Scanner cérébral
Imagerie d'urgence en cas de non-disponibilité de l'IRM et de suspicion de lésion aiguë (traumatisme, hémorragie). Moins performant que l'IRM pour les lésions épileptogènes, doit être complété par une IRM dans un second temps.
Cadre clinique
Le scanner cérébral, ou tomodensitométrie cérébrale, est un examen d'imagerie médicale utilisé dans le cadre de l'évaluation des crises épileptiques et d'autres pathologies neurologiques. Il est particulièrement indiqué en urgence lorsque l'IRM n'est pas disponible et qu'une lésion aiguë est suspectée, comme dans les cas de traumatisme crânien, d'hémorragie cérébrale, d'œdème cérébral, d'accident ischémique ou de lésion parenchymateuse avec syndrome de masse [5]. Cet examen est réalisé par un radiologue, spécialiste de l'imagerie médicale [KG-2].
Repères épidémiologiques
Les anomalies morphologiques cérébrales sont retrouvées dans un tiers des cas après une première crise d'épilepsie, chez les enfants comme chez les adultes [5]. Cependant, contrairement aux adultes, les crises chez l'enfant sont très rarement révélatrices de tumeurs à haut potentiel de croissance, même lorsqu'elles sont partielles [5].
Diagnostic et évaluation
Indications du scanner cérébral
Le scanner cérébral est indiqué dans plusieurs situations cliniques :
- Première crise d'épilepsie : En l'absence d'arguments anamnestiques et électrophysiologiques clairs pour une épilepsie de type « épilepsie généralisée idiopathique », une imagerie est indispensable. L'IRM est l'examen de référence, mais en cas de non-disponibilité en urgence, un scanner peut être demandé. Il devra être complété par une IRM dans un deuxième temps [7].
- Crises récurrentes : Chez les enfants/adolescents avec crises récurrentes, une IRM doit être effectuée précocement pour rechercher une anomalie structurelle sous-jacente. Le scanner n'a pas de place dans cette indication [7].
- Épilepsie pharmacorésistante focale : Dans le bilan d'une épilepsie pharmacorésistante focale à la recherche d'une lésion épileptogène potentiellement accessible à un geste chirurgical, une IRM morphologique avec un protocole dédié et des séquences haute résolution à 3T est réalisée dans un centre expert. Le scanner n'est pas utilisé dans ce contexte [7].
- Trisomie 21 : Un scanner cérébral peut être réalisé en cas de déclin cognitif ou de troubles du comportement chez les personnes atteintes de trisomie 21 [3].
Réalisation de l'examen
Le scanner cérébral est un examen rapide, généralement réalisé en 5 à 15 minutes [0]. Il est prescrit par le médecin généraliste ou le neuropédiatre et réalisé par un radiologue [KG-1] [KG-2].
Limites du scanner cérébral
Le scanner cérébral est moins performant que l'IRM pour la détection des lésions épileptogènes. Il doit donc être complété par une IRM dans un second temps, sauf en cas de contre-indication à l'IRM [7].
Interventions recommandées
Suivi post-examen
Après la réalisation d'un scanner cérébral, plusieurs interventions peuvent être recommandées en fonction des résultats :
- Consultation spécialisée : Un avis spécialisé auprès d'un neuropédiatre ou d'un spécialiste en épileptologie est souvent nécessaire, notamment en cas de première crise épileptique [1].
- EEG : Un électroencéphalogramme (EEG) standard doit être réalisé dans les 24-48 heures suivant la crise, si les structures locales le permettent [1].
- Traitement pharmacologique : En cas de diagnostic d'épilepsie, un traitement pharmacologique peut être instauré après avis spécialisé [1].
Cadre légal et droits
Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés à la réalisation d'un scanner cérébral.