Scanner cérébral
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Imagerie d'urgence en cas de non-disponibilité de l'IRM et de suspicion de lésion aiguë (traumatisme, hémorragie). Moins performant que l'IRM pour les lésions épileptogènes, doit être complété par une IRM dans un second temps.
En bref
- Nom complet : Tomodensitométrie cérébrale
- Âge cible : 0-18 ans
- Domaine évalué : epilepsy
- Durée de passation : 5-15 min
Scanner cérébral
Définition clinique
Le scanner cérébral, ou tomodensitométrie cérébrale, est un examen d'imagerie médicale utilisé pour visualiser les structures internes du cerveau. Il est particulièrement indiqué en cas de suspicion de lésion aiguë, telle qu'un traumatisme, une hémorragie, un œdème cérébral, un accident ischémique ou une lésion parenchymateuse avec syndrome de masse [2]. En cas de non-disponibilité de l'IRM en urgence, le scanner cérébral peut être demandé en raison de son accessibilité, mais il n'est souvent pas suffisant et doit être complété par une IRM dans un deuxième temps [1].
Critères diagnostiques
Le scanner cérébral est indiqué dans plusieurs situations cliniques :
- Première crise d'épilepsie : En l'absence d'arguments anamnestiques et électrophysiologiques clairs pour une épilepsie de type « épilepsie généralisée idiopathique », une imagerie est indispensable pour rechercher une cause d'irritation du cortex (tumeur, malformation vasculaire, encéphalite, lésion séquellaire). L'IRM est l'examen de référence, mais en cas de non-disponibilité en urgence, un scanner peut être réalisé [1].
- Crises récurrentes : Chez les enfants/adolescents avec crises récurrentes, une IRM doit être effectuée précocement pour rechercher une anomalie structurelle sous-jacente. Le scanner n'a pas de place dans cette indication [1].
- Épilepsie pharmacorésistante focale : Dans le bilan d'une épilepsie pharmacorésistante focale à la recherche d'une lésion épileptogène potentiellement accessible à un geste chirurgical, une IRM morphologique avec un protocole dédié et des séquences haute résolution à 3T est réalisée dans un centre expert. Le scanner n'est pas indiqué dans ce contexte [1].
- Déclin cognitif ou troubles du comportement : Chez les adultes atteints de trisomie 21, un scanner cérébral peut être réalisé en cas de déclin cognitif ou de troubles du comportement [5].
Évaluation
L'évaluation par scanner cérébral doit être réalisée dans des conditions spécifiques :
- En urgence : Un scanner cérébral doit être demandé lorsqu'il existe un déficit postcritique qui n'est pas rapidement résolutif ou si l'état clinique habituel n'est pas récupéré rapidement [3].
- Conditions d'enregistrement : L'examen doit être réalisé dans des conditions d'enregistrement correctes pour obtenir des résultats fiables [2].
Intervention
Le scanner cérébral est réalisé par un radiologue, qui interprète les images obtenues. Les résultats de l'examen doivent être confrontés au reste du bilan clinique et EEG pour une interprétation complète [1].
Recommandations officielles
Les recommandations de la HAS pour l'utilisation du scanner cérébral incluent :
- Première crise d'épilepsie : « Dans le bilan initial d’une première crise d’épilepsie de l’enfant en l’absence d’arguments anamnestiques et électrophysiologiques clairs pour une épilepsie de type « épilepsie généralisée idiopathique » : une imagerie est indispensable (recherche de cause d’irritation du cortex : tumeur, malformation vasculaire, encéphalite, lésion séquellaire...). L’IRM est dans ce cas de figure l’examen de référence. En cas de non-disponibilité en urgence, un scanner pourra être demandé en raison de son accessibilité mais n’est le plus souvent pas suffisant et devra, dans un deuxième temps, être complété par une IRM » [1].
- Crises récurrentes : « Chez les enfants/adolescents avec crises récurrentes, une IRM doit être effectuée précocement pour rechercher une anomalie structurelle sous-jacente (qui s’associe à une augmentation du risque d’évolution vers une pharmacorésistance). Le scanner n’a pas de place dans cette indication » [1].
- Épilepsie pharmacorésistante focale : « Dans le bilan d’une épilepsie pharmacorésistante focale à la recherche d’une lésion épileptogène potentiellement accessible à un geste chirurgical : une IRM morphologique avec un protocole dédié et des séquences haute résolution à 3T est réalisée dans un centre expert. Une IRM fonctionnelle peut être également réalisée dans le cadre du bilan préopératoire » [1].
Articulation avec autres professionnels
Le scanner cérébral est prescrit par le médecin généraliste ou le neuropédiatre et réalisé par un radiologue [KG-1] [KG-3]. Les résultats de l'examen doivent être interprétés en collaboration avec ces professionnels pour une prise en charge optimale du patient [KG-5].
Références
- [1] HAS — HAS Épilepsie Enfant 2023 (2023), p.13
- [2] HAS — HAS Épilepsie Enfant 2023 (2023), p.15
- [3] HAS — HAS Épilepsie Enfant 2023 (2023), p.21
- [4] HAS — PNDS T21 2020 (2020), p.57
- [5] HAS — PNDS T21 2020 (2020), p.71
- [6] DGS — Livret Epilepsie-TND 2026 (2026), p.18
- [7] HAS — HAS Épilepsie Enfant 2023 (2023), p.15
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- [KG-5] Scanner cérébral ↔ related ↔ Neuropédiatre
- [KG-6] Scanner cérébral ↔ related ↔ Trisomie 21
- [KG-7] Scanner cérébral ↔ related ↔ IRM cérébrale épilepsie
- [KG-8] Scanner cérébral ↔ related ↔ EEG standard