Incidence familiale de TDC
Présence de troubles de la coordination dans la famille (parents, fratrie). Facteur de risque génétique pour le TDC.
Qu'est-ce que l'incidence familiale de TDC ?
L'incidence familiale de trouble du développement de la coordination (TDC) désigne la présence de ce trouble chez plusieurs membres d'une même famille, comme les parents ou les frères et sœurs. Les études montrent que le risque de TDC est plus élevé chez les apparentés d'une personne atteinte. Par exemple, si un enfant présente un TDC, le risque qu'un de ses frères et sœurs soit également concerné est d'environ 40 à 50 % [5]. Ce phénomène d'agrégation familiale suggère une composante génétique, mais il peut aussi refléter des facteurs environnementaux partagés au sein de la famille [1] [2].
Les recherches sur les jumeaux permettent d'évaluer l'importance des facteurs génétiques par rapport aux facteurs environnementaux. Par exemple, lorsqu'un jumeau monozygote (issu d'un même œuf) est dyslexique, la probabilité que l'autre le soit également est d'environ 70 %. En revanche, cette probabilité n'est que de 45 % pour les jumeaux dizygotes (issus de deux œufs différents). Cette différence s'explique par le fait que les jumeaux monozygotes partagent 100 % de leurs gènes, contre 50 % pour les jumeaux dizygotes [1] [2].
Ce que ça change au quotidien
La présence de TDC dans la famille peut influencer le développement et les apprentissages de l'enfant. Les enfants avec un TDC peuvent présenter des difficultés dans le contrôle de l'équilibre, les tâches de saisie et de coordination, ainsi que dans la pondération des informations sensorielles. Ces difficultés peuvent se manifester dans des situations complexes, comme l'équilibre dynamique ou les activités nécessitant une double tâche [6].
Les troubles de la coordination peuvent également affecter la perception et l'action. Par exemple, les enfants avec un TDC peuvent avoir des difficultés à coupler la perception et l'action, ce qui peut impacter leur capacité à réaliser des gestes précis ou à s'adapter rapidement à des changements dans leur environnement [8].
Ce qui peut aider
Pour les enfants présentant un TDC, un repérage précoce des signes d'appels est essentiel. Ce repérage permet de mettre en place un suivi et une prise en charge adaptés, ce qui peut réduire les pertes de chance pour l'enfant et limiter le développement de troubles secondaires, comme l'anxiété [7].
Plusieurs professionnels de santé peuvent accompagner les enfants avec un TDC :
- L'ergothérapeute : spécialisé dans l'autonomie et l'adaptation de l'environnement, il évalue et rééduque les troubles de la coordination [KG-5].
- Le neurologue : médecin spécialiste du système nerveux, il intervient dans le diagnostic et le traitement des pathologies liées au TDC [KG-6].
- L'orthophoniste : professionnel de santé spécialisé dans la prévention, l'évaluation et le traitement des troubles du langage et des apprentissages [KG-7].
- Le pédopsychiatre : médecin spécialiste de la santé mentale de l'enfant et de l'adolescent, il pose le diagnostic des troubles du neurodéveloppement et propose des prises en charge adaptées [KG-8].
En cas de doute ou de difficultés, il est important de consulter ces professionnels pour un accompagnement personnalisé.