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Gestion de la neophobie alimentaire

La neophobie alimentaire est normale entre 2 et 6 ans. Proposer sans forcer, varier les presentations, manger ensemble en famille.

Cadre clinique

La neophobie alimentaire se caractérise par une difficulté persistante à goûter des aliments nouveaux, souvent observée chez les enfants autour de 2 ans. Elle peut évoluer vers une sélectivité alimentaire marquée si elle persiste, entraînant des restrictions nutritionnelles significatives. Cette néophobie s'inscrit parfois dans le cadre d'un trouble de l'alimentation ou de l'oralité (ARFID), défini par une incapacité à couvrir les besoins nutritionnels en raison d'une éviction spécifique d'aliments ou d'une satiété rapide [1]. Les symptômes apparaissent généralement avant l'âge de 2 ans, lors de la diversification alimentaire [1].

Repères épidémiologiques

Les sources disponibles ne précisent pas la prévalence exacte de la neophobie alimentaire. Cependant, elle est considérée comme une étape normale du développement chez les jeunes enfants, particulièrement entre 2 et 6 ans [1]. L'ARFID, qui peut inclure une néophobie alimentaire sévère, est associé à des troubles anxieux et des troubles du neurodéveloppement, tels que le trouble du spectre de l'autisme ou le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité [5].

Diagnostic et évaluation

Le diagnostic de la néophobie alimentaire repose sur l'observation des comportements alimentaires de l'enfant. Les critères diagnostiques de l'ARFID, selon le DSM-5, incluent une difficulté persistante à s'alimenter ou à avaler, entraînant une perte de poids significative, une dénutrition, une dépendance à des suppléments nutritionnels, ou une altération du fonctionnement psychologique ou social [1]. Une évaluation multidisciplinaire impliquant un pédiatre, un orthophoniste, un pédopsychiatre, et un endocrinologue est recommandée pour élaborer un plan d'intervention global [5].

Interventions recommandées

Stratégies sensorielles

Pour gérer la néophobie alimentaire, plusieurs stratégies peuvent être mises en place :

Introduction progressive des aliments

L'introduction d'un nouvel aliment doit être progressive :

Approche globale

Une prise en charge multidisciplinaire est essentielle :

Il est crucial de ne pas forcer l'enfant à manger, afin d'éviter d'associer le repas à une émotion négative, ce qui pourrait aggraver le trouble [5].

Cadre légal et droits

Les sources disponibles ne précisent pas les aspects légaux et les droits spécifiques liés à la gestion de la néophobie alimentaire.

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Sources mobilisées (2)