HAS — Troubles Dys, points-clés du parcours (2024)
Points-clés HAS 2024 sur le parcours dys (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysgraphie). Complément accessible aux recommandations 2017.
HAS — Troubles Dys, points-clés du parcours (2024)
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src-dgs-sfp-langage-collection-03-expert-coll — DGS-SFP (2007)
ues auquel il est peut-être possible de remédier avant même que la dyscalculie comme trouble spécifique de l’apprentissage n’apparaisse.
Les troubles des acquisitions associés Une caractéristique commune à la dyslexie, dysorthographie, dyscalculie est que ces entités se rencontrent souvent associées entre elles chez une même personne, ce qui pour le clinicien, le rééducateur ou le pédagogue est riche d’enseignements quant à la sévérité du trouble, et donc à ses répercussions en termes de rééducation tout autant que de pédagogie. Mais l’existence de troubles associés à la dyslexie constitue également un puissant outil théori- que pour le chercheur, lui fournissant autant de pistes vers où orienter ses recherches. Dans le contexte d’un centre de référence pour les troubles des apprentissa- ges, il n’est pas étonnant de constater une nette prédominance de dyslexies, ou de troubles sévères de l’acquisition du langage écrit (puisqu’on ne peut en théorie commencer à parler de dyslexie qu’après un certain temps d’appren- tissage).28 — p.44
Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie – Bilan des données scientifiques
moyens beaucoup plus considérables auraient dû être mobilisés. Si la dyslexie constitue un sujet fréquemment évoqué, de fausses idées circulent à son sujet. Il semblait donc utile de faire le point sur cette question. La dysorthographie et la dyscalculie, elles, font l’objet d’articles beaucoup moins nombreux. Jeanne ETIEMBLE convient que la dysphasie, trouble spécifique du langage oral, constitue un sujet important, à tel point qu’il aurait justifié une exper- tise à part entière. La dyspraxie peut faire l’objet du même constat. Cepen- dant, les experts ont choisi de considérer ces deux troubles dans le cadre des « troubles associés » à la dyslexie, la dysorthographie et la dyscalculie. Claire MELJAC (psychologue, Hôpital Sainte-Anne) note que la dysortho- graphie, qui est associée à la dyslexie dans la plupart des cas, a été traitée de façon indirecte et est donc bien présente dans l’expertise. En revanche, aucun élément significatif ne se fait jour à propos de la dyscalculie et cer- tains résultats à ce sujet sont loin d’être assurés et elle ne comprend pas pourquoi la dyscalculie figure dans le titre de l’expertise. Ariel CONTE (CORIDYS) estime que le cadrage de l’expertise restreint à la dyslexie, dysorthographie et dyscalculie risque de limiter son intérêt en termes de santé publique alors même que les statistiques des CHU montrent qu’il existe peu de dyslexie homogène. Les décideurs, ne vont-ils pas avoir une vision étroite des troubles spécifiques des apprentissages ? — _p.102_
src-dgs-sfp-langage-collection-langes-actes-dgs — DGS-SFP (2007)
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Les connaissances sur ces troubles des apprentissages ont progressé. De nombreux travaux sont en cours dans le domaine des difficultés d’apprentissage, des troubles spécifiques ou des troubles neurovisuels. Cet après-midi, un certain nombre de ces travaux vous seront présentés. Afin d’avoir une vision plus globale de l’ensemble de ces progrès, une expertise collective a été réalisée en 2007 par l’INSERM, sous la direction de madame le Docteur Billard sur « Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie. Bilan des données scientifiques », nous disposons donc là d’un point récent et global sur l’ensemble de ce qu’on sait de ces troubles. Pour ce qui est de l’orientation des politiques publiques, l’évaluation de l’application des mesures relevant de la santé prévues par le plan de 2001 a dégagé déjà un certain nombre de points pour conduire une amélioration, notamment des politiques régionales en la matière. L’évaluation en cours de la loi de santé publique du 9 août 2004 et de l’objectif relatif à ces troubles dégagera certainement des pistes de progrès. — _p.6_