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Entrainement cognitif TDAH

Programmes informatises d'entrainement de la memoire de travail et des fonctions executives. Resultats non consensuels quant au transfert aux situations ecologiques.

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Entrainement cognitif TDAH

En bref

Dans ce modèle, les troubles co- gnitifs dysexécutifs, en particulier ceux de la mémoire de travail et de la planification à court et long HAS • Trouble du neurodéveloppement/ TDAH : Diagnostic et… Administré par une personne détenant une formation en psychométrie. 2.6.4. ntrôle du matériel nécessaire ; ‒ la décomposition des tâches en étapes, le contrôle et la planification du temps nécessaire pour les accomplir. 3.3.

HAS TDAH Argumentaire 2024 — HAS (2024)

s du temps. Dans ce modèle, les troubles co- gnitifs dysexécutifs, en particulier ceux de la mémoire de travail et de la planification à court et long

HAS • Trouble du neurodéveloppement/ TDAH : Diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents • juillet 2024 39 — p.39

leur suivi. Administré par une personne détenant une formation en psychométrie.

    2.6.4. Place du bilan neuropsychologique

Le bilan neuropsychologique constitue l’exploration des fonctions neuropsychologiques, des fonctions cognitives (mémoire, attention, concentration, langage, efficience intellectuelle, etc.) et de ses interac- tions avec la sphère affective de l’enfant et de l’adolescent, au moyen de tests et d’échelles étalonnées. Ces bilans sont multiples et comprennent le plus souvent une évaluation de l’intelligence (bilan psy- chométrique) et des fonctions exécutives. Aucun de ces bilans n’est nécessaire pour la pose du diagnostic de TDAH (toutes les recommanda- tions internationales le soulignent, le diagnostic est clinique). En revanche, ce bilan est particulièrement intéressant dans les situations complexes ou pour mieux identifier les besoins de l’enfant et de l’ado et préciser les préconisations de soin et d’aménagement scolaire. Ainsi, les recommandations canadiennes de 2020 (CADDRA) rapportent que les tests neuropsycholo- giques et psychopédagogiques sont surtout utiles quand le diagnostic est incertain. Les tests neurop- sychologiques et psychopédagogiques ne devraient pas être utilisés pour déterminer la sévérité du TDAH ou pour quantifier les impacts du TDAH sur le fonctionnement cognitif et académique, car ils ne mesurent pas précisément les déficits cognitifs ou académiques qui caractérisent le TDAH en « situa- tion réelle » (4). Il est important de noter que ces échelles et évaluations ne sont qu’un exemple de ce qui peut être utilisé dans l’évaluation du TDAH. Les choix spécifiques peuvent varier en fonction des pratiques — p.87

ntrôle du matériel nécessaire ; ‒ la décomposition des tâches en étapes, le contrôle et la planification du temps nécessaire pour les accomplir.

3.3. Les traitements centrés sur l’enfant ou l’adolescent

    3.3.1. Entraînement cognitif de type bottom-up

L’entraînement cognitif fait l’objet de nombreuses recherches pour son intérêt dans le traitement du TDAH. En effet, pour les sujets avec TDAH en comparaison aux sujets témoins, il existe régulièrement une altération de certains processus neuropsychologiques qui peuvent se traduire par une diminution de certaines performances évaluables de façon standardisée par des outils informatiques, par exemple : l’inhibition verbale et motrice, l’attention soutenue et sélective, la flexibilité, la mémoire de travail et la perception du temps. Le principe général est de cibler une ou plusieurs performances cognitives qui seront entraînées de façon régulière avec des tâches informatisées de difficulté croissante, afin de permettre des renforce- ments durables via la neuroplasticité cérébrale. Il existe des programmes d’entraînement cognitif classiques, mais à la faveur des nouvelles technolo- gies, de plus en plus de programmes sont assistés par ordinateur. Voici une liste non exhaustive des programmes d’entraînement cognitif informatisés les plus répan- dus : CogMed, RehaCom, PRESCO, Cogniplus. La recherche sur l’efficacité de ces programmes est entravée par différents facteurs : ‒ l’hétérogénéité des profils neuropsychologiques des sujets avec TDAH ; — p.116

ation des performances académiques.

