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Infirmité Motrice Cérébrale

L'Infirmité Motrice Cérébrale (IMC), aussi appelée paralysie cérébrale, est un trouble moteur permanent dû à une lésion cérébrale survenue avant ou autour de la naissance. Souvent comorbide avec polyhandicap et TDI.

Infirmité Motrice Cérébrale

Définition clinique

L'Infirmité Motrice Cérébrale (IMC), également appelée paralysie cérébrale, est définie comme un ensemble de troubles du mouvement et/ou de la posture et de la fonction motrice, permanents mais pouvant avoir une expression clinique changeante avec le temps. Ces troubles sont dus à un désordre, une lésion ou une anomalie non progressifs, qui surviennent dans un cerveau immature ou en développement [3]. Les troubles moteurs de l'IMC sont souvent accompagnés de troubles sensoriels, perceptifs, cognitifs, de la communication et du comportement, d’une épilepsie et de problèmes musculo-squelettiques secondaires [2].

Critères diagnostiques

Le diagnostic de l'IMC repose sur plusieurs critères et outils cliniques. Avant 5 mois d’âge corrigé, le diagnostic clinique peut être posé en associant un test moteur standardisé et la neuro-imagerie. Le test moteur standardisé de Prechtl Qualitative Assessment of General Movements a une valeur prédictive de paralysie cérébrale de 95 % à 98 % combiné à la neuro-imagerie [1]. Des anomalies cérébrales au niveau des aires motrices à l’IRM cérébrale sont prédictives de paralysie cérébrale dans 80 à 90 % des cas [1].

En l’absence de possibilité de test moteur standardisé ou d’IRM, le repérage de paralysie cérébrale reste possible sur l’examen neurologique (score du HINE). Un score HINE inférieur à 57 à 3 mois est prédictif à 96 % de paralysie cérébrale [1].

Après 5 mois d’âge corrigé, les investigations nécessaires incluent une difficulté à se tenir assis sans soutien à 9 mois, une asymétrie d’usage de la main, ou une incapacité à avoir un appui plantaire des pieds (talon, avant-pied) [1].

Évaluation

L'évaluation de l'IMC doit être globale, comprenant l’aspect moteur, cognitif, relationnel et une appréciation du fonctionnement des organes sensoriels (audition et vue) [5]. Les signes d’alerte incluent une hypotonie majeure de la tête, du tronc et des membres, des troubles du maintien postural du tronc et de la tête, des raideurs des membres inférieurs, et une mobilité spontanée faible et mal organisée [5].

Intervention

La prise en charge de l'IMC doit être précoce pour optimiser la neuro-plasticité et prévenir les complications potentielles [1]. Les interventions incluent la rééducation motrice, la gestion de la douleur chronique, le traitement de l’épilepsie, et la prise en charge des troubles cognitifs et comportementaux [1].

Recommandations officielles

Les recommandations de la HAS incluent :

Articulation avec autres professionnels

L'IMC nécessite une approche multidisciplinaire. Les ergothérapeutes sont spécialisés dans l'autonomie et l'adaptation de l'environnement [KG-1]. Les psychomotriciens sont spécialisés dans la relation entre le corps et le psychisme [KG-2]. Les AESH individuels forment la modalité la plus encadrée d'accompagnement humain [KG-3]. Les aménagements d'examens permettent aux candidats en situation de handicap de bénéficier d'aménagements particuliers [KG-4]. Le PAP-H (Plan d'Accompagnement Hôpital) est un plan d'accompagnement spécifique aux élèves hospitalisés ou en soins prolongés [KG-5]. L'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) est une aide financière pour les personnes en situation de handicap à partir de 20 ans [KG-6]. Le complément AEEH de 4ème catégorie est pour cessation totale d'activité d'un parent [KG-7]. Le complément AEEH de 5ème catégorie cumule cessation totale et recours à une tierce personne [KG-8].

Références

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Sources mobilisées (4)