Douleur chronique
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la suspicion ou le diagnostic de paralysie cérébrale doit être accompagné d’explorations complémentaires concernant les difficultés et limitations fonctionnelles potentiellement associées, les comorbidités et les limitations fonctionnelles étant fréquentes incluant : la douleur chronique (75 %), l’épilepsie (35 %), la déficience intellectuelle (49 %), les problèmes musculo-squelettiques (28 %), les troubles du comportement (26 %), les troubles du sommeil (23%), les troubles visuels sévères (11 %) et de l’audition (4 %)
En bref
- Attesté par : 1 document (HAS) — niveau de preuve : Avis d'experts
Qu'est-ce que la douleur chronique ?
La douleur chronique est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle. Elle peut survenir même en l’absence de lésion identifiable et touche fréquemment les personnes atteintes de paralysie cérébrale ou de polyhandicap. Chez ces dernières, la douleur est souvent sous-estimée en raison des difficultés de communication, mais elle est pourtant fréquente : elle concerne 75 % des personnes avec paralysie cérébrale et jusqu’à 60 % des personnes polyhandicapées de plus de 50 ans [1] [3] [8].
La douleur chronique peut avoir plusieurs causes, notamment des problèmes musculo-squelettiques, des troubles digestifs comme la constipation, ou des complications orthopédiques telles que les luxations de hanche ou les scolioses [1] [3] [8]. Elle est également liée à des facteurs comme l’âge, le type d’atteinte motrice et la sévérité de l’atteinte [8].
Ce que ça change au quotidien
La douleur chronique peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie de l’enfant et de sa famille. Elle peut entraîner des troubles du comportement, des difficultés de sommeil et une augmentation de la dépendance [1] [3]. Les enfants concernés peuvent également présenter des limitations dans leurs activités quotidiennes, ce qui nécessite des aménagements spécifiques pour prévenir ou atténuer les douleurs.
Les troubles du comportement, souvent associés à la douleur chronique, peuvent se manifester par de l’agitation, de l’irritabilité ou des crises de colère. Ces comportements peuvent être des signes d’inconfort ou de douleur non exprimée [1] [3]. Il est donc essentiel de surveiller ces signes et de consulter un professionnel de santé pour évaluer et traiter la douleur.
Ce qui peut aider
Pour gérer la douleur chronique, plusieurs approches peuvent être envisagées :
- Évaluation régulière : Il est important de rechercher systématiquement la présence de douleur, d’évaluer son intensité, sa fréquence et sa durée. Des outils d’évaluation adaptés aux personnes non verbales peuvent être utilisés pour mieux comprendre et traiter la douleur [8].
- Traitement des causes sous-jacentes : Identifier et traiter les causes de la douleur, comme les problèmes digestifs, les complications orthopédiques ou les infections, peut aider à réduire la douleur chronique [8].
- Aménagements : Des aménagements spécifiques, comme des sièges moulés ou des corsets, peuvent prévenir ou atténuer les douleurs liées aux problèmes posturaux [3].
- Prise en charge pluridisciplinaire : Une prise en charge impliquant des médecins, des kinésithérapeutes, des ergothérapeutes et des psychologues peut être nécessaire pour gérer la douleur et ses conséquences sur le quotidien [8].
En cas de suspicion de douleur chronique, il est recommandé de consulter un professionnel de santé pour une évaluation et un traitement adaptés.
Sources mobilisées (6)
- [1] HAS TND Argumentaire 2020 — HAS (2020) 📄 (4 extraits)
- [2] HAS TND 2020 — HAS (2020) 📄 (1 extrait)
- [3] HAS Épilepsie Enfant 2023 — HAS (2023) 📄 (1 extrait)
- [4] INSERM Polyhandicap 2024 — INSERM (2024) 📄 (4 extraits)
- [5] Les Dossiers Sciences et société — INSERM (2019) 📄 (1 extrait)
- [6] Tous à l'école — INSHEA (2024) 📄 (1 extrait)