Début de combinatoire syllabique
L'enfant commence à associer lettres et sons (correspondances graphème-phonème simples).
Début de combinatoire syllabique
En bref
version_web.qxd 26/07/2004 19:31 Page 30 L’évolution du langage chez l’enfant : de la difficulté au trouble Les principales étapes de l’évolution du langage | Les principales étapes de l’acquisition… tres ou groupes de lettres) en phonè- tels que « chair » ou « phare ». facteur fondamental de l’acquisition des mécanismes d’identifica- (respectivement /yk/ et /yrk/).
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L’évolution du langage chez l’enfant : de la difficulté au trouble Les principales étapes de l’évolution du langage | Les principales étapes de l’acquisition du langage écrit
dent compte des erreurs d’identification habituellement rencon- phème, et inversement. Cet idéal est respecté pour certains pho- trées dans la phase initiale d’apprentissage de la lecture. On nèmes : par exemple, il n’existe qu’un seul graphème pour le peut citer deux grands types d’erreurs : son /a/ et inversement, il n’existe qu’un seul phonème cor- respondant au graphème « a ». Cette relation biunivoque n’est x Les substitutions lexicales qui respectent la longueur du mot- cependant pas respectée lorsque le nombre de lettres diffère du cible. Par exemple, le mot « feu » peut être identifié « jeu ». nombre de graphèmes (et inversement). Il existe en effet dans la langue écrite des digrammes (graphèmes à deux lettres) et des x Les substitutions visuo-sémantiques : en fonction du contexte trigrammes (graphèmes à trois lettres) qui ne correspondent (imagé par exemple), l’enfant substitue le mot écrit par un autre qu’à un seul phonème. Par exemple, le son /f/ peut s’écrire mot de sens proche. Par exemple, le mot « voiture » peut être « ph » comme dans « éléphant ». De même, le son /o/ peut s’é- identifié comme « auto ». crire « eau », comme dans le mot « chapeau ». Inversement, le graphème « x » peut correspondre à deux phonèmes distincts : Le stade alphabétique /ks/ dans le mot « taxi » ou /gz/ dans le mot « exactitude ». Il importe donc de bien distinguer les notions de lettre et de gra- Pour pouvoir identifier de façon autonome des mots nouveaux, phème. l’enfant doit adopter une stratégie nouvelle de traitement de l’écrit : la stratégie alphabétique. En conséquence, si dans l’étape « alphabétique » l’enfant trai- 16 Le fait que le phonème /o/ puisse être noté suivant les mots tait les lettres en relation avec les sons, il se trouverait confronté « o », « au » ou « eau » constitue La mise en œuvre de la stratégie alphabétique nécessite de à des difficultés majeures pour lire des mots pourtant simples un exemple des imperfections convertir les graphèmes (lettres ou groupes de lettres) en phonè- tels que « chair » ou « phare ». Il lui serait également difficile de du système phonographique. — _p.17_
tres ou groupes de lettres) en phonè- tels que « chair » ou « phare ». Il lui serait également difficile de du système phonographique.