Outcome SMD CI 95% p

Symptômes de TDAH évalués par les parents (PROX) 0,64 0,33 ; 0,95 0,0001

Symptômes de TDAH évalués par les enseignants (PBLIND) 0,24 -0,24 ; 0,72 0,34

Une méta-analyse publiée par Scionti et al., 2020 (338), examine l’effet de l’entraînement cognitif sur les fonctions exécutives (FE) des enfants d’âge préscolaire (3 à 6 ans) (32 études, n = 977). Un effet faible à modéré de l’entraînement cognitif pour améliorer les FE (g = 0,352 ; k = 123 ; p < 0,001) a été mis en évidence avec cependant une importante hétérogénéité de l’effet entre les études en fonction notamment du type de séances individuelles ou de groupe et la durée de la formation. Le nombre de sessions et la formation informatisée par rapport à la formation non informatisée n’étaient pas des modérateurs significatifs. La méta-analyse la plus récente de Westwood et al., en 2023 (339), retient 36 essais contrôlés rando- misés et ne s’intéresse qu’aux programmes assistés par ordinateur. Les auteurs notent une légère mais significative amélioration des scores d’inattention par rapport aux contrôles, en revanche, les scores des symptômes de TDAH total ou d’hyperactivité-impulsivité ne sont pas modifiés. En outre, il est observé une amélioration significative mais modérée de la mémoire de travail tant au niveau de la mémoire verbale que visuo-spatiale. Aucune différence significative n’est notée concer- nant d’autres compétences neuropsychologiques telles que l’attention soutenue, le raisonnement non verbal, la vitesse de traitement, le contrôle inhibiteur et la flexibilité. Il n’y a pas d’amélioration des performances académiques. Malgré un faible nombre d’essais qui ont étudié les effets à plus long terme, les auteurs notent un maintien de l’amélioration de la mémoire de travail à six mois. Il faut noter que les effets de taille sont deux fois plus importants lorsque les évaluations sont faites dans les mêmes conditions que l’entraînement en comparaison avec un contexte différent, ce qui sou- ligne le problème de la généralisation des acquisitions. — p.117

TDAH :  faire de la remédiation cognitive avec mon enfant à la maison — expert (2024)

ion, qui aident à structurer ses tâches et ses actions. La flexibilité cognitive, qui permet de changer de stratégie face à un problème ou un imprévu.

Les fonctions exécutives ne sont pas figées et peuvent être renforcées au quotidien. Voici des conseils généraux à appliquer :

Apprentissage et stimulation cognitive : L’apprentissage sollicite fortement les fonctions exécutives, ce qui explique pourquoi les enfants ayant un TDAH rencontrent parfois des difficultés à l’école. Encourager votre enfant à persévérer dans ses apprentissages, même en cas de difficulté, est essentiel pour développer ses compétences sur le long terme.

Pratique d’une activité physique : L’activité physique joue un rôle clé dans le développement des fonctions exécutives. Elle améliore notamment la mémoire, la régulation des émotions et la gestion des impulsions. De nombreuses études montrent que la pratique régulière d’un sport permet de mieux contrôler l’impulsivité, de renforcer l’estime de soi et de diminuer le stress.

Apprentissage d’un instrument de musique : L’apprentissage d’un instrument stimule la concentration et la coordination, tout en renforçant les capacités exécutives comme l’attention et la mémoire de travail. Il est essentiel de conserver un aspect ludique dans cet apprentissage, bien que cela puisse parfois être difficile en raison des exigences musicales. Pour les enfants motivés, cela constitue un excellent outil de remédiation cognitive. — p.1

Attention Accompagner au quotidien Trouble du déficit de l'attention et hyperactivité TDAH :  faire de la remédiation cognitive avec mon enfant à la maison Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 10 min de lecture Écouter cet article Lire

Les fonctions exécutives sont essentielles pour que votre enfant puisse se concentrer, s’organiser, gérer ses émotions et s’adapter aux imprévus. Chez certains enfants, notamment ceux avec un TDAH, elles sont plus fragiles, ce qui peut compliquer les apprentissages et le quotidien.

