Bilan oralité par orthophoniste (T21)
À 6 mois, un premier bilan orthophonique évaluant les praxies bucco-faciales et l'oralité est recommandé même si l'alimentation se passe bien.
Bilan oralité par orthophoniste (T21)
En bref
L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans TEXTE DES RECOMMANDATIONS Ces recommandations concernent les indications de l’orthophonie dans… era prescrit devant la persistance des troubles. d’un renouvellement accompagne la note d’évolution.
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L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans
TEXTE DES RECOMMANDATIONS
Ces recommandations concernent les indications de l’orthophonie dans les troubles primaires et spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans, spécifiques dans le sens qu’ils ne s’accompagnent pas de déficience mentale, qu’ils intéressent le langage et peu ou pas les autres fonctions cognitives. Les troubles du langage secondaires à des pathologies neurologiques, psychiatriques et/ou sensorielles bien définies, à des malformations bucco-phonatoires, le bégaiement et les troubles acquis du langage ne font pas l’objet des présentes recommandations. Ces recommandations sont destinées à tous les professionnels de santé concernés par les troubles du langage oral de l’enfant de 3 à 6 ans.
Les recommandations proposées sont classées en grade A, B ou C selon les modalités suivantes : — p.17
L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans
§ Chez l’enfant de 3 à 4 ans il y a indication de bilan orthophonique : - en cas d’absence de langage intelligible pour les personnes non familières ; - en cas d’absence de structure grammaticale (3 mots dont un verbe associés à 3 ans) ; - en cas de troubles de la compréhension. § Chez l’enfant de 4 à 5 ans : Même en cas de retard moins sévère que précédemment, le bilan orthophonique peut être indiqué pour faire une évaluation quantifiée des troubles de l’expression et des troubles de la compréhension. En cas de retard dans l’expression et en particulier l’aspect phonologique du langage uniquement, en l’absence évidente de retard ou de trouble dans la compréhension, une simple surveillance paraît justifiée avec un réexamen de l’enfant 6 mois plus tard (grade C). § À 5 ans, le bilan orthophonique est justifié non seulement dans les cas cités précédemment, mais aussi devant tout trouble du langage quel qu’il soit, authentifié par une batterie de dépistage. La persistance d’un trouble du langage, en particulier de troubles phonologiques peut gêner considérablement l’apprentissage de la lecture au début du primaire (grade C). — _p.20_
L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans
ANNEXE 2
LE BILAN ORTHOPHONIQUE (L. ADÈLE, F. COQUET-DEVRED, A. DUMONT, M. TOUZIN)Un bilan est demandé à l’orthophoniste. Il peut s’agir soit : - d’un bilan phonétique du langage * ; - d’un examen d’aptitude à l’acquisition du langage oral et/ou écrit * ; - d’un bilan de la pathologie du langage oral *.
Après un entretien pour cerner la plainte de l’enfant et de sa famille et connaître l’histoire de l’enfant et l’histoire de sa maladie, le bilan doit permettre une évaluation : - des domaines déficitaires ; - des répercussions sur le fonctionnement du langage et de la communication ; - des potentialités exploitables en rééducation. — p.64
L’orthophonie dans les troubles spécifiques du développement du langage oral chez l’enfant de 3 à 6 ans
- pragmatique (au sens de « se servir du langage en interaction) : adaptation au contexte, à l’interlocuteur, aux fonctions du langage, au contenu linguistique – respect du tour de rôle et des règles conversationnelles.Ü les savoir-faire (stratégies d’adaptation et de compensation).
Ü les interactions adulte – enfant, enfant – enfant dans leurs modalités verbales et non verbales.
La démarche de bilan par l’orthophoniste fait l’objet d’une modélisation par la profession, ce qui permettra ultérieurement une analyse des pratiques. Actuellement les différentes pratiques n’ont pas fait l’objet de comparaisons entre elles.
Le bilan doit faire l’objet d’un compte rendu écrit détaillé, argumenté et clairement explicité mentionnant les tests utilisés et leurs résultats. Ce compte rendu doit évoquer le diagnostic et la conduite à tenir (suggestion d'investigations complémentaires et/ou surveillance et/ou prise en charge orthophonique). En cas de proposition de prise en charge, le projet thérapeutique et les objectifs doivent être précisés.