mes (unités sonores permettant des distinctions de sens). On lire des mots comportant des lettres dont la prononciation parle également de procédure d’identification des mots par dépend de l’environnement graphique, comme « c » et « g » médiation phonologique. Elle se caractérise par le fait que le (« large » vs « longue » ou « cuire » vs « cire »). Malgré ces com- traitement des aspects sonores de la parole (aspects phonolo- plications et imperfections, il faut rappeler que l’ossature du giques) devient crucial. Cette procédure permet à l’enfant de lire français écrit est essentiellement « phonique » : 80 % des élé- toutes les chaînes de lettres, aussi bien celles qui correspondent ments de la chaîne écrite sont des phonogrammes. La plupart à des mots qu’il connaît que celles qui renvoient à des mots qu’il des mots ne sont constitués que de phonogrammes et sont ainsi ne connaît pas. À la différence de la stratégie logographique, la « faits pour l’oreille ». Par exemple, le mot « bateau » est consti- procédure par médiation phonologique est donc « générative ». tué des phonogrammes « b », « a », « t » et « eau », qui notent respectivement les phonèmes /b/, /a/, /t/ et /o/16. La stratégie alphabétique qui marque l’entrée effective dans l’apprentissage de la lecture nécessite donc l’apprentissage du À l’instar des phonèmes organisés en morphèmes (les plus principe alphabétique. Quel est ce principe ? petits éléments porteurs de sens du langage oral), les graphè- mes sont organisés en morphogrammes qui constituent à l’inté-15 Les langues alphabétiques La langue écrite française est une langue alphabétique15 dont le rieur des mots écrits les plus petites unités encore porteuses de utilisent des lettres pour transcrire les phonèmes. système est constitué de vingt-six lettres auxquelles s’ajoutent sens. On distingue les morphogrammes lexicaux (marques d’ap- les accents et des signes auxiliaires (comme le tréma et la partenance à une famille de mots) et les morphogrammes gram- cédille). Dans ce système, on appelle phonogrammes les gra- maticaux (marques des variations selon le genre, le nombre, la phèmes qui notent les sons de la langue. Le code phonogra- personne…). On observe cependant des différences importantes phique de base comprend une quarantaine de graphèmes. Dans entre les morphèmes grammaticaux (oral) et les morphogram- l’idéal, un seul phonème devrait correspondre à un seul gra- mes grammaticaux (écrit) : d’une façon générale, les marques — p.17
facteur fondamental de l’acquisition des mécanismes d’identifica- (respectivement /yk/ et /yrk/).
« Niro » ? « Bijou » ? tion des mots écrits en permettant à l’enfant de maîtriser les règles 25 Les phonèmes se groupent de correspondance graphèmes-phonèmes. dans le cadre de la syllabe qui est l’unité de production et Mot inconnu -> voie •non lexicale Mot connu -> voie •lexicale de perception de la parole. — _p.21_
graphèmes et phonèmes. cat, en particulier pour les enseignants débutant dans ce cycle.
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FNO — FNO (2019)
Trouver les rimes
Entendre une voyelle dans un mot
Répéter des mots difficiles
Couper les mots en syllabes
Jouer avec les syllabes Le rôle des parents Accompagner la découverte des sons dans les prénoms de la famille, dans les mots de tous les jours
Jouer avec les mots rigolos
Chanter des comptines rythmées, qui riment — p.1
Comment le cerveau de l’enfant apprend-il à lire ? — expert (2024)
onnaitre que « chat » et « chose » commencent par le même son, faire des rimes, supprimer le phonème initial de « champion » pour obtenir « -ampion ».
La conversion graphème-phonème : l’enfant apprend les règles de correspondances entre graphèmes et phonèmes mais aussi leurs redondances (Ex. [o], [au], [eau], [ot] se prononcent tous /o/), leurs équivoques (Ex. le [c] peut se prononcer /k/ ou /s/ selon le contexte) et leurs irrégularités (pour des mots comme « femme » ou « monsieur »).
L’assemblage : l’enfant apprend à assembler les phonèmes qu’il a converti en une séquence phonologique entière, le mot (Ex. /ch/+/a/+/p/+/o/ /chapo/).
L’enfant retrouve alors la forme sonore de ce mot qu’il vient de lire dans son lexique phonologique (sa bibliothèque audio) et confirme l’efficacité de son décodage. En plus, il retrouve le mot dans son vocabulaire et y associe un sens, ce qui permet une vérification supplémentaire de son décodage.
Il crée donc une représentation orthographique du mot, qu’il associe à sa forme sonore. Ainsi, essai après essai, ce circuit de la lecture, et le processus de décodage qui en dépend, sont renforcés.
NB : Bien que cet apprentissage comporte plusieurs étapes, l’enfant ne maîtrise pas une étape après l’autre, mais les acquisitions se développent de manière concomitante en se renforçant les unes les autres, au fur et à mesure de leur développement.
3/ Et ensuite, un auto-apprentissage — p.1
ppent de manière concomitante en se renforçant les unes les autres, au fur et à mesure de leur développement.
3/ Et ensuite, un auto-apprentissage
Une fois que l’enfant aura maitrisé les règles de conversion graphème-phonème, il pourra les appliquer seul pour retrouver à l’écrit des milliers de mots qu’il connait à l’oral. Il aura donc de plus en plus d’occasions de lecture authentique et autant d’opportunités de renforcer et d’automatiser ses compétences de décodage.
