Gestion de la neophobie alimentaire
La neophobie alimentaire est normale entre 2 et 6 ans. Proposer sans forcer, varier les presentations, manger ensemble en famille.
Gestion de la neophobie alimentaire
En bref
Dans ce cas, un accompagnement spécialisé peut aider à réduire la sélectivité et à augmenter les apports nutritionnels, sans forcer. # Enfin, gardez à l’esprit que la patience est la clé. Parfois, le simple fait de manipuler les aliments (les couper, les cuisiner, les sentir) aide à se réhabituer en douceur. # Nommez les peurs si votre enfant en parle : « Tu as peur de t’étouffer ? »,… ANXIÉTÉ / Mon enfant n’a pas de baisse d’appétit MAIS il refuse de manger des morceaux parce qu’il a peur de s’étouffer ou de vomir Certains enfants développent une peur de vomir que l’on appelle…
Modifications du comportement alimentaire : que faire ? — expert (2024)
re plus marquées. Dans ce cas, un accompagnement spécialisé peut aider à réduire la sélectivité et à augmenter les apports nutritionnels, sans forcer.
Enfin, gardez à l’esprit que la patience est la clé. La diversification peut se faire sur des mois, parfois des années. L’important est de soutenir sans brusquer, et de faire appel à des professionnels si la croissance, la santé ou la vie quotidienne sont affectées.
Mon enfant est âgé entre 2 et 3 ans, ne souhaite pas goûter de nouveaux aliments et ne veut plus manger de légumes verts alors qu’avant, il mangeait de tout. Si votre enfant est en bonne santé et grandit bien, il s’agit d’une phase normale dans son développement alimentaire. Elle est liée à la peur de la nouveauté (appelée néophobie) et est transitoire. Elle ne nécessite pas de prise en charge médicale. Proposez régulièrement et de manière ludique, en variant les présentations, les aliments boudés par l’enfant et montrez lui l’exemple en continuant à manger varié. Assurez-lui des apports nutritionnels suffisants pour son âge en composant des menus équilibrés, avec ses goûts alimentaires. Votre enfant reprendra une alimentation plus variée et acceptera de goûter des aliments nouveaux vers 3-4 ans. Si ce n’était pas le cas, vous ferez le point avec son médecin traitant à ce moment-là. ANXIÉTÉ / Mon enfant n’a pas de baisse d’appétit MAIS il refuse de manger des morceaux parce qu’il a peur de s’étouffer ou de vomir — p.1
ve un sentiment de contrôle. Parfois, le simple fait de manipuler les aliments (les couper, les cuisiner, les sentir) aide à se réhabituer en douceur.
Nommez les peurs si votre enfant en parle : « Tu as peur de t’étouffer ? », « Tu as eu mal la dernière fois ? ». Cela aide à faire baisser la tension et à légitimer son ressenti sans l’amplifier.
Enfin, si la situation persiste, parlez-en à votre médecin traitant ou à un professionnel de santé mentale. Une guidance parentale ou un accompagnement psychologique bref peut suffire à débloquer la situation si le trouble ne s’est pas installé dans la durée.
Nous vous recommandons de lire la fiche sur la l’émétophobie qui aborde aussi la phagophobie (peur de s’étouffer).
Et dans tous les cas, prenez soin de vous aussi en. cliquant sur ce lien.
D’autres vidéos sont à consulter en suivant ces liens :
https://www.youtube.com/watch?v=wj3gq5iPaq4 https://www.youtube.com/watch?v=BHB2vtvXNAk https://www.youtube.com/watch?v=agPdEJG9t_k&t=31s
Contenu rédigé par l'équipe de l'Institut du Cerveau de l'Enfant (AP-HP).
Auteurs L Laura Lavialle A Anael Ayrolles C Coline Stordeur C CléPsy Articles similaires — p.1
nt à ce moment-là. ANXIÉTÉ / Mon enfant n’a pas de baisse d’appétit MAIS il refuse de manger des morceaux parce qu’il a peur de s’étouffer ou de vomir
Certains enfants développent une peur de vomir que l’on appelle émétophobie. Cette peur peut apparaître après un épisode de gastro-entérite ou un souvenir désagréable lié aux vomissements. Dans d’autres cas, c’est la peur de s’étouffer — phagophobie — qui se manifeste, souvent après une fausse route ou un épisode de douleur en mangeant.