ANAES / Service recommandations et références professionnelles / mai 2001 - 65 - — _p.65_
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era prescrit devant la persistance des troubles.
À 5 ans Le bilan orthophonique est justifié devant tout trouble du langage oral. À 6 ans Le médecin (traitant ou de santé scolaire) qui a dépisté, lors de l’examen systématique de la 6e année, que l’enfant n’a pas les pré-requis à l’apprentissage, prescrit un examen d’aptitude à l’acquisition du langage écrit. À 7 ans Lors de la 2e année d’apprentissage de la lecture et au-delà, le médecin doit prescrire un bilan orthophonique devant un retard ou des difficultés d’acquisition de lecture, et devant tout trouble du langage oral et de l’écriture.
- Par arrêté en date du 8 juin 2006 est prévue, au titre des prestations de prévention, à compter du 1er juillet 2006, la prise en charge à 100% d’un bilan du langage oral et/ou bilan d’aptitudes à l’acquisition du langage écrit (AMO24), à condition qu’il s’agisse d’un premier bilan réalisé chez un enfant de moins de quatorze ans. — p.18
d’un renouvellement accompagne la note d’évolution. Le bilan réalisé est alors suivi d’un nouveau compte rendu répondant aux critères de la fiche n°5.
L’indication du bilan orthophonique diffère selon l’âge de l’enfant 7.
Âge SymptômesDe 3 à 4 ans Un bilan orthophonique doit être prescrit en cas : • d’absence de langage compréhensible par les personnes non familières • d’absence de structure grammaticale (trois mots dont un verbe associé à 3 ans) • de troubles de la compréhension • de bégaiement.
De 4 à 5 ans Devant tout retard, le bilan orthophonique peut être indiqué pour faire une évaluation quantifiée des troubles de l’expression et des troubles de la compréhension. En cas de retard sur l’expression et en l’absence évidente de retard ou de trouble sur la compréhension, des conseils aux parents et une simple surveillance sont justifiés, avec un réexamen de l’enfant 3 à 6 mois plus tard. Le bilan orthophonique sera prescrit devant la persistance des troubles.
À 5 ans Le bilan orthophonique est justifié devant tout trouble du langage oral. — _p.18_
GUIDE PRATIQUE
18 FICHE PRATIQUE 4 :QUAND ET COMMENT DEMANDER UN BILAN ORTHOPHONIQUE
Le bilan orthophonique est réalisé sur prescription médicale. Cette prescription permet de donner à l’orthophoniste les renseignements nécessaires sur les plaintes de l’enfant et / ou de son entourage (parents, école), ainsi que sur l’histoire médicale concernant le trouble dépisté : contexte, antécédents personnels ou familiaux pertinents, résultats de l’examen médical et des examens complémentaires déjà pratiqués, traitements éventuellement en cours. Il existe deux modalités de prescription pour le bilan initial 7 :
- En règle générale, la prescription sera Bilan orthophonique avec rééducation si nécessaire. Après avoir effectué son bilan, choisi en fonction des indications complémentaires du prescripteur, de la plainte du patient, des éléments issus de l'anamnèse, l'orthophoniste en adresse les conclusions au prescripteur. Si l'état du patient le justifie, il informe le médecin de la mise en œuvre du traitement orthophonique qu'il entreprend [Fiche 5]. Cette information comprend notamment les objectifs, le nombre et la nature des séances (30 à 50 séances au maximum pour la première série renouvelable par 20 ou 50 selon les troubles).
