Dépistage auditif néonatal
Mis à jour le
Un dépistage clinique est recommandé dans la continuité du dépistage auditif néonatal, qui doit être proposé de manière systématique depuis 2012 en France
En bref
- Cité par : Allo Ortho, Handicap Agir Tôt, HAS, Institut du Cerveau de l'Enfant
- Attesté par : 1 document (HAS) — niveau de preuve : Avis d'experts
Cadre clinique
Le dépistage auditif néonatal est une procédure systématique recommandée depuis 2012 en France. Il vise à identifier les troubles de l'audition chez les nouveau-nés, permettant une intervention précoce essentielle pour le développement du langage et l'intégration sociale de l'enfant [1] [7]. Ce dépistage repose sur des méthodes objectives telles que les oto-émissions provoquées (OEP) et les potentiels évoqués auditifs automatisés (PEAa), notés dans le carnet de santé de l'enfant [3].
Repères épidémiologiques
La surdité touche 1 à 3 naissances sur 1000, ce qui en fait une affection relativement rare mais nécessitant une attention particulière en raison de son impact sur le développement de l'enfant [KG-1]. Les enfants nés avant 28 semaines d'aménorrhée (SA) et ceux traités pour un sepsis néonatal sont considérés comme à risque indépendant de troubles auditifs [2].
Diagnostic et évaluation
Le dépistage auditif néonatal ne peut repérer que les surdités importantes. Un suivi régulier par un médecin ORL est donc recommandé à l'âge de 1 an et 2-3 ans pour détecter les surdités plus légères ou celles qui apparaissent plus tardivement [3]. Les tests incluent des examens à la voix, l'audiométrie tonale, et la tympanométrie pour objectiver une otite séreuse, par exemple [3].
En cas de doute sur l'audition de l'enfant, un examen clinique rigoureux doit être réalisé, tenant compte des compensations visuelles ou proprioceptives déjà acquises par l'enfant [1]. La vigilance doit se poursuivre chez les nourrissons à dépistage auditif négatif mais à risque de troubles du neurodéveloppement, en raison de surdités d'apparition secondaire d'origine génétique ou acquise [1].
Interventions recommandées
La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande un dépistage clinique à 4 ans, incluant des tests de dépistage des déficits auditifs unilatéraux et bilatéraux, tels que l'audiométrie vocale à la voix chuchotée et normale, et l'audiométrie tonale au casque [8]. Ces tests doivent être validés sur la population française [9].
En cas de surdité confirmée, une prise en charge précoce est indispensable. Cela peut inclure le port d'appareils auditifs ou, si nécessaire, une implantation cochléaire, suivie de séances d'orthophonie pour aider l'enfant à se familiariser avec les sons et les accords de la langue [4].
Cadre légal et droits
Le dépistage auditif néonatal est obligatoire sur tout le territoire français depuis avril 2012. Il est gratuit, rapide et sans douleur pour le bébé, et consiste à vérifier que ses oreilles réagissent à un bruit faible et bref [7]. Les résultats sont notés dans le carnet de santé de l'enfant, et un suivi régulier par un médecin ORL est recommandé pour les enfants à risque [3].
En cas de diagnostic de surdité, les parents sont orientés vers un audioprothésiste et un orthophoniste pour une prise en charge adaptée [7]. La surveillance du développement de l'enfant est également assurée par le biais du suivi médical habituel de l'enfant, notamment des examens recommandés de 0 à 7 ans [10].
Sources mobilisées (6)
- [1] HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020) 📄 (4 extraits)
- [2] HAS TND 2020 — HAS (2020) 📄 (1 extrait)
- [3] L’hypothermie en néonatalogie : quel suivi après l’hospitalisation ? — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (1 extrait)
- [4] AgirTot — Handicap Agir Tôt (2018) 📄 (1 extrait)
- [5] Glossa — Revue Glossa (UNADREO) (2023) 📄 (2 extraits)
- [6] Allo Ortho 0-1 an — Allo Ortho (2025) 📄 (1 extrait)