Au fur et à mesure, l’enfant enrichit son stock orthographique (son répertoire mental contenant les associations de lettres qu’il rencontre souvent et même des mots entiers fréquents) grâce auquel il va pouvoir lire en reconnaissant des morceaux de mots ou même des mots entiers. Son décodage gagne donc en précision et en rapidité, jusqu’à devenir quasi-automatique. Ce qui lui permet donc de libérer ses ressources attentionnelles au service de la compréhension.
Un cercle vertueux se met ainsi en place : plus ce processus de décodage devient automatique, plus l’enfant pourra lire aisément, et, plus l’enfant s’expose à la lecture, plus il automatise le décodage.
L’enseignement des correspondances graphème-phonème a fait ses preuves comme méthode de base d’apprentissage de la lecture. Les études montrent un lien direct entre le temps consacré à cet enseignement et le niveau de lecture des élèves en fin de CP. — p.1
apprentissage structuré 1/ Avant tout, l’importance du langage oral
Pour apprendre à lire, l’enfant doit donc d’abord développer son langage oral :
En enrichissant son vocabulaire, sa syntaxe, ses capacités de compréhension et plus globalement, ses connaissances générales sur le monde. Mais aussi, en « retenant » la forme sonore des mots. C’est ce qu’on appelle les représentations phonologiques, une sorte de bibliothèque audio de tous les mots qu’il connait. On verra ci-dessous qu’elle lui sera très utile pour lire ces mêmes mots à l’écrit. 2/ Ensuite un apprentissage explicite
Dans un second temps, l’enfant doit apprendre les bases de la lecture avec le soutien d’un maître qui lui enseigne les règles explicites du décodage du code écrit :
Le principe alphabétique : l’enfant apprend qu’à chaque son de la langue française (les phonèmes, ex. /f/) correspond une lettre ou un groupe de lettres à l’écrit (les graphèmes, ex. [f] ou [ph]) et vice-versa.a
La conscience phonologique : l’enfant apprend à identifier et manipuler ces unités élémentaires. Ex : reconnaitre que « chat » et « chose » commencent par le même son, faire des rimes, supprimer le phonème initial de « champion » pour obtenir « -ampion ». — p.1
Comment préparer mon enfant de moins de 6 ans à l’apprentissage de la lecture — expert (2024)
s (les mots différents seront cependant proches au niveau des sons).
« pont/bon », « bonnet/bonnet », « mie/nid », « malin/matin », « sachet/sachet »
Pour apprendre à lire, votre enfant va devoir concentrer son attention sur des signes visuels et percevoir des différences subtiles entre ces signes visuels.
Exercice pratique : Pour exercer cette compétence, vous pouvez proposer à votre enfant des séries de signes et lui demander de repérer l’intrus.
Série 2 : ˄ ˄ ˅ ˄ ˄ ˄ ˄ ˄ ˄ ˄ ˄ ˄ ˄
Quand on parle d’apprentissage du langage écrit, on pense immédiatement à la reconnaissance des lettres (de leur nom puis de leur son). C’est effectivement un enjeu important car cette compétence permet de prédire la bonne acquisition du langage écrit par la suite.
Evidemment, vous n’allez pas proposer toutes les lettres de l’alphabet à votre enfant. Nous vous conseillons de commencer par les voyelles puis les lettres de son prénom.
Exercice pratique : Vous pouvez faire des grandes étiquettes que vous poserez au sol et vous demanderez à votre enfant de sauter sur telle ou telle lettre puis, dans un second temps, il les ramassera en vous les dénommant au fur et à mesure.
Faire le lien entre l’oral et l’écrit — p.1
voiture/peinture », « poisson/lapin », « bateau/gâteau » se finissent pareil ?
Avoir une bonne mémoire des sons
Demandez à votre enfant de répéter :
Des mots longs (comme parachute, éléphant, tournesol, robinet). Des mots compliqués (comme spectacle, escrime, crépuscule). Bien associer les lettres et leur son
Pour lire et écrire il faut arriver à bien associer les lettres et leurs sons. Il est donc important que votre enfant ait une bonne connaissance du tracé des lettres et qu’automatiquement il puisse associer à un son la forme de la lettre.
