Thérapies neurodéveloppementales (type Bobath, Vojta, Padovan)
Mis à jour le
il est possible de conclure à l’inefficience (dans le but de l’amélioration de la fonction motrice) de certaines interventions comme les thérapies neurodéveloppementales (celles du type Bobath, Wojta, Padovan ou autres thérapies conductives…) ou les thérapies de type oxygénothérapie hyperbare.
En bref
- Cité par : INSERM
- Attesté par : 1 document (INSERM) — niveau de preuve : Preuve établie
Qu'est-ce que c'est ?
Les thérapies neurodéveloppementales, comme les méthodes Bobath, Vojta ou Padovan, sont des approches visant à améliorer la fonction motrice. Cependant, selon l'INSERM, ces interventions n'ont pas fait la preuve de leur efficacité pour atteindre cet objectif, notamment chez les personnes polyhandicapées [1]. Ces thérapies sont souvent passives et sans objectif précis, ce qui les rend peu adaptées aux besoins spécifiques des personnes concernées [2].
L'INSERM souligne que ces méthodes ne devraient pas être utilisées, car elles ne permettent pas une participation active de la personne et n'ont pas démontré d'effets bénéfiques sur la fonction motrice [3]. De plus, ces thérapies peuvent être contraires à l'éthique si elles retardent l'accès à des aides techniques plus adaptées et clairement efficaces [4].
Ce que ça change au quotidien
Les thérapies neurodéveloppementales, comme Bobath, Vojta ou Padovan, ne sont pas recommandées pour améliorer la fonction motrice. L'INSERM indique que ces approches, souvent passives et sans objectifs précis, n'ont pas fait la preuve de leur efficacité [1]. Elles peuvent même retarder l'accès à des solutions plus adaptées et directement bénéfiques, comme les aides techniques [4].
Pour les personnes polyhandicapées, il est crucial de privilégier des interventions motrices actives, avec des objectifs clairs et une participation active de l'individu [2]. Les programmes de rééducation doivent être conçus en collaboration avec des équipes de cliniciens et d'ingénieurs, en intégrant des adaptations technologiques spécifiques [1].
Ce qui peut aider
Pour améliorer la fonction motrice, l'INSERM recommande de privilégier des interventions actives et adaptées aux capacités de chaque individu. Ces interventions doivent inclure :
- Une adaptation des outils technologiques aux besoins spécifiques de la personne [1].
- La présence de rétrocontrôle permanent lors de l'action, fourni par un outil technologique ou par le thérapeute [1].
- L'accompagnement par un ou deux thérapeutes pour favoriser le geste [1].
- L'expertise du thérapeute en rééducation motrice et apprentissage moteur [1].
- L'engagement actif de la personne dans la tâche motrice [1].
Les programmes d'interventions motrices doivent être pensés et conçus sur les principes d'apprentissage moteur et via des adaptations technologiques existantes ou à développer spécifiquement pour le polyhandicap [2]. Il est également recommandé de renforcer les moyens humains pour la rééducation motrice, avec un ratio d'au moins un thérapeute pour une personne polyhandicapée pendant les actes de rééducation [2].
Enfin, il est essentiel de favoriser l'activité physique, même minime, via des changements de position réguliers, nécessitant la présence d'aides humaines disponibles sur l'ensemble du nycthémère [2].
Sources mobilisées (1)
- [1] INSERM Polyhandicap 2024 — INSERM (2024) 📄 (4 extraits)