Anoxie périnatale
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Pour les nou-veau-nés prématurés ou ayant eu des signes d’anoxie périnatale, de nombreux réseaux périnataux se sont progressivement mis en place en France
En bref
- Attesté par : 1 document (INSERM) — niveau de preuve : Présomption forte
Cadre clinique
L'anoxie périnatale désigne un manque d'oxygène survenant autour de la naissance, pouvant entraîner une souffrance cellulaire des organes, notamment du cerveau. Cet événement concerne environ 1 nouveau-né sur 1 000 naissances [5]. Lorsqu'elle est sévère, cette privation d'oxygène peut provoquer une encéphalopathie néonatale, pathologie grave nécessitant une prise en charge médicale urgente pour prévenir des séquelles cognitives, sensorielles ou motrices [5].
Repères épidémiologiques
En France, environ 500 enfants naissent chaque année avec une trisomie 21, soit un taux de 6 pour 10 000 naissances. Ce chiffre est stable depuis plusieurs années, avec 85 % des diagnostics établis dans les premiers jours de vie [1]. Les nouveau-nés prématurés ou ayant subi une anoxie périnatale bénéficient de réseaux périnataux impliquant néonatologistes, pédiatres libéraux et Centres d'Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) [1]. La prématurité est identifiée comme le facteur de risque le plus important pour le développement de troubles du développement de la coordination (TDC) ou dyspraxie, avec une prévalence de 32 à 49 % chez les enfants nés prématurément [4].
Diagnostic et évaluation
Le diagnostic de l'anoxie périnatale repose sur une évaluation clinique rigoureuse, incluant un examen morphologique, cutané, orthopédique et neurologique. Un bilan paraclinique complet, notamment une imagerie par résonance magnétique (IRM) cérébrale, est réalisé pour évaluer l'étendue des lésions [3]. En l'absence de cause acquise évidente, des analyses génétiques peuvent être prescrites, notamment en cas d'absence de facteur de risque périnatal, d'anomalies congénitales ou d'IRM cérébrale normale [3].
Interventions recommandées
La prise en charge de l'anoxie périnatale peut inclure une hypothermie thérapeutique pour protéger le cerveau du nouveau-né. Cette méthode consiste à baisser la température corporelle du bébé pour limiter les dommages neurologiques [5]. Après cette phase, un suivi médical rapproché est indispensable pour détecter et prendre en charge précocement d'éventuelles difficultés développementales, cognitives ou comportementales. Ce suivi est généralement assuré par des consultations et des hôpitaux de jour pour éviter la multiplication des déplacements [6].
Cadre légal et droits
La prescription d'examens génétiques doit être réalisée par un médecin généticien ou un médecin non-généticien en lien avec une équipe de génétique clinique. La Haute Autorité de Santé (HAS) et l'Agence de la biomédecine précisent que le praticien non-généticien doit être capable d'interpréter les résultats et de les rendre aux parents, ainsi que de les orienter vers un conseil génétique si nécessaire [3].
Sources mobilisées (6)
- [1] HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020) 📄 (1 extrait)
- [2] INSERM DI 2016 — INSERM (2016) 📄 (1 extrait)
- [3] INSERM Polyhandicap 2024 — INSERM (2024) 📄 (2 extraits)
- [4] INSERM TDC 2019 — INSERM (2019) 📄 (1 extrait)
- [5] L’hypothermie en néonatalogie: Mieux comprendre pour accompagner — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (1 extrait)
- [6] L’hypothermie en néonatalogie : quel suivi après l’hospitalisation ? — Institut du Cerveau de l'Enfant (2024) 📄 (1 extrait)