Amblyopie
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l’amblyopie fonctionnelle est secondaire à un défaut de réfraction ou à un strabisme. Elle s’aggrave très rapidement et représente alors une urgence thérapeutique
En bref
- Attesté par : 1 document (HAS) — niveau de preuve : Avis d'experts
Cadre clinique
L'amblyopie est un trouble visuel qui se caractérise par une diminution de l'acuité visuelle d'un œil, souvent due à un défaut de réfraction ou à un strabisme. Elle est secondaire à un défaut de réfraction ou à un strabisme et s'aggrave très rapidement, représentant une urgence thérapeutique afin de préserver la vision binoculaire [2]. Le système visuel humain est sensible à une perturbation de la qualité de l'image jusque vers l'âge de 5 ans, avec un maximum de sensibilité à 18 mois [4]. Plus la prise en charge est précoce, idéalement avant l'âge de 3 ans, meilleur est le pronostic. Le taux de récupération des cas traités avant 2 ans est de 90 % contre 10 % après 7 ans [4].
Repères épidémiologiques
Les troubles de la vision sont fréquents chez les enfants. Près d'un enfant sur 10 est touché par des troubles de la vision en France [11]. Chez les enfants nés grands prématurés (<28 semaines d'aménorrhée), le risque de développer une amblyopie est significativement augmenté [4]. De plus, une étude a montré que les enfants atteints d'amblyopie avaient 1,8 fois le risque de développer un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) [7].
Diagnostic et évaluation
Le dépistage précoce des troubles de la fonction visuelle chez l’enfant est recommandé dès les premiers mois de vie. Les signes d’alerte peuvent être visuels ou comportementaux. Avant 4 mois, les signes incluent une poursuite oculaire médiocre, un nystagmus, un strabisme permanent, un torticolis, une absence de réflexe de fixation, une absence de clignement à la menace, une anomalie du réflexe vestibulo-oculaire, une anomalie du comportement, un larmoiement clair, une photophobie, une exophtalmie, une leucocorie, un test de fixation et reflets cornéens non centrés, et une fixation instable [1]. De 4 mois à 2 ans, les mêmes signes peuvent persister, accompagnés d'une absence de poursuite oculaire stable, d'une absence de réflexes à l’éblouissement, d'un retard d’acquisition de préhensions des objets, et d'une absence de défense à l’occlusion oculaire [1].
Un examen ophtalmologique avec skiascopie sous cycloplégie et fond d’œil est recommandé entre 12 et 15 mois chez la population à risque [4]. Les orthoptistes peuvent également réaliser des examens de réfraction et des bilans orthoptiques pour évaluer et traiter les anomalies de la fonction visuelle [KG-4].
Interventions recommandées
La prise en charge de l'amblyopie a pour but de rompre un conflit entre les deux yeux ou de restaurer l’usage d’un œil. Les traitements incluent l'occlusion, la prismation, la pénalisation, et l'utilisation de fibres Ryser. L'objectif est de lutter contre toute dominance oculaire anormale empêchant la vision simultanée [4]. La correction optique prescrite est toujours totale dans les amétropies sans déviation (hypermétropie, myopie, astigmatisme) et doit être portée en permanence, sauf pour certains enfants atteints de lésions cérébrales [4].
Cadre légal et droits
Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés à l'amblyopie.
Sources mobilisées (5)
- [1] HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020) 📄 (4 extraits)
- [2] PNDS T21 2020 — HAS (2020) 📄 (2 extraits)
- [3] HAS TDAH Argumentaire 2024 — HAS (2024) 📄 (1 extrait)
- [4] src-dgs-sfp-langage-collection-langes-actes-dgs — DGS (2007) 📄 (3 extraits)
- [5] L’hypothermie en néonatalogie : quel suivi après l’hospitalisation ? — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (2 extraits)