Cette fiche propose des stratégies concrètes et des activités adaptées pour aider votre enfant à renforcer ces compétences et à mieux gérer les défis du quotidien.

Quelles sont les fonctions exécutives et comment les stimuler ?

Chaque jour, nous utilisons des compétences cérébrales qui nous permettent de nous organiser, d’apprendre et de nous adapter. Ces fonctions exécutives comprennent :

L’attention, qui permet de se concentrer sur une tâche et d’ignorer les distractions. La mémoire de travail, qui aide à retenir et utiliser des informations en temps réel. Le contrôle des impulsions, qui permet de gérer ses réactions et de différer une action. La planification et l’organisation, qui aident à structurer ses tâches et ses actions. La flexibilité cognitive, qui permet de changer de stratégie face à un problème ou un imprévu. — p.1

puisse parfois être difficile en raison des exigences musicales. Pour les enfants motivés, cela constitue un excellent outil de remédiation cognitive.

Sommeil et régulation des fonctions exécutives : Un sommeil de qualité est fondamental pour la mémoire, l’attention et la gestion des émotions. Les troubles du sommeil peuvent accentuer l’hyperactivité et l’impulsivité, rendant la journée plus difficile à gérer. Une bonne hygiène de sommeil, avec des horaires réguliers et une routine apaisante, permet d’améliorer ces fonctions.

Il est important de noter que les activités extra-scolaires, comme le sport et la musique, doivent être pratiquées de manière régulière sans devenir contraignantes, tout en restant ludiques. Il est préférable de choisir des activités pour lesquelles l’enfant montre le plus de motivation. Comment stimuler la mémoire de travail ?

La mémoire de travail permet de retenir et manipuler des informations temporairement, ce qui est essentiel pour des tâches comme écrire une phrase entendue, faire un calcul mental ou suivre plusieurs consignes successives.

  1. Jouer pour entraîner la mémoire de travail

Les jeux sont un excellent moyen de renforcer la mémoire de travail, à condition qu’ils soient réguliers, plaisants et adaptés aux préférences de votre enfant. Il est préférable de choisir des jeux qui le motivent naturellement. Ces activités aident à solliciter l’attention, la concentration et la capacité à retenir des informations sur une courte durée. — p.1

Pavlovic E. (2024) — Place des jeux de société en remédiatio — expert (?)

fonctionnement des patients TDAH, ils auraient tendance à choisir une gratification immédiate plus petite qu’une plus importante à long terme, ce qui correspond au délai de gratification (25). Ce délai de gratification est lié aux fonctions exécutives. Plusieurs études ont montré un impact positif de la remédiation cognitive sur le TDAH, avec entre autres une amélioration des capacités de mémoire de travail et une diminution de la symptomatologie du TDAH à l’échelle de Conners (26,27). Les enfants ayant un TSA présentent généralement une altération des fonctions exécutives, souvent associées à une altération des capacités d’adaptation et de leur qualité de vie (28). Il existe cependant une grande variabilité individuelle dans ces difficultés sur le plan exécutif. Auparavant la flexibilité mentale et la planification étaient considérées comme les fonctions les plus altérées dans le TSA; il semblerait cependant que l’ensemble des fonctions exécutives soient impactées (29,30). Concernant les cognitions sociales, les individus présentant un TSA ne présenteraient pas nécessairement de déficits, malgré la présence de signes cliniques montrant des difficultés sur le plan social à savoir les atypies dans la communication non verbale socialement orientée, dans les manifestations de réciprocité sociale et dans le développement de relations avec les pairs (31). Les études sont plutôt favorables à l’utilisation de la remédiation cognitive pour les patients