– Vous pouvez lui proposer de grandes lettres à toucher en suivant de l’index la trajectoire du tracé tout en lui nommant plusieurs fois le son de la lettre, d’abord les yeux ouverts puis les yeux fermés.
– Dans un second temps vous pourrez lui proposer des tracés de lettre sur papier, à suivre avec des flèches jusqu’à ce qu’il parvienne enfin à écrire la lettre sans modèle lorsque vous lui donnez un son.
Faire la synthèse des compétences de votre enfant
Contenu rédigé par l'équipe de l'Institut du Cerveau de l'Enfant (AP-HP).
Auteurs V Veronique Ansaldi V Valerie Lartot Pierquin C Christophe Loic Gerard H Hugo Peyre Articles similaires — p.1
« Le chien dort sous le lit »
Savoir distinguer les lettres d’autres signes
Exercice pratique : Entoure toutes les lettres, ce qui sert pour lire.
Faire le lien entre les différentes écritures d’une même lettre.
Exercices pratiques : Relie les lettres qui vont ensemble.
Un autre enjeu est le développement de la capacité à repérer et jouer avec les sons. Votre enfant doit pouvoir identifier et manipuler les syllabes puis, rapidement, les sons tout seuls. En effet la conscience des sons de la langue, la capacité de les repérer et de les manipuler, est un prédicteur de réussite de l’apprentissage de la lecture. Ce rapport entre les lettres et les sons est ce que l’on appelle la conscience phonologique. Vous avez certainement déjà entendu l’enseignante de votre enfant en parler ou vous l’avez peut-être lu sur le livret scolaire.
Exercices pratiques au niveau de la syllabe :
Combien de syllabes entends-tu dans les mots suivants ?
Entends-tu « to » quand je dis moto ? gâteau ? lapin ?
Coche la case où tu entends « ra » dans les mots suivants.
Exercices pratiques pour le repérage des sons :
Est-ce que tu entends « j » dans neige ? dans drapeau ? Est-ce que tu entends « v » dans vélo ? dans métro ?
Exercices pratiques sur les rimes :
L’enfant doit repérer si 2 mots se terminent pareil : Est-ce que « voiture/peinture », « poisson/lapin », « bateau/gâteau » se finissent pareil ?
Avoir une bonne mémoire des sons
Demandez à votre enfant de répéter : — p.1
ur telle ou telle lettre puis, dans un second temps, il les ramassera en vous les dénommant au fur et à mesure.
Faire le lien entre l’oral et l’écrit
Avant d’apprendre à lire, votre enfant doit être capable d’effectuer un certain nombre de liens entre l’oral et l’écrit, tels que se repérer dans l’ordre de la lecture, évaluer la longueur des mots, compter le nombre de mots dans une phrase, savoir distinguer les lettres d’autres signes, faire le lien entre les différentes écritures d’une même lettre.
Nous allons revenir sur chacune de ces compétences et vous proposer des exercices pratiques pour exercer votre enfant.
Se repérer dans l’ordre de la lecture
Plusieurs mots vont permettre à votre enfant de se repérer dans l’ordre de la lecture : notamment les mots premier/dernier, début/fin, avant/après, gauche/droite.
Exercice pratique : Demandez à votre enfant de coller des images sur une flèche qui va de gauche à droite (sens de la lecture). Au fur et à mesure, vous verbaliserez : au début/en premier on colle la pomme, après on colle le bateau, après on colle la fleur, juste avant on a collé le bateau, après on va coller le loup (…), en dernier/à la fin on colle l’avion.
Puis dans un second temps, vous poserez des questions à votre enfant : qu’as-tu collé à la fin ? avant le bateau ? après le loup ? en premier ? (…) — p.1
Sources mobilisées (4)
- [1] src-dgs-sfp-langage-collection-07-plaquet-inpes-3 — DGS-SFP (2007) 📄 (4 extraits)
- [2] FNO — FNO (2019) 📄 (1 extrait)
- [3] Comment le cerveau de l’enfant apprend-il à lire ? — expert (2024) 📄 (3 extraits)
- [4] Comment préparer mon enfant de moins de 6 ans à l’apprentissage de la lecture — expert (2024) 📄 (4 extraits)