Acalculie (acquise)
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La première classification des troubles acquis du calcul a été proposée par Hécaen et coll. (1961). Ces auteurs distinguaient : • les acalculies résultant d’une alexie ou d’une agraphie des nombres
En bref
- Attesté par : 1 document (INSERM) — niveau de preuve : Preuve établie
Comprendre le profil
L'acalculie acquise est un trouble caractérisé par l'impossibilité de reconnaître les chiffres et symboles arithmétiques, et d'effectuer les opérations arithmétiques de base (addition, soustraction, etc.) [5]. Elle peut résulter de diverses causes, notamment des lésions cérébrales ou des troubles neurodéveloppementaux. Les études montrent que cette acalculie peut être associée à d'autres troubles, comme des difficultés visuo-spatiales ou des troubles du langage [1] [12].
La classification des troubles acquis du calcul, proposée par Hécaen et coll. (1961), distingue plusieurs types d'acalculie :
- Les acalculies résultant d’une alexie ou d’une agraphie des nombres, souvent liées à des atteintes de l’hémisphère gauche.
- Les acalculies spatiales, consistant en un défaut dans l’organisation spatiale des nombres, résultant d’une atteinte des parties postérieures de l’hémisphère droit.
- Les anarithméties, difficultés dans le calcul lui-même, associées à des lésions de l’hémisphère gauche [2].
Adaptations en classe
Pour les élèves présentant une acalculie acquise, plusieurs adaptations pédagogiques peuvent être mises en place. Par exemple, l'utilisation de supports visuels et de matériel concret peut faciliter la compréhension des concepts numériques. Les enseignants peuvent également privilégier des méthodes de calcul alternatives, comme le calcul mental ou l'utilisation de calculatrices, pour contourner les difficultés liées aux opérations posées [6].
Il est également important de prendre en compte les troubles associés, comme les difficultés visuo-spatiales. Par exemple, des erreurs d’orientation droite-gauche ou de disposition des nombres lors des opérations peuvent être corrigées en travaillant spécifiquement sur ces aspects [12].
Accompagnement individualisé
L'accompagnement individualisé est essentiel pour les élèves présentant une acalculie acquise. Les enseignants et les AESH peuvent travailler en étroite collaboration pour mettre en place des stratégies adaptées. Par exemple, des exercices de remédiation cognitive peuvent être proposés pour améliorer les compétences numériques. De plus, un suivi régulier avec un orthophoniste ou un ergothérapeute peut être bénéfique pour renforcer les compétences de base [7].
Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs scolaires applicables.
Travail avec la famille
Le travail avec la famille est crucial pour assurer un accompagnement cohérent de l'élève. Les parents peuvent être informés des adaptations pédagogiques mises en place et des stratégies utilisées en classe. Ils peuvent également être encouragés à pratiquer des activités numériques à la maison, comme des jeux de calcul ou des exercices de comptage, pour renforcer les compétences de leur enfant [7].
Cadre réglementaire scolaire
Les sources disponibles ne précisent pas le cadre réglementaire scolaire applicable aux élèves présentant une acalculie acquise.
Ressources liées
Pour approfondir les connaissances sur l'acalculie acquise et les stratégies pédagogiques adaptées, plusieurs ressources sont disponibles. Par exemple, le rapport de l'INSERM sur les troubles des apprentissages fournit des informations détaillées sur les différentes formes de dyscalculie et les approches thérapeutiques [1] [2] [3] [4]. De plus, des outils d'évaluation comme le test Numerical Activities of Daily-Living-Financial (NADL-F) peuvent être utilisés pour évaluer les capacités numériques des élèves [6].
En conclusion, l'acalculie acquise est un trouble complexe qui nécessite une approche multidisciplinaire et des adaptations pédagogiques spécifiques. En travaillant en collaboration avec les enseignants, les AESH, les familles et les professionnels de santé, il est possible de mettre en place un accompagnement efficace pour les élèves concernés.
Sources mobilisées (5)
- [1] INSERM Dys 2007 — INSERM (2007) 📄 (4 extraits)
- [2] src-dgs-sfp-langage-collection-difficultes-et-troubles-des-apprentissages-chez-l — DGS (2007) 📄 (2 extraits)
- [3] src-dgs-sfp-langage-collection-langes-actes-dgs — DGS (2007) 📄 (4 extraits)
- [4] Tous à l'école — INSHEA (2024) 📄 (1 extrait)
- [5] Glossa — Revue Glossa (UNADREO) (2025) 📄 (1 extrait)