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Connaît le nom de plusieurs lettres

L'enfant reconnaît et nomme au moins les lettres de son prénom et quelques autres lettres courantes.

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Connaît le nom de plusieurs lettres

En bref

Je connais les mots de la vie de tous les jours Les mots de l'école Je demande qu'on m'explique les mots que je ne connais pas Je trouve les mots facilement Je peux nommer rapidement les images que… ur telle ou telle lettre puis, dans un second temps, il les ramassera en vous les dénommant au fur et à mesure. s (les mots différents seront cependant proches au niveau des sons).

FNO — FNO (2019)

Je connais les mots de la vie de tous les jours

Les mots de l'école

Je demande qu'on m'explique les mots que je ne connais pas

Je trouve les mots facilement

Je peux nommer rapidement les images que je connais Le rôle des parents Des imagiers à nommer

Des jeux d’évocation et des familles (catégories, lieux, séries…)

Des devinettes Des lectures d’histoires — p.1

Comment préparer mon enfant de moins de 6 ans à l’apprentissage de la lecture — expert (2024)

ur telle ou telle lettre puis, dans un second temps, il les ramassera en vous les dénommant au fur et à mesure.

Faire le lien entre l’oral et l’écrit

Avant d’apprendre à lire, votre enfant doit être capable d’effectuer un certain nombre de liens entre l’oral et l’écrit, tels que se repérer dans l’ordre de la lecture, évaluer la longueur des mots, compter le nombre de mots dans une phrase, savoir distinguer les lettres d’autres signes, faire le lien entre les différentes écritures d’une même lettre.

Nous allons revenir sur chacune de ces compétences et vous proposer des exercices pratiques pour exercer votre enfant.

Se repérer dans l’ordre de la lecture

Plusieurs mots vont permettre à votre enfant de se repérer dans l’ordre de la lecture : notamment les mots premier/dernier, début/fin, avant/après, gauche/droite.

Exercice pratique : Demandez à votre enfant de coller des images sur une flèche qui va de gauche à droite (sens de la lecture). Au fur et à mesure, vous verbaliserez : au début/en premier on colle la pomme, après on colle le bateau, après on colle la fleur, juste avant on a collé le bateau, après on va coller le loup (…), en dernier/à la fin on colle l’avion.

Puis dans un second temps, vous poserez des questions à votre enfant : qu’as-tu collé à la fin ? avant le bateau ? après le loup ? en premier ? (…) — p.1

s (les mots différents seront cependant proches au niveau des sons).

« pont/bon », « bonnet/bonnet », « mie/nid », « malin/matin », « sachet/sachet »

Pour apprendre à lire, votre enfant va devoir concentrer son attention sur des signes visuels et percevoir des différences subtiles entre ces signes visuels.

Exercice pratique : Pour exercer cette compétence, vous pouvez proposer à votre enfant des séries de signes et lui demander de repérer l’intrus.

Série 2 : ˄ ˄ ˅ ˄ ˄ ˄ ˄ ˄ ˄ ˄ ˄ ˄ ˄

Quand on parle d’apprentissage du langage écrit, on pense immédiatement à la reconnaissance des lettres (de leur nom puis de leur son). C’est effectivement un enjeu important car cette compétence permet de prédire la bonne acquisition du langage écrit par la suite.

Evidemment, vous n’allez pas proposer toutes les lettres de l’alphabet à votre enfant. Nous vous conseillons de commencer par les voyelles puis les lettres de son prénom.

Exercice pratique : Vous pouvez faire des grandes étiquettes que vous poserez au sol et vous demanderez à votre enfant de sauter sur telle ou telle lettre puis, dans un second temps, il les ramassera en vous les dénommant au fur et à mesure.

Faire le lien entre l’oral et l’écrit — p.1

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Puis dans un second temps, vous poserez des questions à votre enfant : qu’as-tu collé à la fin ? avant le bateau ? après le loup ? en premier ? (…)

Exercice pratique : Vous pouvez présenter un petit texte à l’enfant et lui demander : où est le titre ? où dois-je commencer à lire ? montre-moi avec ton doigt le sens de la lecture, montre-moi où l’histoire se termine… S’il y a une image, à ton avis de quoi va parler l’histoire ? quels sont les personnages ?

