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Dysarthrie

Trouble moteur de la parole d'origine neurologique affectant l'exécution motrice (souffle, phonation, articulation, prosodie), distinct des troubles du langage.

Cadre clinique

La dysarthrie est un trouble de la parole lié à des perturbations du contrôle musculaire, secondaire à une atteinte du système nerveux central. Elle se caractérise par une difficulté à parler et à émettre des sons, sans paralysie ou lésion des organes de la phonation (langue, mâchoires, larynx). La voix peut apparaître trop grave ou trop aiguë, rauque, scandée, explosive, voire complètement éteinte (aphonie) [1] [2] [8].

La dysarthrie doit être distinguée d'autres troubles de la parole comme la dyspraxie verbale, qui affecte la planification et la programmation des mouvements nécessaires à la prononciation des sons. Contrairement à la dysarthrie, la dyspraxie verbale peut entraîner une prononciation inconstante et une altération fréquente des voyelles [5] [10].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte de la dysarthrie. En revanche, la dyspraxie verbale, un trouble distinct, toucherait 1 ou 2 enfants sur 1 000 et serait 2 à 3 fois plus fréquente chez les garçons que chez les filles [4].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic de la dysarthrie repose sur l'identification de troubles de la parole en relation avec des lésions cérébrales. Les critères diagnostiques selon la CIM-10 incluent des troubles spécifiques du développement de la parole et du langage, non attribuables à des anomalies neurologiques, des anomalies de l’appareil phonatoire, des troubles sensoriels, un retard mental ou des facteurs de l’environnement [12].

L'évaluation peut inclure une analyse de la conscience phonologique, c'est-à-dire la capacité à identifier et à manipuler les phonèmes dans la chaîne parlée [1]. L'orthophoniste joue un rôle clé dans le diagnostic différentiel entre la dysarthrie et d'autres troubles de la parole, tels que les troubles de l'articulation ou la dyspraxie verbale [5].

Interventions recommandées

La prise en charge de la dysarthrie implique généralement une rééducation orthophonique. Les interventions peuvent inclure des exercices pour améliorer le contrôle musculaire et la coordination des mouvements nécessaires à la parole. L'orthophoniste peut également travailler sur la conscience phonologique et la production des phonèmes [1] [5].

Pour les enfants présentant une dyspraxie verbale, l'intervention orthophonique peut inclure des stratégies pour améliorer la planification et la programmation des mouvements articulatoires. Les parents peuvent être encouragés à utiliser des contextes de communication naturels pour favoriser l'amélioration de la prononciation [11].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les droits spécifiques liés à la dysarthrie. Cependant, les troubles de la parole et du langage peuvent ouvrir des droits à des aménagements scolaires et à des prises en charge spécifiques, notamment via les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

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Sources mobilisées (7)