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Bilinguisme et developpement du langage

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Le bilinguisme n'est pas un facteur de risque pour le retard de langage. Encourager les parents a parler leur langue maternelle avec l'enfant.

Comprendre le profil

Le bilinguisme n'est pas un facteur de risque pour le retard de langage. Les recherches scientifiques confirment que les étapes du développement du langage sont les mêmes, que l’enfant grandisse avec une, deux ou trois langues [2] [7] [8]. Le pourcentage de troubles du langage serait le même dans les populations monolingues ou bilingues [2] [7] [8]. Si un enfant présente un trouble du développement du langage oral, il se manifeste quel que soit le nombre de langues auxquelles il est exposé et concerne l’ensemble de ces langues [4].

L’enfant peut entrer dans le langage avec une ou plusieurs langues ; le plus important est qu’il ait des interactions riches et variées dans ces langues et qu’il y soit fortement exposé pour les acquérir [2] [7] [8]. À la naissance, les enfants ont la capacité innée de distinguer les sons de toutes les langues du monde. Puis, petit à petit, leur cerveau va cibler les sons des langues qu’ils entendent le plus régulièrement [8].

Adaptations en classe

Les enfants bilingues peuvent avoir des forces et des faiblesses dans leurs différentes langues, en fonction de la manière dont ils sont stimulés dans chaque langue (contexte, types d’usage, supports…) [6]. Par exemple, un enfant peut maîtriser mieux le vocabulaire de la nourriture et de la cuisine dans la langue qui est plus parlée à la maison et connaître mieux le vocabulaire scientifique ou le nom des fournitures scolaires dans la langue d’instruction [6].

Il peut arriver que les enfants qui évoluent dans des environnements multilingues passent d’une langue à l’autre au cours d’une même phrase. Ce phénomène courant s’appelle le “code switching” et ne doit pas être une source d’inquiétude. Pratiqué avec d’autres personnes bilingues, ce phénomène ne pose aucun problème. L’enfant comprendra vite qui parle quelle langue autour de lui et apprendra à s’adapter en ne faisant pas de code switching avec les personnes monolingues [6].

Accompagnement individualisé

Les enseignants et les AESH peuvent encourager les parents à parler leur langue maternelle avec l’enfant. Continuer de parler en plusieurs langues à l’enfant ne peut que l’enrichir. Il faut lui laisser le temps de progresser dans les deux langues [1]. Les professionnels de la petite enfance peuvent accompagner l’enfant dans son passage d’une langue à l’autre. Il est normal que l’enfant ait besoin d’un temps d’observation pour s’adapter à une nouvelle langue [2] [7] [8].

Si les doutes persistent, il peut être utile de consulter un service spécialisé sur les troubles des apprentissages, comme un centre de référence. Mais dans un premier temps, un bilan effectué par une orthophoniste sera utile. Parlez-en à votre médecin ou votre pédiatre qui pourra vous orienter [1].

Travail avec la famille

Les familles bilingues sont encouragées à s’adresser à leur enfant dans la langue qui leur vient naturellement, à chanter des berceuses, à raconter des histoires. L’important est de communiquer au maximum [2] [7] [8]. Les parents doivent être rassurés : le bilinguisme n’est pas la cause des difficultés de langage. Les conditions de développement du langage sont à considérer [2] [7] [8].

Cadre réglementaire scolaire

Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs scolaires applicables.

Ressources liées

Pour plus d’informations, les enseignants et les AESH peuvent consulter des ressources spécialisées comme Allo Ortho, qui fournit des conseils pour les familles bilingues et des informations sur le développement du langage [2] [7] [8].

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Sources mobilisées (5)