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Polyhandicap

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Association d'une déficience motrice sévère et d'une déficience intellectuelle sévère, entraînant une restriction extrême de l'autonomie. Nécessite un accompagnement humain permanent et une prise en charge médicale et éducative spécialisée (IME, MAS). La communication alternative (pictogrammes, signes) est essentielle.

Cadre clinique

Le polyhandicap désigne une condition complexe définie par le décret du 9 mai 2017 comme « un dysfonctionnement cérébral précoce ou survenu au cours du développement, ayant pour conséquence de graves perturbations à expressions multiples et évolutives de l’efficience motrice, perceptive, cognitive et de la construction des relations avec l’environnement physique et humain, et une situation évolutive d’extrême vulnérabilité physique, psychique et sociale » [2]. Certaines personnes polyhandicapées peuvent présenter, de manière transitoire ou durable, des signes de la série autistique [2].

Cette condition associe une déficience motrice sévère et une déficience intellectuelle sévère, entraînant une restriction extrême de l'autonomie. Les personnes polyhandicapées nécessitent un accompagnement humain permanent et une prise en charge médicale et éducative spécialisée [1].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte du polyhandicap. Cependant, cette condition est considérée comme rare et complexe, nécessitant des dispositifs d'accompagnement spécifiques [2].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic du polyhandicap repose sur l'évaluation des perturbations motrices, perceptives, cognitives et des relations avec l'environnement. Les critères diagnostiques incluent des déficits des fonctions intellectuelles et des limitations des comportements adaptatifs apparus au cours du développement [9]. Ces critères sont confirmés par des évaluations cliniques et des tests d’intelligence personnalisés et normalisés [9].

L'évaluation psychomotrice joue un rôle clé dans le diagnostic et l'accompagnement. Elle permet de dégager un diagnostic et contribue à la construction du dossier pour une reconnaissance de handicap ouvrant droit à des prestations compensatoires [3]. Les soins psychomoteurs sont essentiels pour la prise en charge des retards du développement psychomoteur et des troubles du comportement [3].

Interventions recommandées

La prise en charge du polyhandicap repose sur plusieurs axes :

Cadre légal et droits

La reconnaissance du polyhandicap ouvre droit à des prestations compensatoires. La Maison Départementale de la Personne Handicapée (MDPH) instruit les demandes et notifie les droits ouverts aux familles [3]. Les soins psychomoteurs, bien que non remboursés par la Sécurité Sociale, peuvent être pris en charge au cas par cas sur demande spécifique à la CPAM ou par certaines mutuelles [3].

Les personnes polyhandicapées peuvent bénéficier de la cinquième catégorie du complément de l'Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé (AEEH), qui cumule cessation totale d'activité et recours à une tierce personne [KG-6]. Les délais pour obtenir une orientation vers un établissement spécialisé peuvent être longs, parfois plus d'un an dans certains départements [4].

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Sources mobilisées (6)