Approches psychanalytiques
L'absence de donnees sur leur efficacite et la divergence des avis exprimes ne permettent pas de conclure a la pertinence des interventions fondees sur les approches psychanalytiques.
Cadre clinique
Les approches psychanalytiques sont utilisées pour explorer le fonctionnement psychique des enfants présentant des troubles des apprentissages. Ces méthodes, souvent appliquées par des psychanalystes ou des pédopsychiatres, visent à comprendre les interactions entre les difficultés d'apprentissage et le développement psychique de l'enfant [1] [4]. Elles peuvent compléter les approches cognitives, notamment lorsque l'enfant et sa famille sont en souffrance ou lorsque la rééducation ne donne pas les résultats escomptés [1] [4].
Repères épidémiologiques
Les enfants présentant des troubles des apprentissages, tels que la dyslexie, peuvent également souffrir de troubles comportementaux ou émotionnels. Ces troubles peuvent être externalisés, comme l'hyperactivité et le déficit d'attention, ou internalisés, moins visibles mais tout aussi significatifs [2]. La relation de causalité entre ces troubles et les difficultés d'apprentissage n'est pas clairement établie, mais leur association est reconnue et doit être prise en compte pour une prise en charge globale de l'enfant [2].
Diagnostic et évaluation
Les approches psychanalytiques ne sont pas utilisées pour poser un diagnostic spécifique comme la dyslexie ou le trouble du spectre autistique, mais elles peuvent apporter un éclairage complémentaire sur le fonctionnement psychique de l'enfant. Les tests projectifs, par exemple, ne montrent pas une organisation univoque de la personnalité des enfants dyslexiques comparés à des témoins sans dyslexie, excluant une relation unique de causalité entre personnalité et dyslexie [1] [4]. Ces approches sont souvent réalisées par des psychologues ou des pédopsychiatres [KG-1] [KG-3].
Interventions recommandées
Les approches psychanalytiques ne sont pas recommandées comme intervention exclusive pour les troubles des apprentissages. Cependant, elles peuvent être utilisées de manière complémentaire aux approches cognitives, à condition que l'une n'exclue pas l'autre [1] [4]. Cette complémentarité permet une prise en charge de l'enfant dans sa globalité et sa diversité, tant au plan cognitif qu'au plan de sa relation à son environnement [2].
En ce qui concerne le trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), les recommandations en Allemagne relèvent que le traitement psychanalytique ne peut pas être considéré comme efficace [5]. Cette position est partagée par la Haute Autorité de Santé (HAS) en France, qui ne recommande pas les interventions fondées sur les approches psychanalytiques en raison de l'absence de données sur leur efficacité [3].
Cadre légal et droits
Les approches psychanalytiques peuvent être intégrées dans le cadre d'un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) ou d'un Projet d'Accueil Individualisé (PAI), qui définissent les modalités de scolarisation et d'accueil d'un élève présentant des troubles des apprentissages [KG-7] [KG-8]. Ces documents contractuels sont élaborés par la Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).
En conclusion, bien que les approches psychanalytiques ne soient pas recommandées comme intervention exclusive, elles peuvent apporter un éclairage complémentaire et être intégrées dans une prise en charge globale de l'enfant. Les parents doivent être informés des différentes options disponibles et des limites des approches psychanalytiques en matière d'efficacité.
Sources mobilisées (5)
- [1] HAS TDAH Argumentaire 2024 — HAS (2024) 📄 (1 extrait)
- [2] HAS Autisme 2012 — HAS_ANESM (2012) 📄 (1 extrait)
- [3] INSERM Dys 2007 — INSERM (2007) 📄 (2 extraits)
- [4] src-dgs-sfp-langage-collection-03-expert-coll — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)
- [5] src-dgs-sfp-langage-collection-01-ortoph-anaes-2001-2 — DGS-SFP (2007) 📄 (1 extrait)