Il faut que votre enfant comprenne bien que la longueur du mot à l’écrit ne dépend pas de la taille de l’objet qu’il représente : un ours est plus grand qu’un parapluie et pourtant le mot « parapluie » est plus long car il s’écrit avec plus de lettres, parce qu’il contient plus de sons. Dans ce type d’exercice, on se réfère au mot et non pas à l’objet lui-même.

Exercice pratique : Retrouve à chaque fois le mot le plus long et le plus petit mot. Pour le dernier exercice, d’après la longueur des mots, où est écrit locomotive / riz ?

Compter le nombre de mots dans une phrase

Accéder au repérage du mot : il faut que votre enfant parvienne à compter le nombre de mots dans une phrase entendue puis écrite.

Exercice pratique : Si je te dis « le vent souffle », combien y a-t-il de mots ? Combien vois-tu de mots dans la phrase ci-dessous : « Le chien dort sous le lit »

Savoir distinguer les lettres d’autres signes

Exercice pratique : Entoure toutes les lettres, ce qui sert pour lire. — p.1

voiture/peinture », « poisson/lapin », « bateau/gâteau » se finissent pareil ?

Avoir une bonne mémoire des sons

Demandez à votre enfant de répéter :

Des mots longs (comme parachute, éléphant, tournesol, robinet). Des mots compliqués (comme spectacle, escrime, crépuscule). Bien associer les lettres et leur son

Pour lire et écrire il faut arriver à bien associer les lettres et leurs sons. Il est donc important que votre enfant ait une bonne connaissance du tracé des lettres et qu’automatiquement il puisse associer à un son la forme de la lettre.

– Vous pouvez lui proposer de grandes lettres à toucher en suivant de l’index la trajectoire du tracé tout en lui nommant plusieurs fois le son de la lettre, d’abord les yeux ouverts puis les yeux fermés.

– Dans un second temps vous pourrez lui proposer des tracés de lettre sur papier, à suivre avec des flèches jusqu’à ce qu’il parvienne enfin à écrire la lettre sans modèle lorsque vous lui donnez un son.

Faire la synthèse des compétences de votre enfant

Contenu rédigé par l'équipe de l'Institut du Cerveau de l'Enfant (AP-HP).

Auteurs V Veronique Ansaldi V Valerie Lartot Pierquin C Christophe Loic Gerard H Hugo Peyre Articles similaires — p.1

Glossa — expert (2025)

comme l’écriture, se succèdent également de gauche à droite. L’enfant apprendra également l’organisation d’un livre. Par exemple, dans un livre, la présentation du contenu se trouve souvent sur la quatrième de couverture, la personne qui a écrit le texte est appelée l’auteur du livre, des images peuvent illustrer les propos, divers types de livres existent (ex. albums jeunesse, bandes dessinées), etc. Pour intégrer ces éléments, l’enfant procède par observation et imitation de l’adulte1 en affinant sa compréhension de la façon dont celui-ci interagit avec l’écrit. Par exemple, en suivant un texte avec le doigt, l’adulte montrera à l’enfant quelle direction il doit adopter pour lire correctement. L’adulte tournera également les pages du livre dans le bon sens, montrant à l’enfant dans quel sens il doit utiliser un livre. Progressivement, l’enfant comprendra la structure d’un texte dans sa globalité. Toutes ces actions lui permettront de développer des connaissances à propos des conventions du système d’écriture (Justice et al., 2010 ; Stratton & Wright, 2012 ; Thériault, 2000). Entre 1 et 3 ans, l’enfant aurait ainsi déjà la capacité de reconnaître des livres selon leur couverture, de distinguer l’écriture des illustrations et de tourner les pages (Daviault & Doubli-Bounoua, 2011 ; Tolchinsky, 2003). Bien que ne faisant pas à proprement parler partie intégrante de la conscience de l’écrit, la connaissance des lettres est une compétence liée à des aspects de la conscience de l’écrit tels que le principe alphabétique par exemple. La connaissance des lettres est également un prédicteur important des capacités ultérieures en lecture. Elle comporte trois dimensions : le nom de la lettre, le son2 et la graphie (Briquet-Duhazé, 2015). Le nom de la lettre est maîtrisé avant les sons correspondants (Cormier, 2006). En début de 1re — p.10

