Serenaid

Leucomalacie périventriculaire

Mis à jour le

Les facteurs de risque incluent : une lésion neurologique diagnostiquée à l’imagerie qui peut entrainer des TND (exemple : HIV 3 ou 4 ou leucomalacie périventriculaire)

En bref

Cadre clinique

La leucomalacie périventriculaire (LMPV) est une lésion cérébrale caractérisée par une nécrose de la substance blanche périventriculaire, souvent observée chez les nouveau-nés prématurés. Elle est associée à un risque accru de troubles du neurodéveloppement et de troubles neurovisuels [KG-1] [KG-2]. Les lésions de la substance blanche périventriculaire, typiques des grands prématurés, sont parmi les causes les plus fréquentes de troubles neurovisuels d'origine centrale [3].

Repères épidémiologiques

La LMPV est principalement observée chez les nouveau-nés prématurés, en particulier ceux nés avant 32 semaines d'aménorrhée. Les enfants nés entre 28 et 30 semaines d'aménorrhée ou entre 30 et 36+6 semaines avec des facteurs de risque élevés, tels qu'une lésion neurologique diagnostiquée à l'imagerie, nécessitent une surveillance renforcée [1]. Les facteurs de risque incluent également des conditions comme l'hémorragie intraventriculaire (HIV) de grade 3 ou 4, les accidents vasculaires cérébraux périnataux, et les infections néonatales [1] [KG-5] [KG-10] [KG-12].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic de la LMPV repose sur l'imagerie cérébrale, notamment l'IRM, qui permet de visualiser les lésions de la substance blanche périventriculaire. Ces lésions sont souvent associées à des troubles neurovisuels, nécessitant une évaluation approfondie des capacités visuelles et cognitives de l'enfant [3]. Une consultation ophtalmologique et orthoptique est recommandée pour s'assurer que l'acuité visuelle, la réfraction et l'oculomotricité sont normales [3].

Interventions recommandées

Les interventions précoces préventives sont démontrées comme bénéfiques pour les grands prématurés sans comorbidités, améliorant les fonctions motrices, cognitives et comportementales [4]. Ces interventions doivent être centrées sur la dyade parents-enfant et débuter dès que possible, bien que le moment précis ne soit pas clairement établi [4]. La prise en charge des difficultés psychologiques des parents est également cruciale [4].

Cadre légal et droits

Les enfants présentant une LMPV et un risque accru de troubles du neurodéveloppement doivent bénéficier d'une surveillance renforcée et d'une rééducation précoce. Les recommandations du NICE stratifient les facteurs de risque en fonction de l'âge gestationnel, des facteurs biologiques, néonataux, socio-économiques, environnementaux et maternels, ainsi que des facteurs post-natals [1]. Ces recommandations visent à assurer une prise en charge adaptée et précoce pour prévenir les difficultés d'apprentissage scolaire et améliorer la qualité de vie des enfants et de leurs familles.

Voir cet article dans l'application →

Sources mobilisées (3)