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Troubles des conduites alimentaires (TCA) de l’enfant

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Lorsqu’un enfant présente un trouble des conduites alimentaires (TCA) — anorexie mentale, boulimie, hyperphagie boulimique, ARFID… plusieurs professionnels peuvent intervenir. Ces comportements ne sont pas anodins : ils traduisent souvent une réelle souffrance et peuvent s’inscrire dans un trouble des conduites alimentaires, comme la boulimie ou certaines formes d’anorexie.

Cadre clinique

Les troubles des conduites alimentaires (TCA) de l’enfant englobent plusieurs entités cliniques distinctes, dont l’anorexie mentale, la boulimie, l’hyperphagie boulimique et le trouble de l’alimentation évitante/restrictive (ARFID). Ces troubles se caractérisent par des comportements alimentaires perturbés, souvent associés à une souffrance psychique significative. Selon le DSM-5, la boulimie se définit par des accès hyperphagiques suivis de comportements compensatoires (vomissements, jeûne, sport excessif) survenant au moins une fois par semaine pendant trois mois, avec un poids souvent dans la norme. L’anorexie avec crises boulimiques combine une restriction calorique importante entre les crises et des comportements compensatoires similaires, avec un poids fréquemment inférieur à la normale [2] [3].

L’ARFID, quant à lui, se manifeste par une difficulté persistante à couvrir les besoins nutritionnels sans volonté de perdre du poids. Ce trouble diffère des problèmes alimentaires transitoires de l’enfance et nécessite une évaluation pédiatrique pour identifier d’éventuelles carences ou causes sous-jacentes [6] [11]. Les TCA sont souvent associés à d’autres troubles psychiques, tels que les troubles de l’humeur, les troubles anxieux, les TOC, les addictions, les troubles de la personnalité et d’autres TCA [3].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte des TCA chez l’enfant. Cependant, il est important de noter que ces troubles ne sont pas rares et peuvent avoir des conséquences significatives sur la santé physique et mentale de l’enfant [6] [11].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic des TCA repose sur une évaluation multidisciplinaire. Le médecin généraliste ou pédiatre joue un rôle clé dans le repérage précoce des signes d’alerte, la pose du diagnostic ou sa suspicion, ainsi que la surveillance de la croissance et de l’état général. Il prescrit les premiers examens (bilan biologique) et corrige les carences nutritionnelles (fer, vitamines) si nécessaire. Le pédiatre peut également orienter vers d’autres spécialistes pour une évaluation plus approfondie [1].

Le pédopsychiatre confirme le diagnostic de TCA, évalue la souffrance psychique associée et repère les troubles comorbides (anxiété, dépression, TOC). Il prescrit un traitement médicamenteux si nécessaire et choisit la modalité de soins la plus adaptée (consultations, hospitalisation de jour, hospitalisation complète). Il assure également la surveillance de la croissance conjointement avec le médecin traitant [8].

L’orthophoniste spécialisé en oralité intervient en cas de difficultés alimentaires liées à une hypersensibilité sensorielle, à des expériences alimentaires négatives ou à des difficultés motrices de la sphère bucco-faciale. Il évalue la mastication, la déglutition et la tolérance sensorielle, et aide l’enfant à élargir progressivement son répertoire alimentaire [9] [10].

Interventions recommandées

La prise en charge des TCA repose sur une approche multidisciplinaire. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont souvent recommandées pour travailler sur les pensées, émotions et comportements liés à l’alimentation. Les interventions visent également à prendre en charge les troubles associés (anxiété, dépression, TOC, trouble du spectre de l’autisme) [8] [12].

L’assistant(e) social(e) peut aider la famille dans les démarches administratives et l’accès aux aides lorsque la prise en charge devient longue ou complexe. Il/elle peut aider à constituer un dossier auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) pour des aménagements scolaires et/ou des aides financières si nécessaire [9].

Le pédiatre spécialisé surveille l’impact du trouble sur la croissance, le développement pubertaire et la minéralisation osseuse. Il recherche et traite d’éventuelles maladies associées au TCA. L’endocrinologue peut surveiller le retentissement sur la croissance et le développement pubertaire [10] [12].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés aux TCA de l’enfant. Pour des informations détaillées, il est recommandé de consulter les ressources locales et les professionnels de santé impliqués dans la prise en charge.

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Sources mobilisées (4)