Ces réactions peuvent être transitoires : elles durent alors un à trois jours, et disparaissent avec la reprise d’une alimentation normale. Mais si votre enfant continue de refuser certains aliments, évite systématiquement les morceaux ou ne tolère plus que des textures très lisses, il est important d’agir.
Si vous reconnaissez votre enfant dans cette situation, le premier réflexe est de ne pas forcer. La contrainte accentue souvent l’anxiété et peut aggraver les blocages.
À la place, proposez une alimentation adaptée, en accord avec ce qu’il tolère (purées, compotes, textures lisses…), tout en gardant des repères de repas réguliers.
Valorisez chaque petite progression : un morceau approché, touché, goûté. Même sans ingestion, cela prépare la suite.
Proposez à votre enfant de participer à la préparation des repas pour qu’il retrouve un sentiment de contrôle. Parfois, le simple fait de manipuler les aliments (les couper, les cuisiner, les sentir) aide à se réhabituer en douceur. — p.1
é de consulter le médecin traitant pour vérifier l’impact sur la croissance.
Que faire quand votre enfant mange peu et refuse les aliments nouveaux ?
Commencez par sécuriser la relation à l’alimentation. Évitez les pressions à table, les chantages ou le forçage”. Cela augmente souvent l’anxiété et renforce la rigidité alimentaire.
Proposez un aliment nouveau en petite quantité, sans le mélanger à d’autres, en le mettant simplement à disposition à table. L’objectif n’est pas qu’il le mange tout de suite, mais qu’il s’y habitue visuellement, olfactivement, progressivement.
Valorisez toute tentative d’approche : sentir, toucher, goûter du bout des lèvres. Félicitez l’effort même s’il vous semble modeste..
Gardez des repères réguliers de repas, même si les quantités sont faibles. La régularité aide à anticiper et les routines rassurent..
Si votre enfant mange peu et a faim entre les repas, proposez-lui des petites collations.
Impliquez votre enfant dans, le choix des recettes, les courses, la préparation des repas. Cela permet de se familiariser avec des aliments en dehors du moment du repas.
Si votre enfant a des troubles du neurodéveloppement (TSA, TDAH…) ou une hypersensibilité sensorielle, ses difficultés alimentaires peuvent être plus marquées. Dans ce cas, un accompagnement spécialisé peut aider à réduire la sélectivité et à augmenter les apports nutritionnels, sans forcer. — p.1
Encourager mon enfant à manger plus varié ? — expert (2024)
sentation dans l’assiette Proposer un aliment d’une marque différente de d’habitude Allonger/réduire la durée du repas Changer de place assise à table
Ainsi, l’enfant s’habitue à vivre des situations de changements qui sont à sa portée et qui ne concernent pas directement ce qui est le plus difficile pour lui (les aliments en eux-mêmes).
Boire un yaourt liquide à la paille ou dans un verre. Verser une crème dessert dans un ramequin Manger une crème dessert avec une grande cuillère Verser la compote en gourde dans un ramequin et la manger à la cuillère Technique n°2 : On fait appel à ses 5 sens pour encourager votre enfant !
Pour découvrir très progressivement un nouvel aliment on va décomposer en petites étapes le “chemin jusqu’à la bouche” (cela s’appelle aussi l’habituation sensorielle orale progressive)
Choisir un aliment avec la collaboration de l’enfant et réaliser successivement ces étapes : à l’aide du tableau, et avec votre enfant, cocher la case correspondant à l’action réussie.