- Dans certains cas, le prescripteur peut ne souhaiter qu'un seul bilan orthophonique d'investigation. Ce pourra être le cas d'un besoin d'examens complémentaires destinés à compléter et orienter le diagnostic médical, le choix thérapeutique du médecin. Dans ce cas, l'orthophoniste réalise son bilan, en adresse le compte rendu, accompagné de ses propositions, au prescripteur qui peut alors choisir de prescrire un traitement conforme à la nomenclature générale des actes professionnels. A la fin du traitement, quel que soit le bilan de départ ayant justifié sa mise en œuvre, une note d'évolution est adressée au prescripteur. Les termes fin de traitement signifient que les séances demandées par l'orthophoniste sont épuisées ou que l’orthophoniste considère qu’il n’est plus nécessaire de poursuivre la prise en charge, les objectifs fixés étant atteints. Dans tous les cas, le compte rendu est adressé au prescripteur et conservé par l'orthophoniste pour communication, à sa demande, au service médical de la caisse d'assurance maladie. [Fiche 5] Si, à l’issue des 50 ou 100 premières séances, l’orthophoniste estime nécessaire de poursuivre la prise en charge rééducative, une proposition d’une prescription Bilan orthophonique en vue d’un renouvellement accompagne la note d’évolution. Le bilan réalisé est alors suivi d’un nouveau compte rendu répondant aux critères de la fiche n°5. — p.18
D’UN BILAN ORTHOPHONIQUE
5GUIDE PRATIQUE
22 FICHE PRATIQUE 6 :LE RECOURS AUX CENTRES DE RÉFÉRENCE DES TROUBLES DU LANGAGE
Les centres de référence des troubles du langage ont été mis en place à partir de 2001, dans le cadre du plan d’action interministériel en faveur des enfants atteints de troubles spécifiques du langage. Ils sont implantés dans les centres hospitaliers régionaux et sont composés d’équipes pluridisciplinaires comprenant médecin, orthophoniste, psychologue clinicien ou neuropsychologue, ainsi que psychomotricien, ergothérapeute, instituteur spécialisé.
Ces professionnels réalisent des bilans à visée diagnostique. Les bilans permettent de préciser le caractère spécifique du trouble et sa sévérité, de rechercher un éventuel trouble associé. Un examen plus précis des fonctions cognitives permet de préciser le type des troubles et les modalités de prise en charge.
Un bilan doit être demandé devant la persistance de difficultés sévères malgré une prise en charge bien suivie. Un bilan est particulièrement indiqué lorsque des décisions importantes d’orientation de la rééducation ou de la scolarité doivent être prises.
Les centres de référence assurent le suivi et la coordination des soins qui seront réalisés en ville pour la plupart des enfants (sauf cas particuliers, dans l’évaluation de techniques particulières de rééducation). L’équipe se met en contact avec les professionnels qui assurent la prise en charge. Si nécessaire, un bilan évolutif peut être proposé.
La liste des centres est disponible sur les sites Internet du ministère de la Santé (http://www.sante.gouv.fr) et de l’INPES ( http://www.inpes.sante.fr). — p.22
Le bilan orthophonique du langage oral expliqué aux parents — expert (2024)
dyspraxie verbale, etc…
Il.elle remettra un compte rendu écrit aux parents.
Boîte à Questions Pourquoi tous les bilans ne sont-ils pas identiques ?
L’orthophoniste dispose de multiples outils pour évaluer chaque domaine du langage oral. L’orthophoniste a la possibilité de choisir les tests pratiqués en prenant en compte l’âge de l’enfant et son développement.
A partir de quel âge peut-on faire un bilan orthophonique du langage oral?
Le bilan du langage oral peut être réalisé :
Dès lors qu’il y a une inquiétude sur le développement du langage venant des parents, et/ou du médecin traitant, des professionnels de la crèche, de l’école. Très précocement, dans le cadre de pathologies ayant un impact sur la communication verbale.
Il se réalise aussi chez les enfants en difficulté dans les apprentissages scolaires (lecture, orthographe, etc…) en cours élémentaire, au collège et au lycée.
Quand s’adresser à un Centre Référent des Troubles du Langage et des Apprentissages ?
Les Centres Référents sont composés d’une équipe pluridisciplinaire (médecins, orthophonistes, psychologues psychomotriciens, ergothérapeutes, enseignants…). D’une manière générale, Ils s’adressent à des patients bénéficiant déjà d’une rééducation orthophonique mais pour lesquels :
Il persiste un doute diagnostique. La progression n’est pas satisfaisante. Il faut statuer sur la nécessité d’une orientation scolaire.
