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Infirmité Motrice Cérébrale

L'Infirmité Motrice Cérébrale (IMC), aussi appelée paralysie cérébrale, est un trouble moteur permanent dû à une lésion cérébrale survenue avant ou autour de la naissance. Souvent comorbide avec polyhandicap et TDI.

Cadre clinique

L'Infirmité Motrice Cérébrale (IMC), également appelée paralysie cérébrale, se caractérise par des troubles du développement du mouvement et de la posture, responsables de limitations d’activité. Ces troubles sont causés par des atteintes non progressives survenues lors du développement du cerveau chez le fœtus ou le nourrisson, au niveau du motoneurone supérieur. Les troubles moteurs de l'IMC sont souvent accompagnés de troubles sensoriels, perceptifs, cognitifs, de la communication et du comportement, d’une épilepsie et de problèmes musculo-squelettiques secondaires [2] [3] [6].

Les signes cliniques sont aspécifiques et souvent observés au-delà de 5 mois. Ils incluent des anomalies dans la qualité des mouvements, un retard des acquisitions par rapport à l’âge corrigé, et des constatations de l’entourage (tête ballante, absence de tenue assise sans soutien à 9 mois, difficultés de préhension). Vers 6-8 mois, une hypotonie majeure de la tête, du tronc et des membres peut être en faveur d’une forme sévère de paralysie cérébrale. L’asymétrie est presque toujours reconnue par les parents avant les professionnels aux alentours du sixième mois [1] [5].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte de l'IMC. Cependant, il est mentionné que les comorbidités fréquentes incluent la douleur chronique (75 %), l’épilepsie (35 %), la déficience intellectuelle (49 %), les problèmes musculo-squelettiques (28 %), les troubles du comportement (26 %), les troubles du sommeil (23 %), les troubles visuels sévères (11 %) et de l’audition (4 %) [1].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic de l'IMC doit être le plus précocement possible afin de bénéficier d’une prise en charge qui optimise la neuro-plasticité et prévient les complications potentielles. La méthode la plus performante pour déceler une paralysie cérébrale est l’association d’un test moteur standardisé et la neuro-imagerie. Le test moteur standardisé de Prechtl Qualitative Assessment of General Movements a une valeur prédictive de paralysie cérébrale de 95 % à 98 % combiné à la neuro-imagerie. Des anomalies cérébrales au niveau des aires motrices à l’IRM cérébrale sont prédictives de paralysie cérébrale dans 80 à 90 % des cas [1].

En l’absence de possibilité de test moteur standardisé ou d’IRM, le repérage de paralysie cérébrale reste possible sur l’examen neurologique (score du HINE) et doit inciter à une prise en charge précoce. Un score HINE inférieur à 57 à 3 mois est prédictif à 96 % de paralysie cérébrale [1].

Interventions recommandées

La prise en charge de l'IMC doit être globale, comprenant l’aspect moteur, cognitif, relationnel et une appréciation du fonctionnement des organes sensoriels (audition et vue). Les interventions recommandées incluent l'évaluation et la rééducation par des ergothérapeutes et des psychomotriciens [KG-1] [KG-2].

Les enfants atteints d'IMC peuvent bénéficier d'un accompagnement par une AESH individuel, d'aménagements d'examens, et d'un Plan d'Accompagnement Hôpital (PAP-H) pour les élèves hospitalisés ou en soins prolongés [KG-3] [KG-4] [KG-5].

Cadre légal et droits

Les personnes en situation de handicap, y compris celles atteintes d'IMC, peuvent bénéficier de l'Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) à partir de 20 ans (16 ans dans certains cas). Pour les enfants, le complément de l'Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé (AEEH) de 4ème et 5ème catégorie peut être attribué en fonction du niveau de dépendance [KG-6] [KG-7] [KG-8].

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Sources mobilisées (4)