Par exemple, choisissez un nouvel aliment que votre enfant se sent capable d’introduire dans son alimentation, comme ici la banane, et procédez de la façon suivante :
Banane sur la table Banane proche de l’assiette pendant le repas Eplucher la banane La découper avec un couteau La toucher avec les doigts La déposer sur les lèvres La croquer puis recracher La croquer puis mâcher puis recracher La croquer puis mâcher puis avaler — p.1
lité de votre enfant). Proposer plusieurs essais : ne pas s’arrêter à un ou 2 essais
⚠ Voici quelques règles d’or pour introduire un nouvel aliment :
Respectez le rythme de votre enfant, il n’est pas nécessaire d’augmenter trop vite la quantité du nouvel aliment. Il est important que la présentation d’un nouvel aliment soit répétée et progressive. Encourager votre enfant à décrire ses nouvelles sensations autour des aliments introduits (odeurs, goûts, textures), un goût différent n’est pas forcément mauvais. Soyez vigilants sur vos réactions, surtout avec des enfants petits, une grimace de votre part à l’introduction d’un nouvel aliment pourrait contribuer à réduire l’aversion de votre enfant pour cet aliment. Ces stratégies peuvent être couplées à un travail motivationnel sous forme de tableau à points (Motiver les changements chez son enfant ; le Tableau à économie de jetons) Les récompenses peuvent être matérielles (ex. : un autocollant, des cartes Pokémon, etc.) mais il est fortement recommandé de privilégier les récompenses sociales (ex. : faire un jeu de société en famille, lecture d’histoire, etc.). Veillez à choisir AVEC l’enfant : l’aliment à découvrir et la récompense à obtenir
QUELQUES IDÉES ESSENTIELLES À GARDER EN MÉMOIRE — p.1
deux objectifs principaux de la prise en charge par l’orthophoniste ou le psychologue en collaboration avec le médecin psychiatre sont les suivants :
Développer la flexibilité chez l’enfant : c’est-à-dire être capable d’accepter des changements, être plus souple. Cette première étape est essentielle avant de travailler l’introduction d’un nouvel aliment. Améliorer la diversification alimentaire : c’est-à-dire être capable d’explorer de nouveaux aliments et de diminuer ce qu’on appelle la néophobie, c’est-à-dire, les réticences de l’enfant face à ce qui est nouveau pour lui. Encouragez votre enfant au quotidien : 4 techniques Technique n°1 : Faire de petits changements sur les comportements AUTOUR du repas
A partir de ce qui fonctionne déjà bien, proposer de légères variations… Plutôt que travailler directement sur l’introduction d’un aliment nouveau on va d’abord développer la flexibilité de l’enfant sur les comportements qui accompagnent tout repas, comme par exemple :
Proposer différents couverts (fourchette, petite/grande cuillère, pic ludique, couverts) Proposer différents contenants (petite/grande assiette, bol, ramequin, etc.) Boire à la paille, dans un verre, dans une gourde Modifier la présentation dans l’assiette Proposer un aliment d’une marque différente de d’habitude Allonger/réduire la durée du repas Changer de place assise à table — p.1
oralité (orthophoniste, ergothérapeute ou psychologue) favorise la réalisation de progrès au quotidien.
Ne manquez pas nos vidéos en suivant ce lien.
Néophobie alimentaire et troubles de l’oralité chez l’ado et l’adulte – M. Perchey Les troubles de l’oralité alimentaire: Comprendre et accompagner son enfant – F. Challard, M. Poirette Troubles alimentaires pédiatriques : Les repas sont un calvaire : mon enfant mange mal. Comprendre le trouble alimentaire pédiatrique (ou trouble de l’oralité alimentaire) – L. Briatte, L.Barreau-Drouin Partager la fiche Références
Contenu rédigé par l'équipe de l'Institut du Cerveau de l'Enfant (AP-HP).
Auteurs C Chloe Porte L Leila Carletti M Marie Hooreman S Sarah Helbert A Anael Ayrolles C Coline Stordeur C CléPsy Articles similaires — p.1
Émétophobie (peur de vomir) et phagophobie (peur de s’étouffer) : que faire ? — expert (2024)
ront juste avec de la réassurance parentale.
Quels sont les symptômes lorsque l’émétophobie ou la phagophobie a des conséquences sur l’alimentation ?
La sélectivité alimentaire ou réduction de la variété : l’enfant va peut-être d’abord éviter un aliment en particulier (celui avec lequel il a eu une mauvaise expérience) puis, petit à petit ou rapidement, cela peut s’étendre à des aliments ayant des points communs avec cet aliment (par exemple tous les aliments solides). Cela peut même conduire certains enfants à ne plus pouvoir manger du tout (aphagie) et/ou à avoir des difficultés à boire de l’eau, voire même à avaler leur salive. L’enfant développe des croyances en lien avec ces aliments qui lui font penser qu’il y a un risque à les manger. Et, plus il évite ces aliments, moins il a l’occasion de se rendre compte que ce n’est pas si dangereux et plus sa peur à l’idée de les manger augmente.
