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Faire le lien avec l'école dès l'entrée en maternelle, avec l'accord des parents

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Dès l'entrée en maternelle, et seulement avec l'accord des parents, la HAS recommande de mettre en lien le médecin qui suit l'enfant, la PMI, le médecin scolaire et les enseignants. Ces échanges restent confidentiels ; un aménagement scolaire peut être demandé sans attendre un diagnostic précis.

En bref

Comprendre le profil

Dès l'entrée en maternelle, il est recommandé de mettre en lien le médecin qui suit l'enfant, la PMI, le médecin scolaire et les enseignants, avec l'accord des parents. Cette démarche permet d'anticiper les besoins spécifiques de l'enfant et d'adapter son environnement scolaire. Les échanges entre les intervenants respectent le principe de confidentialité [4].

Les signes d'alerte de troubles du neurodéveloppement doivent être repérés dès la consultation de première ligne. Une intervention précoce est recommandée, ainsi qu'une orientation vers une consultation spécialisée en neurodéveloppement ou vers une plateforme de coordination et d'orientation des TSA, lorsqu'elle existe [1].

Adaptations en classe

Les adaptations pédagogiques doivent être mises en place suivant des critères ayant fait la preuve de leur efficacité. Elles doivent être différenciées, rigoureuses, ciblées, intensives, explicites et redondantes, chaque fois que nécessaire, en petits groupes d'élèves à besoins similaires. Ces remédiations doivent être assorties d’une évaluation rigoureuse et régulière de l’évolution des progrès de l’enfant [5].

Il est recommandé de ne pas attendre un diagnostic précis pour faire une demande d’aménagement scolaire, si l’évaluation de l’enfant met au jour la nécessité d’une telle demande. Par exemple, en cas de troubles du neurodéveloppement non spécifiés, des aménagements peuvent être mis en place pour faciliter la scolarisation de l’élève [6].

Accompagnement individualisé

Le médecin référent peut solliciter les puéricultrices de liaison pour assurer une guidance parentale, à domicile dans l’idéal, par téléphone ou télémédecine à défaut. En cas de facteurs aggravants du fait d’une situation sociale défavorisée, l’orientation vers une PMI est recommandée afin que le suivi de l’état de santé de l’enfant et les mesures sociales adaptées soient mis en place, notamment par des visites à domicile [6].

Le médecin référent peut conseiller les familles concernant les différents accompagnements scolaires dont l’enfant peut bénéficier. Il est conseillé aux parents de prendre contact avec le médecin scolaire de l’enfant pour discuter des mesures les plus adaptées à l’enfant [11].

Travail avec la famille

Les parents savent repérer les difficultés de leur enfant, l’accompagner et mettre en place de manière naturelle des adaptations de l’environnement. Ils participent à la coordination du projet de vie de leur enfant. Il est important de les informer des modalités diagnostiques et thérapeutiques, de les écouter et de les accompagner. Les messages délivrés à l’enfant et à sa famille doivent être clairs et utiles [7].

Les parents doivent être informés de l’existence d’associations de patients, qui organisent des temps de convivialité et d’échanges. Les témoignages et expériences vécues et partagées sont autant de données mises à leur disposition, que les références bibliographiques ou les réseaux de professionnels [7].

Cadre réglementaire scolaire

Il est recommandé qu’un lien soit établi, avec l’accord des parents, entre le médecin de première ligne, l’enseignant référent et si possible le personnel de santé de l’Éducation nationale (médecin et/ou infirmière). Le médecin référent peut faire appel au médecin de santé scolaire pour recueillir son avis afin de mieux appréhender le retentissement sur les apprentissages et dans la vie scolaire [4].

Le médecin référent peut également faciliter la demande de renseignements, en particulier auprès des enseignants, et s'assurer que les enseignants ont bien pris la mesure de la nature et de la sévérité de chaque cas. Il peut suggérer la tenue d'une réunion d’« équipe éducative » à l’école quand cela s’avère nécessaire [6].

Ressources liées

Les systèmes d’information facilitant les échanges et le partage d’informations doivent être mis à la disposition des professionnels de santé. Une attention particulière doit être portée aux populations socialement vulnérables pour lesquelles les difficultés scolaires sont plus fréquentes et les inégalités d’accès aux personnels spécialisés de l’Éducation nationale et aux soins sont plus importantes [8].

Les parents doivent être informés des différents accompagnements scolaires dont l’enfant peut bénéficier. Ils peuvent prendre contact avec le médecin scolaire de l’enfant pour discuter des mesures les plus adaptées à l’enfant [11].

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Sources mobilisées (4)