surtout les plus petits, aiment bien gigoter et se tortiller un peu, même lorsqu’ils se sentent bien. C’est important d’accepter que votre enfant puisse vous interrompre, poser des questions, toucher les images, prendre le livre, aller chercher un doudou pour l’occasion. S’il le fait, c’est plutôt bon signe ! Cela prouve qu’il s’intéresse et passe un moment enrichissant. Si vous avez l’impression qu’il tente de « grapiller du temps en plus » ne vous en agacez pas. Dites vous que c’est une preuve que votre enfant a apprécié ce moment : il veut passer plus de temps avec vous. Expliquez-lui que vous avez ces X minutes rien qu’à lui. Qu’après vous avez telle ou telle chose à faire, mais que bientôt vous relirez de nouveau ensemble. Soyez fermes mais bienveillants. De même soyez indulgent avec vous-même. Ce n’est pas un concours de lecture, si on bafouille ou si on brode ou si on change l’histoire ça n’a aucune importance. Ce qui est important c’est que vous passiez un bon moment ensemble. 2/ S’adapter à votre enfant : Évitez de poser trop de questions. Il n’est pas rare que les parents profitent de ce moment pour faire un peu d’éducatif. Ils posent alors des tas de questions qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’histoire: « combien y a-t-il d’ours dans la maison ? » et « quelle est la couleur de la robe de boucle d’or ? », « c’est lequel le plus grand bol ? » « Boucle d’or ça commence par quelle lettre ? ». Ces questions peuvent être stressantes pour les enfants qui, au lieu de passer un bon moment, se sentent évalués comme à l’école. Parlez plutôt de ce que vous voyez et de ce que vous ressentez. « Regarde comme sa robe est jolie, elle est toute verte avec des pois bleus ! », « moi j’aime bien quand la soupe est tiède ». Avec le temps votre enfant fera de même et vous pourrez alors vivre de véritables échanges. Sachez capter son attention et la garder. Pour raconter, adoptez une voix plutôt douce et apaisante. Lisez lentement, savourez les mots. Si vous êtes à l’aise vous pouvez essayer de changer de voix pour les personnages ou de parler différemment. Vous pouvez faire des bruitages. Mais ce n’est pas une obligation. Ne vous (et ne le) surchargez pas mentalement. Soyez sereins. Pour raviver l’attention vous pouvez aussi commenter « t’as vu ça ???!! dis donc c’est rigolo ! ». Vous pouvez lui demander son opinion de manière adaptée à son âge. « et toi à la place du loup t’aurais fait quoi ? », mais n’insistez pas et n’attendez pas de réponse. Adaptez-vous à ses capacités. Si vous avez l’impression que le vocabulaire est trop compliqué, que l’histoire est trop compliquée, vous pouvez simplifier si besoin. Certains enfants, notamment les plus grands à partir de 5-6 ans, aiment les histoires plus complexes vous pouvez alors à l’inverse, ajouter des détails et étoffer. Si vous réinventez l’histoire, il faut se rappeler que les plus petits aiment les choses simples de la vie de tous les jours. Ils sont totalement satisfaits que Mickey aille prendre le thé chez la reine Elsa et qu’après il rentre chez lui se brosser les dents et dormir. Ils n’ont pas besoin d’intrigue, de suspense, de tension dramatique etc. Bien au contraire. Relisez les mêmes histoires. Ne cherchez pas la nouveauté à tout prix. Les enfants aiment ce qui est prévisible. Ils apprécient d’entendre les mêmes histoires plusieurs fois. Ainsi, ils les comprennent mieux, en intègrent le vocabulaire, et se les approprient. Soyez à l’écoute et observez. C’est très important. Les enfants disent beaucoup de choses par leur attitude. Si l’adulte est préoccupé, si le niveau du livre n’est pas adapté, si quelque chose dans l’histoire leur fait peur etc… bref si quelque chose ne va pas, ils vous le feront savoir en faisant le pitre, en se levant, en s’agitant, en mettant en place mille stratagèmes pour éviter ce moment, quitte à créer une dispute. Sachez repérer ces moments de « volatilité ». Faites une pause dans votre tête et essayez de comprendre ce qui ne va pas. Manque de sérénité ? Contenu trop compliqué ? Quelque chose qui le perturbe ou qui fait peur ? Une fois le problème trouvé, il n’y a plus qu’à y remédier. Enfin, Pensez aux livres audio. La lecture n’est pas votre tasse de thé ? Lancez un livre audio et savourez-le ensemble. Au tintement de clochette on tourne la page et c’est un super petit rituel. Quels livres pour quel âge ? 