« Plus on évite, plus ça fait peur »
La restriction alimentaire en volume : l’enfant va aussi manger moins en quantité. Cela peut-être : — p.1
Allo Ortho 1-3 ans — expert (2024)
es pour aider leur enfant à traverser certaines périodes difficiles. Ils vont utiliser un jeu, un livre, une récompense ou des négociations.
Quelles stratégies utiliser ? • Mettre dans l’assiette un aliment aimé avec un nouvel aliment et les donner ensemble. Cela va permettre de rassurer l’enfant avec un goût connu. • Si l’enfant est réticent ou montre des hauts-le-cœur ou une autre réaction de dégoût, on peut regarder un petit livre qui permettra de manger l’aliment difficile sans trop s’en rendre compte. Le livre est préférable aux écrans. • Utiliser un renforcement positif : dès que tu as mangé cette bouchée, tu obtiens… plutôt qu’un renforcement négatif : « si tu ne manges pas ça, tu n’auras pas ça ». On accompagne avec bienveillance plutôt qu’avec une menace. L’objectif est de rester dans une ambiance positive pour que l’enfant ait envie de faire les choses sans trop de pression ni contrainte. Le renforçateur peut être alimentaire (chips, morceau de chocolat) ou bien un moment de jeu avec papa et/ou maman : faire des bulles, jouer aux cartes. • Continuer de lui proposer l’aliment difficile qui deviendra peu à peu un aliment connu. Le renforçateur disparaîtra car l’enfant n’aura plus peur, il sera habitué au nouvel aliment. La recherche nous montre qu’il faudrait avoir goûté un aliment entre 20 et 25 fois dans la petite enfance pour savoir si on l’aime vraiment ou pas. — _p.56_
montre qu’il faudrait avoir goûté un aliment entre 20 et 25 fois dans la petite enfance pour savoir si on l’aime vraiment ou pas.
+ d’infos : À retenir : L’ambiance pendant les repas aura une influence et modifiera en bien ou en mal le comportement alimentaire des enfants. Alors pour les encourager à goûter de nouveaux aliments, motiver les enfants va les aider.56 — p.56
Autisme et/ou Déficit Intellectuel: Comment gérer les difficultés alimentaires — expert (2024)
’apparence « normale » : une pomme avec une tache est impensable
Créer le plus d’ordre possible dans l’assiette, car l’ordre offre un repos visuel.
Bien séparer les éléments dans l’assiette de mon enfant
Lui proposer des aliments d’une couleur qu’il apprécie pour ne pas le déstabiliser.
Proposer des nuances de cette couleur (par exemple : passer du blanc au beige clair, puis au beige foncé, au marron clair, etc.).
Lui proposer des aliments provenant toujours de la même marque, et présentés toujours de la même façon.
La présentation des aliments peut aussi être ludique :
Stratégie 2 : prendre en charge le traitement des informations sensorielles GUSTATIVES
Exemples de comportements observés : – Efface les goûts en mettant beaucoup de sel sur les aliments – Ne mange que de la nourriture « neutre » gustativement ou connue – Limite la diversité de goûts dans son assiette – Certains goûts sont perçus comme plus ‘violents’ en terme de gout.
Essayer de créer le plus de « calme » possible dans la bouche de mon enfant J
Lui proposer des aliments ayant un goût « neutre », pas trop prononcé.
Lui proposer davantage de goûts sucré ou acide, ils sont souvent préférés par les enfants
Ne pas mélanger trop de goûts différents dans une même assiette, ou alors bien les compartimenter.
Stratégie 3 : prendre en charge le traitement des informations sensorielles OLFACTIVES — p.1
Sources mobilisées (5)
- [1] Modifications du comportement alimentaire : que faire ? — expert (2024) 📄 (4 extraits)
- [2] Encourager mon enfant à manger plus varié ? — expert (2024) 📄 (4 extraits)
- [3] Émétophobie (peur de vomir) et phagophobie (peur de s’étouffer) : que faire ? — expert (2024) 📄 (1 extrait)
- [4] Allo Ortho 1-3 ans — expert (2024) 📄 (2 extraits)
- [5] Autisme et/ou Déficit Intellectuel: Comment gérer les difficultés alimentaires — expert (2024) 📄 (1 extrait)