Serenaid

Entrainement cognitif TDAH

Programmes informatises d'entrainement de la memoire de travail et des fonctions executives. Resultats non consensuels quant au transfert aux situations ecologiques.

Qu'est-ce que l'entraînement cognitif pour le TDAH ?

L'entraînement cognitif est une méthode non médicamenteuse visant à améliorer les fonctions exécutives et l'attention chez les enfants atteints de trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Ces fonctions incluent la mémoire de travail, la planification, l'organisation, le contrôle des impulsions et la flexibilité cognitive [2] [5]. L'objectif est d'aider l'enfant à mieux gérer ses pensées, ses apprentissages et ses actions au quotidien [2].

Plusieurs types d'entraînement cognitif existent, notamment des programmes informatisés comme CogMed, RehaCom, PRESCO et Cogniplus [1]. Ces programmes proposent des exercices ludiques et adaptatifs pour renforcer les compétences cognitives [3]. D'autres approches incluent la remédiation cognitive individuelle avec un thérapeute ou en groupe, comme le programme PIFAM (programme d'Intervention sur les fonctions Attentionnelles et Métacognitives) [3] [9].

Les études sur l'efficacité de ces programmes montrent des résultats mitigés. Certaines méta-analyses indiquent une amélioration modérée de la mémoire de travail et une légère réduction des symptômes d'inattention, mais les effets sur les symptômes globaux du TDAH et les performances académiques restent limités [6]. Les résultats varient également en fonction du type de programme et de la durée de l'entraînement [6].

Ce que ça change au quotidien

L'entraînement cognitif peut avoir un impact positif sur la vie quotidienne de l'enfant avec TDAH. En améliorant ses fonctions exécutives, il peut mieux se concentrer, s'organiser et gérer ses émotions [5]. Cela peut faciliter les apprentissages scolaires et réduire les difficultés rencontrées à la maison ou à l'école [2].

Cependant, les effets de l'entraînement cognitif ne sont pas toujours généralisables à toutes les situations. Par exemple, les améliorations observées lors des exercices informatisés peuvent ne pas se traduire directement dans des contextes réels [6]. Il est donc important de combiner ces méthodes avec d'autres stratégies d'accompagnement, comme la guidance parentale ou les aménagements scolaires [11].

Ce qui peut aider

Pour maximiser les bénéfices de l'entraînement cognitif, il est essentiel de bien évaluer les besoins de l'enfant avant de commencer. Un bilan neuropsychologique peut aider à identifier les difficultés spécifiques et à adapter les méthodes de remédiation [2] [8]. Il est également important de définir des objectifs clairs avec le thérapeute et de suivre régulièrement les progrès de l'enfant [12].

En plus des programmes structurés, des activités quotidiennes peuvent stimuler les fonctions exécutives. Par exemple, la pratique d'une activité physique régulière, l'apprentissage d'un instrument de musique ou des jeux de mémoire peuvent renforcer ces compétences de manière ludique [4] [10]. Une bonne hygiène de sommeil est également cruciale pour la régulation des fonctions exécutives [10].

Enfin, il est important de créer un environnement bienveillant et structuré pour l'enfant. Les parents peuvent encourager leur enfant à persévérer dans ses apprentissages et à appliquer les stratégies travaillées lors des séances de remédiation [10]. Les aménagements scolaires, comme un plan personnalisé de scolarité (PPS) ou un accompagnement par un(e) accompagnant(e) des élèves en situation de handicap (AESH), peuvent également être utiles [11].

Voir cet article dans l'application →

Sources mobilisées (4)