primaire, les élèves connaîtraient en moyenne le nom de 17 lettres (Briquet-Duhazé, 2015 ; Foulin & Pacton, 2006). Connaître le nom des lettres permet de déduire le son des lettres. L’élève parvient alors à établir une première correspondance graphème/ phonème (Treiman, 2006). MÉTHODOLOGIE La présente étude a pour objectif de proposer, standardiser et valider un outil d’évaluation des quatre composantes de la conscience de l’écrit ainsi que de la connaissance des lettres destiné aux enfants tout-venant. Plus précisément, cet outil a pour souhait d’évaluer les diverses composantes de la conscience de l’écrit et de comparer la performance de l’enfant à un groupe de référence âgé entre 4 et 7 ans, sur lequel une étude de validation a été réalisée. L'évaluation a été menée sur des enfants de la 2e maternelle à la 1re primaire en Belgique francophone afin d'observer le développement de leur conscience de l'écrit, tant avant que durant les premières étapes de l'apprentissage formel, permettant d’identifier un éventuel besoin d’intervention précoce. Participants Nonante-et-un (91) enfants francophones de Belgique francophone ont participé à l’étude : 25 sont scolarisés en 2e maternelle, 31 en 3e maternelle et 35 en 1re primaire (voir l’annexe A pour la correspondance des niveaux scolaires dans le monde francophone). Les enfants sont répartis de manière équilibrée entre garçons et filles. L’âge des participants est compris entre 4 et 7 ans (voir tableau 1). Aucun des enfants n’a recommencé une classe ni ne présente de trouble langagier, moteur, cognitif ou de trouble auditif avéré, comme attesté par les parents — p.11

interroge finalement l’enfant sur le sens de la lecture et la notion de phrase. Il a été décidé de concentrer les questions au début de la lecture du livre afin d’éviter la lassitude de l’enfant et son envie de lire sans interruption. L’épreuve est cotée sur 17 points. Évaluation de la connaissance des lettres Bien que la connaissance des lettres soit une compétence à part entière, qui ne se développe pas de manière implicite comme la conscience de l’écrit, elle joue un rôle dans l’acquisition de la lecture en tant que facteur prédictif de la réussite en lecture (Puranik et al., 2011). Il est donc proposé d’évaluer la connaissance des lettres au moyen d’une tâche de dénomination de lettres. L’épreuve comporte les 26 lettres de l’alphabet en typographie majuscule ainsi que le graphème É3. Ce dernier a été ajouté, car il est enseigné relativement tôt au vu de sa fréquence dans la langue française (Sprenger-Charolles, 2017). Une écriture en caractères d’imprimerie a été choisie, car, pour les enfants de maternelle, les lettres sont généralement apprises en script avant le cursif (Bouchière et al., 2010). Les lettres sont présentées en majuscules plutôt qu’en minuscules afin que la tâche ne paraisse pas trop compliquée aux enfants, notamment en évitant le biais d’invariance en miroir. En effet, lorsque les lettres sont présentées en minuscules, l’enfant tout-venant doit fournir un effort supplémentaire pour briser l’invariance en miroir (par exemple pour b et d ou p et q) (Pegado et al. 2011). En présentant les lettres en majuscules, la différence graphique entre les lettres est plus

3 Le graphème est la plus petite unité de la graphie. Il est constitué par une ou plusieurs lettres : [o] = o, au, eau (3 graphèmes). — p.22

s’améliorent avec le niveau scolaire. L’enfant intègre donc petit à petit les fonctions de l’écrit dans son environnement quotidien. 961). 001). Ainsi, lorsque l’enfant grandit, il assimile de mieux en mieux qu’il existe un lien entre les lettres composant le mot écrit et les sons composant le mot à l’oral. L’enfant juge petit à petit les mots sur base de leur longueur et des sons qui les composent. 001). Ainsi, lorsque l’enfant se développe et est dès lors davantage exposé à des stimuli écrits, il intègre de mieux en mieux les notions de lettre, mot et phrase tant pour définir ces notions que les identifier. 001). 001). — p.30

Comment le cerveau de l’enfant apprend-il à lire ? — expert (2024)

onnaitre que « chat » et « chose » commencent par le même son, faire des rimes, supprimer le phonème initial de « champion » pour obtenir « -ampion ».