La demande, effectuée par les parents, doit être appuyée par des professionnels de santé. — p.1
Apprentissages Bilans et examens Troubles du langage et des apprentissages Le bilan orthophonique du langage oral expliqué aux parents Rédigé par l’équipe de l’Institut du Cerveau de l’Enfant 5 min de lecture Écouter cet article Lire
Le bilan orthophonique permet d’évaluer le langage de votre enfant afin d’affirmer ou non l’existence d’un retard ou d’un trouble dans son développement qui affecterait l’expression et /ou la compréhension. Celui-ci précède la mise en place d’une rééducation.
Il est effectué sur prescription médicale, la demande pouvant venir de la famille, d’un médecin ou de l’école.
Il est réalisé par un.e orthophoniste Diplômé.e d’État en cabinet libéral, en centre hospitalier, ou dans diverses structures comme les CMP, CMPP, CAMSP…
Il débute par un entretien permettant de faire le point sur l’histoire médicale et personnelle de l’enfant, ainsi que sur l’origine de la plainte (anamnèse). Il est ensuite effectué à partir d’une analyse clinique et d’épreuves étalonnées, laissées au libre choix du praticien. Il permet de situer les performances de l’enfant par rapport à une norme (âge ou classe).
Quels sont les domaines explorés à l’oral ?
Le langage de l’enfant est exploré sur deux versants principaux : expression et compréhension.
Capacité à réaliser des gestes simples ou complexes en lien avec l’expression orale : Mouvements de la langue, des lèvres, des joues. — p.1
cité à retenir et restituer immédiatement une information (ex. : série de chiffres, mots inventés appelés logatomes).
Appréciation globale du langage
Intelligibilité : qualité de l’articulation et de la phonologie – comprend-on ce que l’enfant dit ? Informativité : au-delà des difficultés articulatoires et phonologiques, l’enfant transmet-il un message clair ? Discours : qualité des échanges – l’enfant répond-il correctement aux questions, ses idées sont-elles cohérentes ?
Voix : intensité (forte/faible ?), voix rauque ? Débit : parole fluide, rapide, lente, présence d’un bégaiement ? Pragmatique : adaptation du langage au contexte et à l’interlocuteur, compréhension de l’implicite.
Toute anomalie détectée dans ces domaines peut nécessiter des bilans orthophoniques plus spécialisés.
Que se passera – t-il suite au bilan ?
A partir des éléments observés l’orthophoniste proposera ou non une rééducation et envisagera des examens complémentaires si nécessaire (examen ORL, bilan ophtalmologique, bilan psychologique, bilan psychomoteur…).
Lorsque cela est possible et parfois en collaboration avec d’autres professionnels de santé, il.elle posera un diagnostic : trouble spécifique du langage oral, retard d’acquisition, dyspraxie verbale, etc…
Il.elle remettra un compte rendu écrit aux parents.
Boîte à Questions Pourquoi tous les bilans ne sont-ils pas identiques ? — p.1
l faut statuer sur la nécessité d’une orientation scolaire.
La demande, effectuée par les parents, doit être appuyée par des professionnels de santé.
Le bilan orthophonique est-il remboursé par la sécurité sociale ?
Oui, le bilan, comme les séances de rééducation, est remboursé (sécurité sociale + mutuelle complémentaire, CMU…) Les orthophonistes conventionnés-es ne pratiquent pas de dépassement d’honoraires, sauf situation exceptionnelle (demande de rendez-vous en dehors des horaires d’ouvertures du cabinet par exemple).
Chaque bilan doit être prescrit séparément : bilan du langage oral, bilan du langage écrit, bilan logico-mathématique…
Comment expliquer à mon enfant la consultation chez l’orthophoniste ?
Ce que les adultes ou tes copains remarquent :
« Tu as des difficultés pour parler. » « On ne te comprend pas toujours. » « Tu zozotes… » « C’est difficile pour toi de raconter, d’expliquer… » « Tu as parfois du mal à comprendre ce qu’on te dit… »
Pour t’aider, on va chez l’orthophoniste :
Première étape : Discussion à propos de tes difficultés. Ensuite : Un bilan.
Regarder des images. Répéter des mots. Faire des grimaces. Raconter et écouter des histoires. Jouer. Travailler sur un ordinateur. Dessiner, écrire. T’amuser avec les sons.
Tu auras peut-être des séances de rééducation pour continuer à progresser.
Contenu rédigé par l'équipe de l'Institut du Cerveau de l'Enfant (AP-HP). — p.1