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Anxiété mathématique

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La dyscalculie peut entraîner une appréhension et un évitement des activités nécessitant de compter ou de raisonner. On parle alors d’anxiété mathématique.

En bref

Cadre clinique

L'anxiété mathématique est un phénomène lié à la dyscalculie, trouble spécifique des apprentissages numériques et du calcul. Elle se manifeste par une appréhension et un évitement des activités nécessitant de compter ou de raisonner [KG-1]. La dyscalculie développementale affecte la capacité à comprendre et à utiliser les mathématiques, entraînant des difficultés à manipuler les nombres, réaliser des calculs, comprendre des concepts mathématiques et résoudre des problèmes [8]. Ce trouble peut être associé à d'autres troubles du neurodéveloppement, tels que le trouble du langage oral, la dyslexie-dysorthographie, le trouble de la coordination ou le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité [8].

Les difficultés peuvent apparaître précocement au cours de la scolarité ou se révéler plus tard, lorsque les attentes scolaires deviennent plus importantes [1]. La dyscalculie peut avoir un impact significatif sur la vie scolaire et quotidienne, notamment dans des activités comme acheter, mesurer, cuisiner, se déplacer, gérer un budget ou effectuer certaines tâches administratives [1].

Repères épidémiologiques

La prévalence de la dyscalculie serait comparable à celle de la dyslexie, estimée entre 2 et 6 % [11]. Cependant, son diagnostic est moins souvent posé, ce qui peut être dû à une méconnaissance du trouble ou à des stratégies d'adaptation mises en place par les enfants, comme l'apprentissage par cœur de tables de multiplication [11].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic de la dyscalculie se base sur les critères de la CIM-10 (Troubles spécifiques de l’acquisition de l’arithmétique) :

  1. Les aptitudes arithmétiques évaluées par des tests standardisés sont nettement en dessous du niveau attendu compte tenu de l’âge, du niveau intellectuel et d’un enseignement adapté.
  2. Ce trouble a un retentissement important sur les résultats scolaires ou dans la vie courante.
  3. Ces difficultés ne sont pas liées à un déficit sensoriel [10].

Un repérage précoce de la dyscalculie est souhaitable car il permet de mettre en place des adaptations pédagogiques rapidement et de proposer un bilan diagnostique et une prise en charge spécialisée si nécessaire [1]. La dyscalculie est rarement isolée et est fréquemment associée à une dyslexie ou une dyspraxie [10].

Interventions recommandées

Plusieurs interventions peuvent être mises en place pour aider les enfants présentant une anxiété mathématique. L'utilisation de livres illustrés pour l'apprentissage des mathématiques a montré des effets positifs sur les performances mathématiques et une réduction de l'anxiété mathématique [3]. Les enseignants peuvent intégrer ces livres pour introduire une leçon de mathématiques, illustrer et représenter de manière concrète les concepts mathématiques, résumer la leçon et consolider les apprentissages, ou évaluer la maîtrise des concepts [3].

Les élèves ayant utilisé des livres illustrés ont une attitude d’apprentissage positive et une anxiété mathématique réduite [7]. De plus, lorsque les enfants de 3 à 6 ans lisent eux-mêmes les nombres de 1 à 20 dans des livres illustrés, une meilleure maîtrise de la lecture et de l’écriture des chiffres est observée [7].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés à l'anxiété mathématique. Pour des informations plus détaillées, il est recommandé de consulter les textes de loi et les dispositifs d'accompagnement des troubles du neurodéveloppement.

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Sources mobilisées (4)