Plan personnalisé de compensation
Plan défini par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) permettant une adaptation de l'accompagnement et du suivi aux besoins spécifiques des enfants et adolescents autistes. Il favorise la cohérence et la précocité des interventions des professionnels.
Plan personnalisé de compensation
Cadre clinique
Le Plan Personnalisé de Compensation du handicap (PPC) est un dispositif légal français visant à garantir le droit à la compensation pour les personnes en situation de handicap, y compris les enfants et adolescents autistes. Il est défini par la loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées [2]. Le PPC s'inscrit dans une démarche multidimensionnelle prenant en compte les interactions avec l'environnement, les facteurs personnels et les résultats sur les limitations d'activité et les restrictions de participation [8].
Repères épidémiologiques
Les sources disponibles ne précisent pas les prévalences ou les données épidémiologiques spécifiques liées au PPC.
Diagnostic et évaluation
L'élaboration du PPC repose sur une évaluation pluridisciplinaire réalisée par l'équipe de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Cette évaluation utilise le Guide d'Évaluation des Besoins de Compensation des Personnes Handicapées (GEVA) pour prendre en compte l'ensemble des dimensions du handicap [8]. Pour les enfants en âge scolaire, le PPC inclut un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) qui définit les besoins particuliers de l'enfant au cours de sa scolarité [3].
Interventions recommandées
Le PPC peut inclure divers aménagements et interventions, notamment :
- Aménagements pédagogiques : Attribution de matériel pédagogique adapté, accompagnement par une tierce personne, dispense d'un ou plusieurs enseignements [3].
- Accompagnement humain : Présence d'un Accompagnant d'Élève en Situation de Handicap (AESH) en classe, en récréation ou à la cantine [7] [9].
- Dispositifs spécifiques : Orientation vers des unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis), des Services d'Éducation Spéciale et de Soins à Domicile (SESSAD), des Instituts Médico-Éducatifs (IME) ou des Centres Médico-Psychologiques (CMP) [4] [9].
- Programmes éducatifs : Mise en œuvre de programmes comme le TEACCH (Treatment and Education of Autistic and related Communication handicapped CHildren) pour structurer l'environnement éducatif et développer l'autonomie de l'enfant [3] [KG-6].
Cadre légal et droits
Le PPC est encadré par la loi du 11 février 2005, qui définit le handicap et instaure le droit à la compensation [2]. La Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) de la MDPH prend les décisions relatives à l'ensemble des droits de la personne handicapée, y compris l'orientation, l'hébergement, la désignation d'établissements et la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé [9]. Le PPC est notifié après validation par la CDAPH et peut être révisé en fonction de l'évolution des besoins de la personne handicapée [5].
Les sources disponibles ne précisent pas les niveaux de preuve ou les recommandations spécifiques de la Haute Autorité de Santé (HAS) concernant le PPC.
Sources mobilisées (5)
- [1] src-dgs-sfp-langage-collection-langes-actes-dgs — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [2] Tous à l'école — expert (2024) 📄 (2 extraits)
- [3] TSA : quels dispositifs d’inclusion scolaire ? — expert (2024) 📄 (3 extraits)
- [4] Tous à l'école — expert (2024) 📄 (2 extraits)
- [5] Tous à l'école — expert (2024) 📄 (1 extrait)