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Déformations neuro-orthopédiques

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La présence de déficit moteur primaire (faiblesse musculaire, spasticité, dyskinésie…) et l’absence de locomotion, voire de position assise indépendante (limitations d’activité motrice), et ce très tôt dans la vie de l’enfant, entraînent, en lien avec la croissance musculo-squelettique, de potentielles déformations neuro-orthopédiques (déficits secondaires)

En bref

Cadre clinique

Les déformations neuro-orthopédiques sont des complications secondaires fréquentes chez les enfants présentant des déficits moteurs primaires, tels que la faiblesse musculaire, la spasticité ou les dyskinésies. Ces déficits, associés à l'absence de locomotion ou de position assise indépendante, entraînent des limitations d'activité motrice dès le plus jeune âge. En lien avec la croissance musculo-squelettique, ces limitations peuvent provoquer des déformations neuro-orthopédiques, telles que la scoliose ou les luxations de hanches, qui pénalisent davantage la motricité et la qualité de vie de l'enfant [1] [5].

Repères épidémiologiques

La prévalence des déformations neuro-orthopédiques varie selon les pathologies sous-jacentes. Par exemple, une étude a révélé une prévalence de 64 % de scoliose chez les personnes atteintes du syndrome de Rett aux États-Unis, avec une augmentation significative après 15 ans. Une autre étude en Grande-Bretagne a même rapporté une prévalence de 87 % de scoliose chez les personnes atteintes du même syndrome [5].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic des déformations neuro-orthopédiques repose sur une évaluation individuelle et régulière par des équipes expertes en rééducation motrice et en technologie. Cette évaluation doit prendre en compte les déficits moteurs primaires et les limitations d'activité motrice pour prévenir et traiter les déficits secondaires. Les critères diagnostiques, tels que ceux de la CIM-10 ou du DSM-5, peuvent être utilisés pour identifier les troubles moteurs et les comorbidités associées [1] [5].

Interventions recommandées

Les interventions motrices doivent être conçues pour favoriser la motricité volontaire, éviter l'immobilité et prévenir les déficits secondaires. Les programmes de thérapie motrice doivent inclure des stratégies visant à favoriser l'engagement actif des participants dans des actes moteurs. Les interventions efficaces comprennent l'adaptation des outils technologiques aux capacités réelles de chaque individu, la présence de rétrocontrôle permanent lors de l'action, et l'expertise du thérapeute par rapport aux principes de la rééducation motrice [1] [3].

Les thérapies neurodéveloppementales, telles que les méthodes Bobath, Wojta, Padovan, ou les thérapies conductives, sont déconseillées en raison de leur inefficacité démontrée dans l'amélioration de la fonction motrice [1] [6]. De même, l'oxygénothérapie hyperbare n'est pas recommandée pour les mêmes raisons [1].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés aux déformations neuro-orthopédiques. Pour obtenir des informations détaillées sur les droits et les aides disponibles, il est recommandé de consulter les organismes compétents, tels que la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).

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Sources mobilisées (4)