écupérer pour celle-ci un fonctionnement au moins partiel. La remédiation cognitive permettrait des améliorations modestes à modérées sur la cognition et les résultats fonctionnels, mais ces effets restent limités, surtout en ce qui concerne l’impact dans la vie quotidienne et la durabilité des résultats. Les critiques pointent également l’incohérence des méthodologies dans les études, avec des problèmes comme la petite taille des échantillons et le manque de suivi à long terme, ce qui remet en question la généralisation des résultats. Une autre limite est la variabilité des résultats entre les différents domaines cognitifs : certaines fonctions, comme la mémoire de travail verbale ou la cognition sociale, montrent une amélioration plus marquée, tandis que d’autres, comme l’apprentissage visuel et la mémoire, présentent peu ou pas de progrès. Bien que la remédiation cognitive soit efficace en complément d’autres thérapies, son efficacité en tant que traitement autonome reste modérée et peut ne pas suffire sans un accompagnement thérapeutique supplémentaire (2,3). Ces limites sont notamment en lien avec la difficulté à évaluer de façon objective les résultats et l’efficacité d’un programme de remédiation cognitive. Il est important de préciser qu’une amélioration des résultats sur des tests papier crayons, tels qu’un test de Stroop, ne signifie pas nécessairement une amélioration concrète de 4

es ou à changer de routine, une perturbation de la planification peut donner des difficultés à anticiper ou encore à ranger et retrouver ses affaires… Une altération de ces différentes fonctions, même légère peut donc avoir un impact significatif, bien que différent pour chacune des fonctions. De nombreuses pathologies psychiatriques présentent une altération des fonctions exécutives, et l’amélioration clinique de la pathologie identifiée n’est pas systématiquement associée à la récupération de ces fonctions. L’impact fonctionnel parfois important de cette altération des fonctions exécutives peut donc constituer un frein à l’amélioration clinique de la pathologie. Ainsi, cet impact peut se traduire par une perte d’autonomie, des difficultés à entretenir ses relations sociales, des 7 conflits avec ses proches (en lien par exemple avec les difficultés d’inhibition ou encore de planification), une image de soi négative devant les difficultés rencontrées au quotidien voire des affects dépressifs. L’attention peut être travaillée en remédiation cognitive, elle permet de se concentrer sur une ou plusieurs tâches et de filtrer les distractions. Elle peut être considérée comme un prérequis à toutes autres fonctions cognitives. Les processus attentionnels sont donc liés aux fonctions exécutives. Il est par exemple difficile de planifier efficacement ou de maintenir des informations en mémoire de travail sans une attention adaptée. De même l’attention

ie, influencé par de multiples facteurs. Le développement des fonctions exécutives est influencé par des facteurs génétiques et environnementaux, tels que le genre, le statut socio-économique, le niveau d’études parental ou encore la culture (7). Dans ce contexte, les modèles cognitifs utilisés pour les adultes ne sont pas directement applicables aux enfants. La maturation du cerveau commence dans les régions postérieures et progresse vers les régions frontales, de l'enfance à l'âge adulte. Physiologiquement, Diamond suggère qu’initialement l'inhibition, la mémoire de travail, la flexibilité mentale et la planification sont difficiles à différencier. L'inhibition et la mémoire de travail vont se distinguer puis la flexibilité émerge, aboutissant à des processus plus complexes comme le raisonnement et la résolution de problèmes (8). Les troubles de ces fonctions chez les enfants peuvent être fréquents en cas d'anomalies cérébrales, avec une importante variabilité dans leur expression clinique. Les conséquences à plus ou moins long terme sont potentiellement désastreuses sur le plan scolaire, social et professionnel. L'évaluation des fonctions exécutives chez les enfants et adolescents se révèle complexe, avec des risques élevés de faux négatifs et de faux positifs en raison de cette maturation cérébrale inachevée. Les tests actuels peuvent manquer de sensibilité, étant parfois peu représentatif des tâches quotidiennes. Une approche alternative utilisant des outils comme 6

TDAH : la remédiation cognitive est-elle efficace pour aider mon enfant ? — expert (2024)

rents et de consolider les progrès. Pour les compétences qui n’évoluent pas assez, de nouvelles stratégies de remédiation peuvent être mises en place.

