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Antécédents familiaux de troubles du langage

Présence de troubles du langage ou des apprentissages dans la famille. Facteur de risque génétique pour les troubles du langage et la dyslexie.

Comprendre le profil

Les antécédents familiaux de troubles du langage désignent la présence de troubles du langage oral ou écrit chez les membres d'une famille. Ces antécédents augmentent significativement la probabilité de survenue de ces mêmes troubles chez un enfant. Les études familiales montrent que les apparentés du premier degré d'un sujet atteint ont un risque relatif deux à sept fois supérieur à celui de la population générale de développer des difficultés similaires [2]. Pour la dyslexie, par exemple, le risque de retrouver le trouble chez un apparenté de l'individu atteint est de 8 à 10 fois plus élevé que ce même risque dans la parenté d'un individu non atteint [5].

Les facteurs génétiques jouent un rôle important, bien qu'ils ne constituent pas un déterminisme absolu. Les gènes en question sont des gènes de susceptibilité, augmentant le risque de développer des troubles du langage en interaction avec d'autres facteurs environnementaux et biochimiques [1]. Les études de jumeaux montrent que la probabilité qu'un jumeau monozygote soit également dyslexique si l'autre l'est est d'environ 70 %, contre 45 % pour les jumeaux dizygotes [5].

Adaptations en classe

Les enfants avec des antécédents familiaux de troubles du langage peuvent présenter des difficultés variées en langage oral et écrit. En classe, plusieurs adaptations pédagogiques peuvent être mises en place pour les accompagner :

Accompagnement individualisé

L'accompagnement individualisé est essentiel pour les élèves présentant des antécédents familiaux de troubles du langage. Les enseignants et les AESH peuvent travailler en collaboration avec les orthophonistes pour mettre en place des stratégies adaptées. Les outils de dépistage utilisés par les médecins et infirmières de l'Éducation nationale peuvent identifier les enfants atteints de troubles spécifiques du langage oral, qui sont un facteur de risque de dyslexie dans 50 % des cas [11].

Les enseignants peuvent également bénéficier de formations sur les outils à utiliser pour repérer et accompagner ces élèves. Un dépistage individuel de première intention peut être proposé après le signalement d'une difficulté d'apprentissage par un enseignant [11].

Travail avec la famille

La collaboration avec la famille est cruciale pour le suivi et l'accompagnement de l'élève. Les parents peuvent être informés des signes à surveiller et des stratégies à mettre en place à la maison pour soutenir l'apprentissage du langage. Les antécédents familiaux de troubles du langage doivent être pris en compte dans le cadre d'un projet personnalisé de scolarisation (PPS) ou d'un plan d'accompagnement personnalisé (PAP), en collaboration avec la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).

Cadre réglementaire scolaire

Les sources disponibles ne précisent pas les dispositifs scolaires applicables en cas d'antécédents familiaux de troubles du langage. Cependant, il est possible de recourir à des dispositifs tels que les ULIS (Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire) ou les SEGPA (Sections d'Enseignement Général et Professionnel Adapté) si l'élève présente des troubles associés nécessitant un accompagnement spécifique.

Ressources liées

Pour un accompagnement optimal, les enseignants et les AESH peuvent s'appuyer sur plusieurs ressources :

Les antécédents familiaux de troubles du langage sont un facteur de risque important pour le développement des troubles du langage oral et écrit chez l'enfant. Une approche collaborative entre les enseignants, les professionnels de santé et la famille est essentielle pour mettre en place un accompagnement adapté et favoriser la réussite scolaire de l'élève.

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Sources mobilisées (4)