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Anxiété mathématique

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La dyscalculie peut entraîner une appréhension et un évitement des activités nécessitant de compter ou de raisonner. On parle alors d’anxiété mathématique.

En bref

Anxiété mathématique

Définition clinique

L'anxiété mathématique se caractérise par une appréhension et un évitement des activités nécessitant de compter ou de raisonner. Elle est souvent associée à la dyscalculie, un trouble spécifique des apprentissages mathématiques qui affecte la capacité à comprendre et à utiliser les mathématiques [1] [KG-1]. Ce trouble peut entraîner des difficultés à manipuler les nombres, réaliser des calculs, comprendre des concepts mathématiques et résoudre des problèmes, malgré un niveau intellectuel normal et des opportunités d’apprentissage appropriées [8].

Critères diagnostiques

Les critères diagnostiques de la dyscalculie, tels que définis dans la CIM 10, incluent :

  1. Des aptitudes arithmétiques évaluées par des tests standardisés nettement en dessous du niveau attendu compte tenu de l’âge, du niveau intellectuel et d’un enseignement adapté.
  2. Un trouble ayant un retentissement important sur les résultats scolaires ou dans la vie courante.
  3. Des difficultés non liées à un déficit sensoriel [10].

La dyscalculie est fréquemment associée à d’autres troubles du neurodéveloppement, tels que le trouble du langage oral, la dyslexie-dysorthographie, le trouble de la coordination ou le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité [8] [12].

Évaluation

L'évaluation de l'anxiété mathématique peut inclure des tests standardisés pour mesurer les compétences mathématiques et les capacités de manipulation des concepts financiers. Par exemple, le test Numerical Activities of Daily-Living-Financial (NADL-F) peut être utilisé pour évaluer les capacités à gérer un budget [4]. Des échelles de Likert peuvent également être utilisées pour recueillir le ressenti des personnes sur la difficulté et l'anxiété engendrées par les tests mathématiques [4].

Intervention

Les interventions pour l'anxiété mathématique peuvent inclure des adaptations pédagogiques et des prises en charge spécialisées. Par exemple, l'utilisation de livres illustrés pour l'apprentissage des mathématiques a montré des effets positifs sur les performances mathématiques et une réduction de l'anxiété mathématique [3] [KG-2]. Les enseignants peuvent intégrer ces livres pour introduire des leçons de mathématiques, illustrer des concepts, résumer des leçons et évaluer la maîtrise des concepts [3].

Recommandations officielles

Les recommandations officielles pour la prise en charge de la dyscalculie incluent un repérage précoce et une évaluation spécialisée. Il est souhaitable de demander l’avis d’un professionnel (le plus souvent le pédiatre ou médecin généraliste) qui pourra orienter vers une évaluation orthophonique spécialisée en cognition mathématique [12]. La dyscalculie est fréquemment associée à d’autres troubles du neurodéveloppement, ce qui nécessite une évaluation multidisciplinaire [12].

Articulation avec autres professionnels

L'articulation avec d'autres professionnels est essentielle pour une prise en charge globale. Les enseignants peuvent jouer un rôle clé en intégrant des méthodes pédagogiques adaptées, telles que l'utilisation de livres illustrés [KG-3]. Les orthophonistes, spécialisés dans la prévention, l'évaluation et le traitement des troubles du langage et des apprentissages, peuvent également intervenir dans le parcours de soin [KG-4].

Références

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Sources mobilisées (4)