Forces et limites de la remédiation cognitive individuelle :  Peu d’études démontrent clairement l’efficacité de la remédiation cognitive pour le TDAH chez l’enfant.  L’absence de consensus scientifique entraîne une grande diversité des pratiques selon les thérapeutes. Il est donc important de bien définir avec le professionnel les objectifs et les résultats attendus. Cependant, cette méthode a l’avantage de pouvoir être personnalisée en fonction des besoins spécifiques de l’enfant. De plus, le travail en relation duelle avec le thérapeute peut renforcer la motivation de l’enfant. La remédiation cognitive en groupe : le programme PIFAM Les programmes de remédiation en groupe prennent la forme de jeux pour aider à surmonter les difficultés liées au TDAH. Ils s’appuient sur une approche coopérative et dynamique entre les enfants, utilisant l’énergie du groupe pour encourager l’apprentissage et le développement de compétences. En France, le programme PIFAM est le seul connu et pratiqué pour les enfants malgré l’absence d’études ayant montré l’efficacité de la remédiation cognitive en groupe dans le TDAH chez l’enfant.  Le programme PIFAM – programme d’intervention sur les fonctions attentionnelles et métacognitives –  est un programme développé par la neuropsychologue canadienne Francine Lussier, appliqué en France depuis plusieurs années. Il est constitué de 12 ateliers de 90 minutes chacun à mener 1 fois par semaine pour un groupe de 4 à 6 enfants âgés de 10 à 14 ans. Le groupe est mené par deux intervenants (neuropsychologue, psychomotricien ou orthophoniste).  Le programme PIFAM offre un cadre bienveillant et structuré, favorisant le développement de stratégies comportementales et cognitives pour les enfants atteints de TDAH. Les séances, pré-établies, visent à stimuler les fonctions exécutives, notamment l’attention, ainsi que la motivation et les compétences psychosociales, telles que l’empathie, la confiance en soi, la prise de décision et la gestion des émotions.  Forces et limites de la remédiation cognitive en groupe :  Concernant PIFAM, il n’existe pas de preuves scientifiques de l’efficacité de ce type de remédiation cognitive dans le TDAH.  Comme il n’y a pas de consensus scientifique, les pratiques varient beaucoup. Il est donc important de bien définir avec les thérapeutes les objectifs et les résultats attendus. Cependant, les approches en groupe aident à travailler la dynamique sociale, souvent touchée chez les enfants avec un TDAH (mauvaise image de soi, conflits avec les autres). Elles proposent des exercices qui ressemblent davantage à des situations réelles et permettent de donner des retours utiles dans un cadre plus concret. La remédiation cognitive individuelle assistée par ordinateur Les programmes de remédiation cognitive par ordinateur pour le TDAH sont de plus en plus répandus. Ces outils ciblent les difficultés liées à l’attention et aux fonctions exécutives, telles que la planification, la mémoire de travail, l’inhibition et l’impulsivité. Cependant, tous ne sont pas disponibles en version française. À ce jour, la remédiation cognitive assistée par ordinateur est la méthode ayant montré le plus d’efficacité avec un niveau de preuves scientifiques suffisant. Plusieurs méta-analyses (résumés de résultats de plusieurs études) confirment son impact positif sur de nombreuses fonctions cognitives, notamment la mémoire de travail. Cependant, les effets sur la réduction des symptômes du TDAH et l’amélioration de la vie quotidienne de l’enfant restent modestes. Forces et limites de la remédiation cognitive assistée par ordinateur :  Les programmes sur ordinateur présentent l’avantage de créer un environnement ludique avec des systèmes de récompense pour stimuler la motivation. Ils sont également conçus pour s’adapter au niveau cognitif de l’enfant, ce qui permet de personnaliser les tâches.  Cependant , le niveau de preuve scientifique reste relativement modeste.  La plupart des logiciels sont en anglais ce qui limite leur usage en France.  Par ailleurs, ils sont relativement coûteux et non remboursés par la sécurité sociale ou les mutuelles. — p.1

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Sources mobilisées (4)