Troubles de la déglutition (dysphagie)
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les troubles de la mastication et de la déglutition, associés à des fausses routes, sont très fréquents dans la population poly handicapée avec par conséquent une prévalence de dysphagie de plus de 90 % dans certaines études.
En bref
- Attesté par : 2 documents (dont 1 HAS, 1 INSERM) — meilleur niveau de preuve : Preuve établie
Qu'est-ce que c'est ?
La dysphagie, ou trouble de la déglutition, désigne une difficulté à avaler les aliments ou les boissons. Elle peut toucher différentes phases de la déglutition, comme la mastication, le passage des aliments dans la bouche ou l'œsophage, ou encore la coordination des muscles impliqués [7]. Chez les personnes polyhandicapées, ces troubles sont très fréquents, avec une prévalence de plus de 90 % dans certaines études [2]. Ils sont souvent liés à des altérations de la commande motrice, de la sensorialité endo-buccale ou du réflexe de déglutition [2].
Les causes de la dysphagie peuvent être multiples, notamment des lésions cérébrales, des maladies neurologiques ou des troubles moteurs. Elle peut également être associée à d'autres conditions comme la paralysie cérébrale, l'épilepsie, la déficience intellectuelle, ou encore la scoliose [KG-5] [KG-7] [KG-8] [KG-10]. La dysphagie peut entraîner des fausses routes, des infections respiratoires, une dénutrition ou une déshydratation [2] [4].
Ce que ça change au quotidien
La dysphagie a un impact significatif sur la qualité de vie des personnes concernées et de leur entourage. Elle peut prolonger les temps de repas et générer du stress pour les aidants en raison du risque de fausse route [2]. Les troubles de la déglutition peuvent également affecter le plaisir associé à la prise alimentaire, bien que des capacités olfactives puissent être préservées chez certaines personnes [2].
Les repas peuvent devenir un moment difficile, avec des adaptations nécessaires des textures alimentaires et des boissons pour faciliter la déglutition [4]. Ces adaptations visent à éviter les complications comme les fausses routes ou les infections pulmonaires [10]. Cependant, elles peuvent aussi altérer le plaisir de manger, ce qui nécessite une attention particulière pour maintenir une alimentation équilibrée et agréable [2] [10].
Ce qui peut aider
La prise en charge de la dysphagie repose sur une approche multidisciplinaire. L'orthophoniste joue un rôle clé dans l'évaluation et la rééducation des troubles de la déglutition. Il peut prescrire des textures alimentaires adaptées, accompagner les aidants et former les professionnels pour prévenir les complications [8] [KG-1]. D'autres professionnels comme le diététicien, l'ergothérapeute, le médecin de médecine physique et de réadaptation (MPR) ou le gastro-entérologue peuvent également intervenir pour une prise en charge globale [KG-4] [KG-6] [KG-12] [KG-13].
Des outils de diagnostic comme la Dysphagia Disorder Scale (DDS) ou l'Eating Drinking Ability Classification System (EDACS) permettent d'évaluer la sévérité des troubles et d'adapter les soins en conséquence [KG-2] [KG-3]. La mise en place d'une nutrition entérale, comme une gastrostomie, peut être envisagée dans certains cas pour assurer un apport nutritionnel adéquat [4].
Il est également important de surveiller l'état nutritionnel régulièrement et d'ajuster les apports caloriques et hydriques en fonction des besoins [4]. La prévention des troubles digestifs associés, comme le reflux gastro-œsophagien ou la constipation, est également essentielle pour améliorer la qualité de vie des personnes concernées [4] [KG-9].
Qui contacter
Les sources disponibles ne précisent pas de contacts spécifiques à mentionner.
Sources mobilisées (6)
- [1] HAS TSA 2025 — HAS (2026) 📄 (1 extrait)
- [2] INSERM Polyhandicap 2024 — INSERM (2024) 📄 (4 extraits)
- [3] Tous à l'école — INSHEA (2024) 📄 (1 extrait)
- [4] FNO — FNO (2025) 📄 (1 extrait)
- [5] Glossa — Revue Glossa (UNADREO) (2024) 📄 (4 extraits)
- [6] Allo Ortho 10-18 ans — Allo Ortho (2025) 📄 (1 extrait)