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Agraphies acquises

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signaler les alexies et les agraphies acquises qui peuvent entraî- […] ner des pertes des apprentissages antérieurs et / ou une incapa-

En bref

Cadre clinique

Les agraphies acquises désignent des troubles de l'écriture survenant après l'acquisition du langage écrit, consécutifs à une lésion cérébrale. Elles peuvent être isolées ou associées à des alexies (troubles de la lecture) et s'inscrivent dans le cadre plus large des aphasies, définies par une détérioration du langage consécutive à une lésion cérébrale acquise [1] [6]. Ces troubles affectent spécifiquement la gestion du langage écrit, distinctement des troubles du langage oral [2] [3].

Les agraphies acquises se caractérisent par une altération du traitement des aspects formels (phonologie, lexique, morphosyntaxe) et des aspects sémantiques et pragmatiques du langage. Elles peuvent résulter de lésions cérébrales d'origine vasculaire, infectieuse, tumorale ou traumatique [1] [6]. Les lésions impliquées concernent principalement les aires corticales associatives tertiaires du langage, notamment le gyrus fusiforme et le pli courbe de l'hémisphère gauche [3] [5].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence des agraphies acquises. Cependant, elles sont souvent associées à des alexies et peuvent survenir dans le contexte de troubles plus larges du langage, tels que les aphasies [1] [6]. Les agraphies acquises peuvent également être observées dans des syndromes pseudobulbaires corticaux ou suite à des lésions cérébrales précoces et irréversibles [1].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic des agraphies acquises repose sur l'identification de troubles spécifiques de l'écriture survenant après l'acquisition du langage écrit. Ces troubles peuvent inclure des difficultés de décodage, de compréhension et de production écrite [KG-2]. L'évaluation doit prendre en compte les capacités de lecture, d'écriture et de compréhension du langage oral, ainsi que les aspects phonologiques, lexicaux, morphosyntaxiques et pragmatiques du langage [1] [6].

Les critères diagnostiques des agraphies acquises ne sont pas explicitement détaillés dans les sources disponibles. Cependant, elles sont souvent associées à des lésions cérébrales spécifiques, notamment dans les aires corticales associatives tertiaires du langage [3] [5]. L'évaluation doit être réalisée par des professionnels spécialisés, tels que des neuropsychologues ou des orthophonistes, en tenant compte des capacités résiduelles et des troubles associés.

Interventions recommandées

Les interventions pour les agraphies acquises visent à restaurer ou à compenser les troubles de l'écriture. Elles peuvent inclure des séances de rééducation orthophonique, des stratégies de compensation et des adaptations pédagogiques. Les modalités de prise en charge doivent être évaluées et adaptées en fonction des besoins spécifiques de chaque individu [9].

Les sources disponibles ne précisent pas les modalités spécifiques de prise en charge des agraphies acquises. Cependant, elles soulignent l'importance de promouvoir et d'évaluer différentes modalités de prise en charge individuelle pour les troubles des apprentissages [9]. Les interventions doivent être centrées sur les difficultés spécifiques de l'individu et tenir compte des troubles associés.

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les droits spécifiques des personnes atteintes d'agraphies acquises. Cependant, en France, les troubles des apprentissages peuvent ouvrir droit à des aménagements scolaires et à des aides spécifiques, notamment dans le cadre de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Les familles peuvent solliciter des aménagements pédagogiques, des aides humaines ou techniques, et des orientations spécifiques en fonction des besoins de l'enfant [3].

Les agraphies acquises peuvent également être reconnues comme un trouble du langage écrit, ouvrant droit à des aménagements spécifiques dans le cadre scolaire et universitaire. Les familles sont invitées à se rapprocher des professionnels de santé et des institutions compétentes pour bénéficier des droits et des aides disponibles.

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Sources mobilisées (5)