La conversion graphème-phonème : l’enfant apprend les règles de correspondances entre graphèmes et phonèmes mais aussi leurs redondances (Ex. [o], [au], [eau], [ot] se prononcent tous /o/), leurs équivoques (Ex. le [c] peut se prononcer /k/ ou /s/ selon le contexte) et leurs irrégularités (pour des mots comme « femme » ou « monsieur »).

L’assemblage : l’enfant apprend à assembler les phonèmes qu’il a converti en une séquence phonologique entière, le mot (Ex. /ch/+/a/+/p/+/o/ /chapo/).

L’enfant retrouve alors la forme sonore de ce mot qu’il vient de lire dans son lexique phonologique (sa bibliothèque audio) et confirme l’efficacité de son décodage. En plus, il retrouve le mot dans son vocabulaire et y associe un sens, ce qui permet une vérification supplémentaire de son décodage.

 Il crée donc une représentation orthographique du mot, qu’il associe à sa forme sonore. Ainsi, essai après essai, ce circuit de la lecture, et le processus de décodage qui en dépend, sont renforcés.

NB : Bien que cet apprentissage comporte plusieurs étapes, l’enfant ne maîtrise pas une étape après l’autre, mais les acquisitions se développent de manière concomitante en se renforçant les unes les autres, au fur et à mesure de leur développement.  

3/ Et ensuite, un auto-apprentissage — p.1

ppent de manière concomitante en se renforçant les unes les autres, au fur et à mesure de leur développement.  

3/ Et ensuite, un auto-apprentissage 

Une fois que l’enfant aura maitrisé les règles de conversion graphème-phonème, il pourra les appliquer seul pour retrouver à l’écrit des milliers de mots qu’il connait à l’oral. Il aura donc de plus en plus d’occasions de lecture authentique et autant d’opportunités de renforcer et d’automatiser ses compétences de décodage.

Au fur et à mesure, l’enfant enrichit son stock orthographique (son répertoire mental contenant les associations de lettres qu’il rencontre souvent et même des mots entiers fréquents) grâce auquel il va pouvoir lire en reconnaissant des morceaux de mots ou même des mots entiers. Son décodage gagne donc en précision et en rapidité, jusqu’à devenir quasi-automatique. Ce qui lui permet donc de libérer ses ressources attentionnelles au service de la compréhension.

Un cercle vertueux se met ainsi en place : plus ce processus de décodage devient automatique, plus l’enfant pourra lire aisément, et, plus l’enfant s’expose à la lecture, plus il automatise le décodage. 

L’enseignement des correspondances graphème-phonème a fait ses preuves comme méthode de base d’apprentissage de la lecture. Les études montrent un lien direct entre le temps consacré à cet enseignement et le niveau de lecture des élèves en fin de CP. — p.1

apprentissage structuré 1/ Avant tout, l’importance du langage oral 

Pour apprendre à lire, l’enfant doit donc d’abord développer son langage oral :

En enrichissant son vocabulaire, sa syntaxe, ses capacités de compréhension et plus globalement, ses connaissances générales sur le monde. Mais aussi, en « retenant » la forme sonore des mots. C’est ce qu’on appelle les représentations phonologiques, une sorte de bibliothèque audio de tous les mots qu’il connait. On verra ci-dessous qu’elle lui sera très utile pour lire ces mêmes mots à l’écrit. 2/ Ensuite un apprentissage explicite 

Dans un second temps, l’enfant doit apprendre les bases de la lecture avec le soutien d’un maître qui lui enseigne les règles explicites du décodage du code écrit : 

Le principe alphabétique : l’enfant apprend qu’à chaque son de la langue française (les phonèmes, ex. /f/) correspond une lettre ou un groupe de lettres à l’écrit (les graphèmes, ex. [f] ou [ph]) et vice-versa.a

La conscience phonologique : l’enfant apprend à identifier et manipuler ces unités élémentaires. Ex : reconnaitre que « chat » et « chose » commencent par le même son, faire des rimes, supprimer le phonème initial de « champion » pour obtenir « -ampion ». — p.1

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Sources mobilisées (4)