Déficience intellectuelle : par où commencer
La déficience intellectuelle — aussi appelée trouble du développement intellectuel (TDI) — désigne une difficulté durable à raisonner, à comprendre des informations abstraites ou complexes, et à s'adapter aux situations de la vie quotidienne. Elle retentit sur les apprentissages
Cadre clinique
La déficience intellectuelle (DI), également appelée trouble du développement intellectuel (TDI), se caractérise par des difficultés durables à raisonner, à comprendre des informations abstraites ou complexes, et à s'adapter aux situations de la vie quotidienne. Ces difficultés retentissent sur les apprentissages scolaires et l'autonomie. La DI est définie par des déficits des fonctions intellectuelles et des limitations des comportements adaptatifs apparus au cours du développement [1] [7]. Selon l'OMS, elle inclut une capacité réduite à comprendre une information nouvelle ou complexe et à apprendre et appliquer de nouvelles compétences, entraînant une aptitude diminuée à faire face à toute situation de manière indépendante [9].
Repères épidémiologiques
En France, la DI concerne environ 2 % de la population, soit plus d'un million de personnes. Les formes légères sont les plus fréquentes (1 à 2 %), tandis que les formes sévères sont plus rares (0,3 à 0,4 %) [1]. La DI est fréquente et sa reconnaissance et intégration constituent un enjeu important pour une société démocratique basée sur l’universalité des droits [9].
Diagnostic et évaluation
Pour poser un diagnostic de TDI, trois critères doivent être remplis simultanément :
- Des difficultés intellectuelles, notamment dans le raisonnement logique, la compréhension de concepts abstraits, la résolution de problèmes, et la compréhension du monde environnant.
- Des difficultés dans la vie quotidienne, affectant la communication, les gestes du quotidien, les relations sociales, et les déplacements.
- Un début des difficultés dans l'enfance, affectant le développement global de l'enfant [5].
Les critères diagnostiques selon la CIM-10, l'AAIDD, et le DSM-5 incluent un quotient intellectuel (QI) inférieur à 70, des limitations significatives du comportement adaptatif, et l'apparition de ces déficits au cours de la période développementale [10]. Il est important de noter que tous les enfants présentant un retard global de développement ne sont pas porteurs d’un trouble du développement intellectuel [8].
Interventions recommandées
Un accompagnement adapté (familial, scolaire, médico-social) peut être un vrai facilitateur. Plusieurs professionnels peuvent intervenir, notamment des médecins, psychologues, orthophonistes, psychomotriciens, et éducateurs. Des structures médico-sociales comme les CAMSP pour les jeunes enfants, les CMPP, et la MDPH accompagnent les familles. Des associations comme l'UNAPEI et Trisomie 21 France informent et soutiennent également les familles [4].
Cadre légal et droits
La MDPH instruit les demandes et notifie les droits ouverts aux familles [3]. Les familles peuvent bénéficier de divers dispositifs d'aide et de soutien pour accompagner les personnes avec DI.