1/ Dès la naissance : De 0 à 6 mois, les enfants aiment surtout voir les visages et les formes avec des contrastes forts. Ils prennent plaisir dans les sensations. Proposer des livres qui les favorisent: des livres avec des illustrations très contrastées, en noir et blanc, puis très colorées avec des formes régulières et des bords nets. Quand l’enfant commence à pouvoir tenir un objet dans sa main, on peut donner des livres à toucher, à manipuler. Le livre va ainsi devenir un objet familier de l’enfant, tout autant que ses autres jouets. Pour que le bébé puisse les manipuler en sécurité, pensez à donner des livres cartonnés avec des bords ronds, ou des livres souples en tissus ou des livres pour le bain. Et respectez l’hygiène car les bébés portent beaucoup à la bouche à cet âge 2/ A partir de 8-10 Mois : A cet âge-là les bébés ont déjà un début de langage « dans la tête », même s’ils ne parlent pas encore ils comprennent de petites choses et essaient de comprendre ce qui les entoure. Ils aiment les histoires courtes et simples sur des situations de la vie quotidienne, proches de celles vécues par l’enfant. Ils aiment savoir comment s’appellent les choses. Ils aiment toucher pour découvrir et savent même appuyer sur des boutons. A partir de cet âge, vous pouvez leur montrer des imagiers, des livres sonores, avec comptines, avec des cris d’animaux. Vous pouvez leur lire de petites histoires simples. 3/ Dès 18 Mois : Vous pouvez leur lire des histoires contenant du vocabulaire et des phrases plus élaborés mais toujours en lien avec des situations du quotidien 4/ A partir de 2 ans : C’est le début du besoin d’autonomie avec le contrôle de la propreté, le sentiment de propriété (« c’est à moi ! »), mais aussi l’opposition (« NON ! »), et l’enfant commence à prendre conscience de ses propres émotions. Les thématiques des livres ci-dessous qui abordent ces sujets seront particulièrement appréciés. 5/ A partir de 3 ans : Les enfants commencent à se demander ce que les autres peuvent penser et sont curieux de la vie d’autrui. Ils commencent à avoir accès au second degré et à l’esthétique (ils se font une opinion de ce qui est beau et pas beau). Donc à cet âge vous pouvez continuer à lire tous les livres précédents mais vous pouvez aussi leur lire des histoires faisant appel à davantage d’imaginaire et à la fiction, d’humour ou de poésie. Il faut cependant faire attention à leur niveau de compréhension. Si l’enfant n’est pas réceptif à tel ou tel livre, il faut peut-être attendre quelques semaines puis réessayer. Car à cet âge, les enfants progressent très vite. — p.1
Langage Accompagner au quotidien Lire une histoire à son enfant: des astuces pour un moment privilégié Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 11 min de lecture Écouter cet article Lire
On entend souvent qu’il faut lire une histoire avec les enfants, que c’est important et que c’est bon pour eux. Mais en quoi est ce bon ? A quel âge faut-il commencer ? Est-ce bien utile quand ils sont vraiment petits? Quel livre proposer ? Est-ce qu’il y a une façon particulière de lire avec son enfant ? C’est ce que nous allons essayer de détailler dans cette fiche. — p.1
Sources mobilisées (6)
- [1] src-dgs-sfp-langage-collection-lire-a-son-bebe-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [2] src-dgs-sfp-langage-collection-02-plaquette-inpes — DGS-SFP (2007) 📄 (3 extraits)
- [3] src-dgs-sfp-langage-collection-langes-actes-dgs — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [4] src-dgs-sfp-langage-collection-30-mois-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [5] Parler, chanter et lire des histoires à son bébé dès sa naissance — expert (2024) 📄 (4 extraits)
- [6] Lire une histoire à son enfant: des astuces pour un moment privilégié — expert (2024) 📄 (2 extraits)